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Recherche multi-critères

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Il y a 96 éléments qui correspondent à vos termes de recherche.
Peut-on s'écrire sans orthographe ? L'exemple de correspondances peu-lettrées de la Grande Guerre par Agnès Steuckardt, publié le 19/12/2023
Le débat sur l'orthographe française est récemment revenu sur la scène médiatique, avec la tribune intitulée « Il est urgent de mettre à jour notre orthographe », signée par le collectif des « linguistes atterrées » ainsi que plusieurs personnalités, publiée dans Le Monde du 17 octobre 2023. On ne cherchera pas ici à prendre parti pour ou contre une réforme d'une orthographe institutionnelle : on s'intéressera à l'orthographe qui se pratique au quotidien, aujourd'hui dans les forums et les réseaux sociaux, hier dans les correspondances privées des gens ordinaires.
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Se comprendre vite et bien : difficultés linguistiques et stratégies interactionnelles dans les appels téléphoniques pour urgence médicale par Marine Riou, publié le 04/12/2023
Face à une situation médicale inquiétante, toute personne peut être amenée à contacter un numéro téléphonique d’urgence pour demander de l’aide, pour soi-même ou quelqu’un d’autre. Le dialogue qui s’en suit avec un·e régulateur·rice est crucial pour que la situation médicale soit correctement et rapidement identifiée, et que les secours adaptés soient envoyés. Au-delà des difficultés liées à la situation elle-même, l’analyse de ces conversations à très fort enjeu souligne de nombreuses embûches linguistiques et interactionnelles. Appelant·e·s et régulateur·rices n’ont pas les mêmes objectifs, n’emploient pas tout à fait les mêmes mots, et certains choix grammaticaux peuvent conduire à ne plus se comprendre ou même s’entendre. À partir de transcriptions d’extraits authentiques, cette conférence s’attardera sur les principaux écueils linguistiques et interactionnels rencontrés pendant les appels d’urgence, ainsi que sur les stratégies permettant – parfois – de les contourner.
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English for all ? Idéologies linguistiques et langue anglaise en France par Adam Wilson, publié le 29/03/2023
Pour beaucoup, l’anglais est de plus en plus (omni)présent dans divers aspects de la vie. Dans cette présentation, nous explorerons les dynamiques idéologiques qui entourent l’enseignement, l’apprentissage et l’usage de l’anglais en France. Quelles sont les idéologies mobilisées afin de justifier et rationaliser la place importante qui lui est accordée ? Quels sont les fondements idéologiques de l’élaboration, et la valorisation, des variétés de référence de la langue anglaise utilisées en France ? Quels sont les effets sociolinguistiques engendrés par ces différentes dynamiques ?
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Un patois est-il vraiment (comme) une langue ? Retour sur un long malentendu par James Costa, publié le 02/02/2023
Cette présentation entend revenir sur la distinction langue/patois pour montrer que ces termes, pour indicateurs d’un conflit social et linguistique qu’ils soient, ne renvoient pas seulement comme deux étiquettes à une même réalité sur laquelle ils constitueraient deux points de vue, mais à deux réalités différentes. Il s’agit donc de montrer, à partir d’une sociolinguistique de la trace conduite en pays occitan, que les réalités que recouvrent ces termes renvoient à des types de relations tout à fait différents—ce que les patoisants nous disent d’ailleurs depuis plus d’un siècle. S’il ne s’agit en aucun cas de nier le conflit entre langue dominante et langue dominée, il s’agit, à travers cette présentation, de proposer un élément explicatif supplémentaire quant à l’échec du mouvement militant félibréen et occitan d’entraîner avec lui l’immense majorité des occitanophones depuis le milieu du 19e siècle, en montrant que patoisants et militants n’ont peut-être jamais tout à fait parlé de la même chose.
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Accent, mon bel accent, dis-moi qui je suis ? par Grégory Miras, publié le 23/01/2023
Chaque individu possède un ou plusieurs accents qui constitu(ent) la maison sonore de chacun ou chacune et qui participe(nt) au paysage de nos vies sonores. Bien qu'omniprésent (ou omniabsence), l'accent constitue un objet insaisissable entre une réalité acoustique des sons et leur existence dans la vie sociale. En effet, les accents participent, à la fois à indiquer à quel groupe on appartient et, à la fois signaler à l'Autre ("l'étranger ou l'étrangère") qu'il ou elle n'en fait pas partie. Qu'est-ce que l'accent ? Qu'est-ce qu'avoir un accent en langue étrangère ? Faut-il signaler à l'Autre qu'il ou elle a un accent ? Que faire si l'on me signale mon accent ? Quelle place pour les accents à l'école et dans l'apprentissage des langues ?
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Éléments d'une sociolinguistique critique, 20 ans plus tard : chronique d'une réédition par Marion Coste, publié le 11/10/2020
Pourquoi, au début du 21e siècle, consacrer un ouvrage au rôle du langage dans la construction des différences et des inégalités sociales ? Pourquoi, vingt ans plus tard, ce thème demeure-t-il pertinent ? Monica Heller présente dans cette communication les éléments contextuels qui ont motivé, et continuent à motiver, une intervention sous forme de livre : l'expérience canadienne du terrain langagier comme terrain de lutte sociale, politique et économique confrontée au désengagement social de la linguistique dans le contexte de l'après-Deuxième guerre mondiale et la Guerre froide. Aujourd'hui, les débats sociaux autour du langage et du pouvoir n'ont rien perdu de leur pertinence, qu'il s'agisse des questions d'État-nation, de citoyenneté, de genre, d'orientation sexuelle, de race ou de religion. Ce livre propose une approche pour saisir les enjeux, leurs causes et leurs conséquences sur des terrains concrets, quotidiens autant qu'historiques.
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À la frontière des mots. Pourquoi la linguistique devrait s’intéresser aux sons et bruits non-lexicalisés ? par Heike Baldauf-Quilliatre, publié le 24/06/2020
Dans l’interaction, il nous arrive fréquemment d’avoir recours à des bruits et des sons qui n’appartiennent pas ou pas vraiment au lexique d’une langue : des « oh » et des « ah », des « waoh » et des « pff », des bruits de bouche, des gémissements, des soupirs, etc. La linguistique a longtemps ignoré et marginalisé ces bruits, en les excluant des recherches dites sérieuses. Or, un bref regard dans les corpus oraux et interactionnels montre qu’ils ne sont pas si marginaux que l’on pourrait croire. Et une analyse plus fine laisse apparaître des fonctions très précises de ces objets qui mettent en avant la corporéité de la parole. En partant des exemples concrets, cette conférence vous propose un voyage en marge et au-delà du lexical qui finit par mettre en question la dichotomie entre linguistique et extralinguistique.
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Faut-il accepter l'analogie "Holocauste animal" pour être (vraiment) antispéciste ? par Philippe Monneret, publié le 11/06/2020
Les expressions « holocauste animal » ou « génocide animal », perçues comme choquantes par certains, sont défendues par beaucoup d'antispécistes comme ne faisant que décrire la réalité. Qui a raison ? Peut-on défendre l'emploi de ces expressions ou faut-il les condamner ? Servent-elles vraiment la cause qu'elles prétendent défendre ? Quelle est notre responsabilité à l'égard des mots que nous employons ? Toutes ces questions seront abordées selon un point de vue de linguiste, qui, certes, décrit ce qu'il observe dans les langues et les discours, mais dont les descriptions ne sont peut-être pas dépourvues de conséquences éthiques.
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La voix intérieure par Victor Rosenthal, publié le 06/02/2020
Valorisée par les Anciens, ignorée des Modernes, la voix intérieure est cette voix intime qui m'interpelle, me parle, me susurre ou me crie à l'oreille. Elle m'accable, me réconforte ou commente ce qui advient. Elle n'est pas seulement là pour m'encombrer de sa compagnie ; elle confère à la vie humaine une profondeur délibérative et un recul face au cours du monde. L'idée même d'une intériorité psychique est en effet tributaire de la possibilité de s'entretenir à tout instant avec soi-même. Nul besoin de faire appel à une substance métaphysique (âme, esprit, psychisme) pour jouir d'une vie intérieure ; en me parlant, j'entretiens une relation sociale avec moi-même, je deviens deux-en-un et je dois vivre sous la pression de l'autre voix. Et les paroles échangées ne sont pas seulement des mots, elles enveloppent visée, ruse, posture sociale, formes et figures de style, dans le manteau sonore de la voix. À la fois l'agent du collectif et le vecteur de l'individuel, singulier reflet de l'intime de l'être social, la voix intérieure incarne autant qu'elle accompagne.
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«Ma guerre 1914-1918» de Charles Bruneau : un corpus-témoignage d’un linguiste sur le front par Matthieu Quignard, publié le 09/04/2019
A partir de son journal, tenu pendant la Première Guerre mondiale, et de ses 600 lettres envoyées du front, Charles Bruneau composa un ouvrage éclectique, intitulé Ma guerre 1914-1918, qui nous livre le témoignage de ce qui fut «sa» guerre. Cette conférence a été donnée à l'ENS de Lyon dans le cadre des ConfApéros en sciences du langage.
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Le rôle de la parole dans l'expérience religieuse par Claude Hagège, publié le 20/12/2018
L'ENS de Lyon a eu le plaisir d'accueillir Claude Hagège, professeur honoraire au Collège de France, à l'occasion de la troisième ConfApéro du cycle 2018-2019.
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Ecriture inclusive et autres trucs orthographiques dans le collimateur d'une sociolinguiste par Marinette Matthey, publié le 29/11/2018
Les papiers chocs sur l'orthographe (qui baisse ou qui se réforme) et l'écriture inclusive (qui progresse malgré les mises en garde de l'Académie) sont devenus des marronniers dans la presse francophone en période de rentrée scolaire. Ces papiers renouvèlent constamment le corpus des idées sur la langue, dont Saussure disait déjà qu'« il n'y a pas de domaine où aient germé plus d'idées absurdes, de préjugés, de mirages, de fictions » et que « la tâche du linguiste est avant tout de les dénoncer, et de les dissiper aussi complètement que possible » (CLG, fin du deuxième chapitre). On verra la persistance de certaines représentations des langues, et on se demandera ce qu'elles manifestent et à qui elles profitent.
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Peut-on juger quelqu'un en 12 secondes ? Réponses de la sociophonétique par Maria Candea, publié le 23/11/2018
La sociophonétique est une discipline qui se structure depuis peu mais dont les questions sont anciennes. Elle étudie la variabilité des prononciations à l'intérieur d'une langue et les enjeux sociaux liés aux différentes variantes : on parle d'accents, de phonostyles de timbres de voix typiques ou atypiques, etc. La conférence se focalisera sur ce que la sociophonétique nous apprend au sujet de la perception de la parole d'autrui. Plusieurs méthodes d'enquête seront présentées à travers des exemples sur le français et l'anglais.
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La linguistique face à la "question animale" par Catherine Kerbrat-Orecchioni, publié le 29/03/2018
Les animal studies ont connu ces derniers temps un développement spectaculaire dans différents domaines disciplinaires, la linguistique accusant à cet égard un certain retard. On évoquera donc quelques pistes que pourraient emprunter diverses branches de cette discipline, comme la lexicologie (permettant de débusquer les représentations de l'animal que véhiculent bon nombre de mots et expressions), ou l'analyse du discours (envisagée entre autres sous l'angle de l'étude de l'argumentation ou de la notion de « point de vue »), afin de contribuer à l'approfondissement d'un champ de réflexion aussi vaste et divers que passionnant.
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Les représentations de la langue et du discours sur la toile par Laurence Rosier, publié le 23/03/2018
La langue française est une affaire d'état et d'amour (ou de haine). Les représentations imaginaires construites au fil de l'histoire ont développé des discours ordinaires qui s'ancrent dans des normes subjectives où l'esthétique, la grammaire et l'idéologie se mêlent. La toile superpose aujourd'hui les discours normatifs, dans toute leur violence, avec ses trolls et ses grammar nazis, les réflexions métalinguistiques, les défenseur.e.s du subjonctif imparfait, les opposant.e.s à la féminisation et à la variation orthographique, le mélange des registres... Une plongée au coeur de la linguistique populaire !
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Comment faire comprendre son histoire ?... Les réfugiés dans les services de santé par Véronique Traverso, publié le 23/03/2018
Véronique Traverso analyse les interactions entre les réfugiés et les personnels des structures d'accueil en France.
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“De la bouche même des indigènes” : Faire de la sociolinguistique dans les archives coloniales par Cécile Van Den Avenne, publié le 25/11/2017
Cécile Van Den Avenne présente son dernier ouvrage, "De la bouche même des indigènes, Échanges linguistiques en Afrique coloniale".
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Introduction à la Langue des Signes Française : la place des personnes sourdes et de leur langue en France par Aliyah Morgenstern, publié le 20/04/2017
Si les personnes sourdes ont bien représenté à travers l'histoire en France une figure culturelle de choix pour les philosophes, leur statut et celui de leur langue dans la société ont subi de nombreux renversements. Cet article qui est un extrait remanié d'un chapitre de la thèse de doctorat soutenue en 1995 par Aliyah Morgenstern, "L'enfant apprenti-énonciateur : l'auto-désignation chez l'enfant en français, en anglais et en Langue des signes Française" présente l’évolution de la place des personnes sourdes et de leur langue dans la société française.
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L'exploitation argumentative de la règle de justice dans des réactions aux attentats de 2015 en France par Marianne Doury, publié le 03/04/2017
En argumentation, la règle de justice est un principe fondamental, selon lequel les cas relevant d'une même catégorie doivent être traités de façon similaire. L'appel à la règle de justice se retrouve de manière massive dans les commentaires qui ont fait suite aux attentats en France depuis janvier 2015 : « si ça avait été le siège de Valeurs actuelles qui avait été attaqué plutôt que celui de Charlie Hebdo, on n'aurait pas autant protesté ! » [http://lesalonbeige.blogs.com] ou encore, dans les demandes adressées à la communauté musulmane de se désolidariser officiellement des attentats : « quand le Ku Klux Klan agresse des Noirs, on ne demande pas à tous les blancs de se désolidariser » [Facebook]. Ces argumentations, quoi qu'adossées à un principe commun, se distinguent tant par les groupes de locuteurs qui les mobilisent que par les conclusions qu'elles visent. Il s'agira de clarifier les critères qui permettent de déterminer le type d'argument dont relève l'appel à la règle de justice, et de réfléchir à ce que la prolifération de ce type d'arguments nous dit des tensions qui traversent actuellement la société française.
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Les langues et leurs usages comme facteur de discrimination par Cyril Trimaille, publié le 21/03/2017
La société française contemporaine a été fondée et continue d'être définie et pensée comme un espace de promotion et de réalisation de l'égalité entre citoyens et citoyennes : dans ce cadre social et juridique, il semble aller de soi que les discriminations sont illégitimes et illégales, comme l'atteste l'existence d'une institution telle que le Défenseur des droits qui a remplacé la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Pourtant, il est un domaine au sein duquel le principe fondamental d'égalité se trouve quotidiennement mis à mal : celui des langues et de leurs usages, où ont cours des discriminations que Philippe Blanchet (2016) a proposé de regrouper sous le vocable de glottophobie. En effet, comme la plupart des attributs ou des pratiques sociales, les langues et les façons de parler sont l'objet d'images, de préjugés et de stéréotypes qui donnent souvent lieu à des discriminations dont les formes peuvent être frontales ou au contraire plus insidieuses. Au cours de cette présentation, différentes formes et manifestations de discriminations langagières seront identifiées, et l'on s'interrogera sur les ressorts (sociaux et idéologiques) de ces discriminations, ainsi que sur les conséquences qu'elles peuvent revêtir dans différents domaines tels que l'éducation ou l'accès à certains emplois.
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Les arts et le langage au prisme de la performance: quelles questions pour la sociolinguistique ? par Luca Greco, publié le 16/01/2017
L'objectif de cette conférence sera de reconstruire, d'une part, la généalogie du concept de performance dans les arts plastiques et dans les sciences sociales et de montrer, d'autre part, comment, à la fin des années 50 et au début des années 60, aux Etats-Unis, les questionnements autour d'une nouvelle conception praxéologique de l'art croisent d'une façon intéressante et surprenante une vision dramaturgique de l'action sociale en tant que performance.
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Slam et jeux de mots. Du méli-mélo à la mélodie par Camille Vorger, publié le 16/12/2016
Les études que mène Camille Vorger depuis sa thèse visent à dessiner les contours d'une poétique du slam francophone. Au fil des scènes et tournois, cet espace de rencontre et de partage poétique lui est apparu comme une source émergente de créativité. Elle a ainsi défini un pacte colludique, noué entre l'artiste et son public, entendant par là qu'il s'agit, au sein de ce genre discursif situationnel, de « jouer ensemble autour des mots ». L'objet de cette conférence portera sur certaines formes regroupées sous l'appellation générique de « jeux de mots » – qu'il soit question de jouer sur, sous, entre ou avec eux. De fait, ce sont parfois de leurs frontières que les slameurs se jouent, multipliant mots-valises, équivoques, calembours et autres tours. Il s'agira alors d'analyser les effets rhétorico-poétiques qui en résultent, au travers de textes issus de trois slameurs francophones, auxquels s'ajouteront deux slams exolingues – allemand et espagnol – afin d'explorer un échantillon représentatif de la slam family, de réfléchir au caractère translingue de certains jeux de mots et à la question de leur traduction.
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Faire face au syndrome du Jabberwocky: Analyses morpho-syntaxiques en environnement hostile par Djamé Seddah, publié le 28/10/2016
Les analyseurs statistiques atteignent depuis quelques années un haut niveau de performance sur des textes standard. Des techniques d'adaptation au domaine ont de surcroit amélioré leur résultats sur des corpus de genres différents de ceux sur lesquels ces analyseurs sont généralement entrainés. Néanmoins, ces textes sont habituellement conformes aux normes linguistiques usuelles (orthographe, typographie, etc.). L'émergence de nouveaux médias de communication a entrainé l'apparition de nouveaux types de données textuelles. Bien qu'éminemment intéressant, en terme de data mining ou d'analyse d'opinion, ce « contenu généré par l'utilisateur » a ceci de particulier qu'il est bruité. Cette particularité empêche les outils d'analyses de traitement automatique des langues, surtout quand ceci sont « data driven », de proposer des performances satisfaisantes. Afin de déterminer quels sont les goulots d'étranglement de nos outils, nous avons développé le French Social Media Bank, le premier corpus arboré d'une langue à morphologie plus riche que l'anglais. Cette ressource contient 3700 phrases de sources diverses (Twitter, Facebook, forums web), en particulier des textes choisis pour leur caractère extrêmement bruité.
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La Sociolinguistique au risque de l’interdisciplinarité : le cas des sciences cognitives et des STIC par Jean-Pierre Chevrot, publié le 11/08/2016
La sociolinguistique explore depuis cinq décennies les interactions entre langage et société. Intrinsèquement interdisciplinaire, elle entretient depuis sa fondation des relations avec d’autres champs des SHS, tels que l’anthropologie, la dialectologie et la sociologie. Depuis moins d’une décennie, certains courants de la sociolinguistique se sont rapprochés de disciplines plus éloignées du cadre épistémique initial du domaine. Premièrement, ces nouveaux travaux interdisciplinaires impliquent plusieurs secteurs des sciences cognitives, tels les neurosciences et la psycholinguistique cognitive, qui sont fortement ancrés dans les sciences de la vie. Deuxièmement, ils mettent à contribution plusieurs secteurs des Sciences et technologies de l'information et de la communication, tels que les Sciences des réseaux, le Data sciences, les méthodes de modélisation.
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« De Sud4science à 88milSMS (un grand corpus de SMS authentiques) : entre linguistique et informatique » par Rachel Panckhurst, publié le 01/04/2016
Rachel Panckhurst (enseignant-chercheur à l’université Paul-Valéry Montpellier 3) et ses collègues linguistes et informaticiens ont recueilli plus de 90 000 SMS en langue française à Montpellier en 2011. Une précédente conférence à l’ENS (Claudine Moïse, « La représentation de l’écriture SMS », 20/11/2012), retraçait l’organisation, le déroulement de la collecte de SMS « isolés » et l'analyse du questionnaire rattaché à cette collecte dans le cadre du projet sud4science Languedoc-Roussillon (http://www.sud4science.org et http://www.msh-m.fr/programmes-2011/sud4science-lr), lui-même intégré dans le projet international sms4science (http://www.sms4science.org, Fairon et al. 2006). Dans cette conférence, Rachel Panckhurst présentera la suite du déroulement du projet, jusqu’au dépôt du corpus, 88milSMS, sur la grille de services d’Huma-Num en juin 2014 (http://88milsms.huma-num.fr/, Panckhurst, Détrie, Lopez, Moïse, Roche, Verine, 2014), tout en expliquant pourquoi, dans une démarche pluridisciplinaire (située entre sciences du langage, informatique et traitement automatique des langues, TAL), l’équipe de chercheurs a décidé de fournir à la communauté scientifique et au grand public le corpus de SMS. Elle terminera par les applications envisageables, notamment en TAL.
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Système, norme, usage: proposition de modèle par Gilles Siouffi, publié le 22/03/2016
Septante, legging, T2, ou extime sont-ils « français » ? Y a-t-il une manière simple de répondre à cette question en ne recourant qu’aux termes système, norme, usage ? Le propos de cette présentation sera de repartir du schéma descriptif qu’a proposé Eugenio Coseriu à partir de 1952 pour essayer de clarifier un emploi possible de ces notions polyvalentes (on relève 4 entrées « Norme » dans le dictionnaire de Ducrot et Schaeffer par exemple) et parfois définies dans des sens peu compatibles. On reviendra sur les implications et les ambiguités de chacun de ces termes, on discutera des propositions de Coseriu, et on proposera un schéma explicatif nouveau, en nous appuyant sur des exemples.
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Pourquoi dit-on : un haut fonctionnaire, un grand industriel, un gros commerçant ? Structuration de l’espace et représentations sociales. par Sylvianne Rémi-Giraud, publié le 01/12/2015
On se propose d’examiner les relations qui s’établissent entre lexique et représentations, à travers les emplois métaphoriques des adjectifs haut, grand, gros dans le domaine sociopolitique. Dans quelle mesure les représentations conditionnent-elles des usages plus ou moins contraignants, allant de paradigmes très ouverts (grand artiste, grand champion, grand industriel, grand journaliste, grand médecin, etc.) à des combinatoires plus ou moins limitées (gros banquier, gros commerçant, gros propriétaire ; haute administration, haut fonctionnaire) ou tout à fait inacceptables (*gros fonctionnaire, *grand épicier, *haut industriel) ? On essaiera de montrer en quoi nos modes d’appréhension de l’espace (dimension, position, orientation) et l’imaginaire qui les accompagne peuvent fournir une grille de lecture révélatrice du regard et des jugements de valeur que l’on porte sur la société, ses institutions, ses classes sociales, ses catégories socioprofessionnelles.
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Temps et Chanson - Stéphane Chaudier et Joël July par Stéphane Chaudier, Joël July, publié le 17/11/2015
A l'occasion des Conf'apéros en sciences du langage, Stéphane Chaudier et Joël July analysent la relation qu'entretiennent les chansons avec le temps, à travers les chansons de Barbara et Alex Beaupain.
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Les troubles du langage par Nathalie Bedoin, publié le 19/10/2015
Les troubles du langage sont parfois sous-tendus par des difficultés attentionnelles. Des travaux sur deux déficits d'attention spatiale perturbant la lecture chez des dyslexiques seront présentés. Puis le cadre théorique de l'attention temporelle et des rythmes cérébraux (oscillations cérébrales) sera décrit pour montrer comment expliquer et évaluer la différence d'implication des hémisphères cérébraux gauche et droit dans le traitement de la parole, avec un exemples d'application dans l'épilepsie chez l'enfant.
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L’ironie, un cocktail dialogique? par Jacques Bres, publié le 26/02/2015
L’ironie fait partie, à l’instar de la métaphore, de ces plus vieux objets langagiers du monde qui stimulent la réflexion sans jamais l’épuiser. La présente conférence appréhendera l’ironie par son fonctionnement dialogique et par sa fonction interactionnelle de moquerie d’un discours : l’énoncé ironique procède d’une interaction particulière avec le discours qu’il prête à sa cible pour s’en moquer indirectement, et au-delà se moquer d’elle. Cette particularité nous semble tenir à l’association de trois ingrédients – (i) l’implicite de l’interaction dialogique, (ii) la discordance avec le cotexte et /ou le contexte, (iii) le jeu de l’énonciation – dont aucun ne lui appartient en propre, et qui font ici l’objet d’un assemblage permettant de définir l’ironie comme un cocktail dialogique. Cette hypothèse sera développée à partir d’un corpus d’exemples authentiques pris dans différents genres du discours : conversation, roman, théâtre, article de presse.
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Hommes et femmes ont-ils le même cerveau ? par Catherine Vidal, publié le 03/12/2014
Les femmes sont-elles « naturellement » douées pour le langage et les hommes bons en maths? Nos aptitudes et nos personnalités seraient-elles figées dans le cerveau depuis la naissance? Les recherches récentes montrent au contraire que, grâce à ses formidables propriétés de « plasticité », le cerveau fabrique sans cesse des nouveaux circuits de neurones en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue. Cette conférence traitera des apports des neurosciences pour comprendre le rôle de la biologie et de l’environnement socio-culturel dans la construction de nos identités de femmes et d'hommes.
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A la recherche des bases cérébrales des structures syntaxiques par Christophe Pallier, publié le 17/10/2014
Des arguments linguistiques montrent que les phrases, loin d'être de simples séquences de mots, peuvent être décrites par des structures syntaxiques complexes, organisées hiérarchiquement. Ces représentations possèdent-elles une existence concrète dans le cerveau humain lors de la perception et la compréhension des phrases en temps réel, et si oui, quelles aires cérébrales encodent ces structures ? D'autres domaines que le langage, notamment la musique et les mathématiques, font aussi appel à des représentations structurées hierarchiquement; il est légitime de se demander si les mêmes circuits cérébraux sous-tendent ces représentations quelque soit le domaine, ou bien si des circuits distincts sont recrutés. Nous présenterons une série d'expériences récentes réalisées dans notre laboratoire, qui tâchent de répondre à ces questions en utilisant l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf).
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À la recherche du sens perdu : comprendre la compréhension de l’oral en langue seconde par Stéphanie Roussel, publié le 07/10/2014
La compréhension de l’oral en langue seconde connaît depuis quelques années et plus encore ces derniers temps un regain d’intérêt. Dans le paysage scientifique international, les recherches de Larry Vandergrift, professeur émérite à l’université d’Ottawa, ont donné à cette compétence la place de choix qu’elle mérite au sein d’un enseignement-apprentissage des langues réussi. La France suit la tendance en faisant de l'évaluation de la compréhension de l'oral, une des nouveautés du baccalauréat 2013. Cependant, dès lors qu’une compétence est évaluée, cela suppose naturellement qu’elle a, auparavant, fait l’objet d’un enseignement et d’un entraînement structurés.
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Komankikose ? Ethologie de l'animal bavard par Jacques Cosnier, publié le 23/09/2014
Homo sapiens (Linnaeus, 1758), primate de savane physiquement peu doué, a du se munir de multiples prothèses et augmenter sa capacité crânienne pour survivre convenablement. Cela aboutit à ajouter une fonction supplémentaire aux systèmes de communication banals des autres Mammifères : la fonction représentative (ou « symbolique ») qui caractérise le langage. Jacques Cosnier présentera les réflexions d’un éthologue sur cet aspect très spécifique en se centrant particulièrement sur les échanges voco-verbaux et leur prototype : la conversation, forme sans doute jusqu’ici la plus répandue de la communication humaine, avec aujourd’hui ses variantes par écrans.
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Je de l’écrivain et jeu de l’écriture, discussion avec Alexis Jenni par Alexis Jenni, Clifford Armion, publié le 10/06/2014
Alexis Jenni, prix Goncourt 2011, est venu à la rencontre des enseignants de LELE de l’Académie de Lyon le 7 avril 2014 à l’invitation de La Clé des langues et du Rectorat de Lyon. Nous vous proposons ici une transcription partielle de cet échange autour des thématiques de la mémoire, du pacte autobiographique et de la jouissance de l’écriture. La discussion s’appuie sur deux nouvelles issues du recueil intitulé Elucidations : 50 anecdotes. Les enregistrements de ces deux textes lus par Alexis Jenni sont également à votre disposition sur cette page.
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Linguistique et enseignement du français : une perspective historique par André Chervel, publié le 21/03/2014
De la naissance (administrative) de la « linguistique française » dans les facultés des lettres des années 1960 à l’invention de la « transposition didactique » en 1985, il s’est écoulé 20 années riches en créations de périodiques universitaires, et en débats théoriques dont les échos sont encore perceptibles en ce début du XXIe siècle.
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Le langage de l'enfant : de l'éclosion à l'explosion par Aliyah Morgenstern, publié le 17/02/2014
L’enfant n’apprend pas la langue dans les grammaires, mais dans les interactions avec ses interlocuteurs et dans le bain de langage qui l’entoure, il s’approprie des formes en contexte, il les saisit dans leur dynamique et les remet à son tour en mouvement. En suivant pas à pas l’entrée de l’enfant dans la langue, on peut observer directement comment le discours, l’histoire de l’enfant, son expérience, ses émotions, ses jeux, ses relations aux autres et au monde, l’aident à façonner ses productions et combien le rôle des interlocuteurs adultes est primordial pour que cette appropriation se fasse aussi naturellement que possible.
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Les “formules” dans les discours politiques et institutionnels par Alice Krieg-Planque, publié le 30/01/2014
Cet exposé s’inscrit dans le cadre de l’analyse du discours. Il est consacré à la notion de “formule”, en tant qu’elle aide à saisir la manière dont les arènes publiques sont structurées dans et par le discours. Une “formule” peut être définie comme un ensemble de formulations qui, du fait de leurs emplois à un moment donné et dans un espace public donné, cristallisent des enjeux politiques et sociaux que ces expressions contribuent dans le même temps à construire. Par exemple, les expressions “tourisme durable”, “durabilité énergétique”, “développement durable et solidaire”… peuvent être considérées comme des réalisations diversifiées de la formule “développement durable”. Cette conférence est l’occasion de rappeler l’origine de la notion de “formule”, de préciser la définition proposée, et de souligner les propriétés remarquables des formules (figement, caractère polémique...). Elle permet aussi d’observer quelques exemples précis, de façon à montrer en quoi les approches formulaires sont utiles à la compréhension des discours politiques, médiatiques et institutionnels contemporains.
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Linguistique de terrain sur langues en danger d'Amazonie par Antoine Guillaume , publié le 09/12/2013
Dans cet exposé, Antoine Guillaume présente quelques aspects de ses travaux de recherche sur des langues amérindiennes parlées en Amazonie bolivienne et de leur contribution à la linguistique générale. Cette discussion l'amène à parler de la diversité des langues, de la linguistique typologique et de la recherche des universaux du langage, de la problématique des langues en danger et de la pratique de la linguistique de terrain auprès des locuteurs de langues à tradition orale peu ou pas décrites.
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Approches linguistiques du genre (gender) par Yannick Chevalier, publié le 03/12/2013
Cette conférence s’inscrit dans un programme intitulé « Les langues et le genre (grammaires, cultures, littératures) ». Le titre de ce programme repose sur une ambiguïté lexicale, celle du mot « genre » : faut-il entendre par là la notion linguistique (genre masculin ou genre féminin) héritée de la tradition grammaticale (laquelle utilise cette notion depuis l’Antiquité), ou bien le concept plus récent de « sexe social » qu’ont introduit les études de genre ? Pour lever les ambiguïtés, les locuteur.rice.s précisent souvent : « genre au sens grammatical » ou « genre au sens de gender ».
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Du morphème à la période : extension du domaine de la syntaxe par Alain Berrendonner, publié le 15/11/2013
Entre la syntaxe, qui produit des modèles de la phrase, et l'analyse du discours, qui est faite à base de concepts essentiellement pragmatiques, il existe une discontinuité théorique, qui se manifeste par le recours de part et d'autre à des unités d'analyse disparates. Il s'agira d'examiner comment réduire cet hiatus, et sur quels principes pourrait être fondée une syntaxe unifiée, qui décrive de manière homogène la combinatoire depuis le rang du morphème jusqu'à à celui de certaines unités de discours "transphrastiques".
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La migration francophone contribue-t-elle au futur du français comme langue de la globalisation ? Le cas de l’Afrique du Sud par Cécile B. Vigouroux, publié le 06/11/2013
Cet article se propose de revenir sur 4 siècles de présence du français en Afrique du Sud depuis les premiers colons huguenots chassés de France après la Révocation de l’Édit de Nantes (1685), en passant par la migration mauricienne au XIXème siècle jusqu’à celle plus contemporaine de migrants continentaux africains originaires des anciennes colonies belges et françaises. Nous montrerons dans quelle mesure l’Afrique du Sud est un point d’ancrage intéressant pour s’interroger plus largement sur les effets de la mobilité géographique et sociale sur la vitalité linguistique et sur les répertoires langagiers des locuteurs/trices. Nous montrerons, par exemple comment la mobilité entraîne un changement d’indexicalité des ressources langagières non seulement de ceux/celles qui se déplacent (ex : les migrant-e-s) mais également ceux/celles qui sont en contact avec ces dernier-e-s (les locaux).
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Les ressorts de l’évolution linguistique illustrés par le latin par Michèle Fruyt, publié le 02/04/2013
L’évolution linguistique est actuellement au centre des préoccupations des linguistes. Cette conférence apporte quelques éléments de réflexion à partir d’exemples concrets et précis tirés de situations rencontrées en latin.
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Les Figures comme réalités discursives par Marc Bonhomme, publié le 08/02/2013
En dépit des multiples mises au point théoriques qu'elles ont suscitées depuis l'Antiquité, les figures comportent des zones d'incertitude qui alimentent encore de nombreux débats. Nous nous proposons d'aborder deux questions complémentaires posées par les figures: 1) Sur le plan de leur statut, sont-elles "du discours", "de style" ou "de rhétorique"? A partir des exemples représentatifs que sont l'hyperbole, la métonymie et le mot-valise, nous montrerons que les figures constituent avant tout des réalités discursives qui exploitent les variations et les ramifications inhérentes à la langue. 2) Sur le plan de leur fonctionnement, les figures trouvent-elles leur terrain privilégié dans les productions stylistiques de la littérature ou contribuent-elles au rendement des discours les plus ordinaires? Nous appuyant sur le cas-type de la métaphore publicitaire, nous verrons que cette figure est en fait au coeur de la valorisation des annonces, qu'elle confirme les valeurs médiatiques établies ou qu'elle crée des valeurs inédites, sources de nouveaux modèles de consommation."
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Mesure et démesure du discours. Nicolas Sarkozy 2007-2012 par Damon Mayaffre , publié le 20/12/2012
Le sarkozysme constitue une rupture dans l’histoire politique de la Ve République. Dénonçant la pensée unique, rompant avec les codes lexicaux ou la bienséance discursive, Nicolas Sarkozy invente, jusqu’à choquer, une nouvelle forme d’expression dissensuelle au service d’une idéologie néo-droitière ou post-État providence. L’étude logométrique, faite de lecture hypertextuelle et de statistique textuelle, permet de prendre la mesure des discours. Le corpus des discours de Sarkozy (2007-2012) est systématiquement passé au crible des logiciels TXM (Ens-Icar-Lyon) et HYPERBASE (Uns-Bcl-Nice). Les conclusions sont fortes : le parler Sarkozy constitue une rupture dans l’histoire du discours politique sous la Ve République, faisant basculer la droite républicaine française vers un au-delà.
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La représentation de l’écriture SMS par Claudine Moïse , publié le 18/12/2012
Cette communication retrace l'organisation, le déroulement de la collecte de SMS «isolés» et l'analyse du questionnaire rattaché à cette collecte dans le cadre du projet sud4science Languedoc-Roussillon, lui-même intégré dans le projet international sms4science.
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S'approprier la langue orale quand on est sourd(e) profond(e) par Laurence Vincent-Durroux, publié le 31/10/2012
Les théories linguistiques contemporaines s'accordent sur l'existence de liens entre les perceptions sensorielles et les conceptions qui sous-tendent les langues. Or le contexte de surdité profonde implique des perceptions sensorielles différentes de celles des entendants, avec pour conséquence probable des conceptions propres aux sourds. Celles-ci font-elles obstacle à l'appropriation des langues orales par les sourds, langues fondées sur les conceptions de personnes entendantes? Quelles sont les difficultés et les spécificités de l'enfant sourd qui s'approprie une langue orale?
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Les origines du langage et le développement de la pensée symbolique par Christophe Coupé, publié le 28/09/2012
Parmi les nombreuses aptitudes qui ont été proposées pour distinguer l’espèce humaine du reste du règne animal, la capacité à créer et à manipuler des symboles revient très fréquemment. Elle joue en particulier un rôle fondamental dans notre système de communication, comme déjà noté il y a près d’un siècle par Ferdinand de Saussure avec le concept d’arbitraire du signe. Dans cette présentation, Christophe Coupé aborde la vaste question des origines du langage en prêtant tout particulièrement attention au développement de la pensée symbolique. Afin de mieux caractériser ce qui fait notre spécificité et comment celle-ci a vu le jour, il tente de mettre en rapport ce que nous disent à ce sujet différents champs scientifiques comme l’archéologie, l’étude de la communication animale ou encore la modélisation informatique.
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Sépia par Nicolas Brachet, publié le 07/09/2012
Sépia est une BD de Nicolas Brachet et Alexis Segarra. Découvrez le voyage sous-marin de Masahiro Mori, calligraphe à la recherche de l’encre parfaite. A l’heure où l’écrit est souvent dissocié de son scripteur et de son support original par les rebonds d’internet, le coup de crayon d'Alexis Segarra nous laisse entrevoir l’amour du papier et de l’encre, l’écriture comme forme artistique. De très belles planches qui sont accessibles en anglais, italien, espagnol, allemand et arabe sur La Clé des langues...
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Alexis Jenni, L'Art français de la guerre par Alexis Jenni, Clifford Armion, publié le 03/09/2012
Entretien (dans le cadre des Assises Internationales du Roman de Lyon) avec l'écrivain Alexis Jenni, auteur de "L'art français de la guerre", prix Goncourt 2011.
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Outils numériques, travail collaboratif et formation par Adrien Barbaresi, publié le 18/06/2012
Devant l'abondance des ressources et face à une « génération numérique », le rôle de l'enseignant évolue : la transmission du savoir ne se fait pas de la même manière quand n'importe quel élève/étudiant peut vérifier ou compléter en direct les éléments de cours à partir (par exemple) de son téléphone portable. Une des justifications de l'usage des nouvelles technologies a partie liée avec les théories de la cognition et le concept de charge cognitive, c'est-à-dire l'ajustement de l'effort nécessaire pour apprendre, qui peut se faire par l'ajout de supports multimédias et l'utilisation des TICE
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De l'intérêt des postures énonciatives de co-énonciation, sous-énonciation, sur-énonciation pour l'interprétation des textes (en classe) par Alain Rabatel, publié le 22/03/2012
Cette conférence présente les différentes postures énonciatives. Elle commence par distinguer la co-énonciation de la co-locution et définit les postures à partir du rôle des énonciateurs dans la co-construction des points de vue (PDV) : la co-énonciation correspond à la co-construction par les locuteurs d’un PDV commun, qui les engage en tant qu’énonciateurs. La sur-énonciation est définie comme la co-construction inégale d’un PDV surplombant et la sous-énonciation consiste en la co-construction inégale d’un PDV dominé. La deuxième partie illustre le rôle de ces diverses postures dans l’analyse et l’interprétation des textes dans le but d’optimiser leur exploitation didactique en dégageant les enjeux énonciatifs et les positionnements interactionnels sous-jacents à la construction des PDV.
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Comment une langue crée et recrée sa grammaire? Perspectives historiques et comparées sur une spécificité grammaticale du français par Anne Carlier, publié le 02/03/2012
Existe-t-il des langues sans grammaire ? Comment se crée la grammaire d'une langue ? Une langue peut-elle complètement changer de système grammatical au cours de son histoire ? Telles sont les questions qui sont abordées dans cette conférence.
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Des nombres en lumière : explorations linguistiques de l'univers numérique par Bertrand Richet , publié le 02/02/2012
Les nombres constituent un territoire étrange, et pas seulement pour les linguistes. Il n'est qu'à songer au statut du « savoir compter » à l'école, à la fascination qu'exerce la numérologie sur de nombreux esprits et à la mainmise des chiffres et des notations sur notre société contemporaine pour avoir une idée de l'ampleur du phénomène. Mais ce n'est pas directement cela qui va nous préoccuper. Pour le linguiste et le traductologue que nous sommes, les nombres sont un terrain propice non seulement à la détermination des modalités de l'organisation du sens en langue et en discours, mais aussi à la mise au jour d'un facteur culturel dont on aurait pu considérer a priori qu'il était secondaire, le monde mathématique se donnant au départ comme universel.
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Les Fang d’Afrique centrale : synoptique de recherches récentes sur l’origine d’une langue, d’une population, d’une culture par Lolke van der Veen , publié le 09/12/2011
Les Fang d'Afrique centrale occidentale n'ont cessé de fasciner explorateurs, militaires, commerçants, missionnaires et anthropologues occidentaux, dès les toutes premières rencontres aux 18ème et 19ème siècles de notre ère. De nos jours, de nombreuses populations de cette région d'Afrique, y compris les Fang eux-mêmes, croient fermement que la langue fang et ses locuteurs n'ont pas une origine bantu (comme la majeure partie des populations de la région) mais soudanaise ou égyptienne, voire pharaonique ! Ont-elles raison ? S'agit-il d'une réalité ou d'un mythe ? Que nous dit la science ?
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Le traitement de la liaison en Français : approche psycholinguistique par Elsa Spinelli , publié le 09/12/2011
Au niveau du locuteur et de la production du langage parlé, le phénomène de liaison introduit des modifications notoires dans la réalisation des items liés par rapport à leurs formes canoniques produites en isolation. Le phénomène de liaison implique d'une part la prononciation d'un segment (phonème latent) qui est absent lorsque le mot est produit en isolation, et d'autre part la resyllabation du mot suivant qui prend le phonème latent comme segment initial (ex: un petit avion sera resyllabé un.pe.ti.ta.vion). En conséquence, du point de vue de l'auditeur et donc de la compréhension des séquences sonores, le phénomène de liaison crée des ambiguïtés transitoires dans la chaîne parlée.
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Entre blanc et voix, syntaxe et ponctuation. Fragments de littérature du XXe siècle par Véronique Braun Dahlet , publié le 08/12/2011
Lorsqu'elle s'est imposée comme support de l'écrit, la page a affranchi la pensée de la perception immédiate du monde. Cet exposé part de l'évolution de l'usage de la page, pour ensuite montrer comment l'écriture littéraire, après la poésie, s'est saisie de la ponctuation et de la syntaxe pour en faire des formants d'une esthétique littéraire. Ce faisant, on observera le paradoxe qui consiste à rendre sensible la linéarité de l'écrit sur le blanc de la page pour faire advenir de la voix dans la parole écrite.
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Les Français et leurs langues : enquêtes sur les patois, dialectes et mots régionaux par Brigitte Horiot, publié le 06/10/2011
L'extension du français, langue romane, se fit à la fois au détriment du latin et des parlers locaux. Cependant, un siècle après l'édit de Villers-Cotterêts (1539), le français est loin d'être la langue de tous les Français et, plus près de nous, en 1914, sa compréhension posera encore quelques problèmes. Depuis plusieurs siècles ces parlers locaux intéressent les chercheurs et, au début du XXe siècle, paraît un monumental Atlas linguistique de la France qui consigne, sous forme de cartes, les patois recueillis dans 639 localités. L'entreprise sera reprise, régions par régions et avec un questionnaire adapté à chaque région, par le Nouvel Atlas linguistique de la France... Conférence prononcée le 27 septembre 2011 à l'ENS de Lyon.
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Pour une approche énonciative de la poésie par Michèle Monte, publié le 18/04/2011
Pendant longtemps a prévalu dans l'approche linguistique de la poésie une perspective structuraliste qui, dans la lignée des travaux de Roman Jakobson et Nicolas Ruwet, insistait sur la clôture du texte et sur le rôle du travail sur le signifiant. Les travaux plus récents de Marc Dominicy plaidant pour une modalité sémantique propre à la poésie sans renier l'apport jakobsonien n'ont pas rencontré tous les échos qu'ils méritaient. Quant au tournant énonciatif qui a marqué une partie de la linguistique à partir des années 1980, il a curieusement fort peu affecté les recherches sur la poésie, alors que le lyrisme, une de ses composantes les plus couramment mises en avant, est bien un phénomène d'ordre énonciatif.
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Les langues au carrefour de la cognition par Catherine Fuchs, publié le 05/04/2011
Faculté supérieure spécifique à l'espèce humaine, le langage est central pour diverses disciplines engagées dans l'étude du fonctionnement de l' « esprit-cerveau ». Au sein de ce champ, dit des sciences cognitives, la linguistique occupe une place à part : c'est en effet à partir de l'observation des langues dans leur diversité qu'elle tente d'appréhender les propriétés générales du langage.
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Diglossie et interlecte : créoles et français aujourd'hui dans les quatre départements français d'outre-mer par Lambert-Félix Prudent, publié le 01/02/2011
Malgré de longs débats en cours sur le sujet, les créoles ne constituent pas à proprement parler un type linguistique spécifique. Ces langues sont dites créoles pour deux séries de raisons, l'une historique et l'autre sociolinguistique. D'une part, elles sont nées d'une histoire coloniale qui voit les Européens au XVIIème siècle fonder avec leurs esclaves venus d'Afrique ou de l'Océan indien une nouvelle unité sociale et anthropologique, l'habitation ; d'autre part, leur niche écologique les inscrit dans un système duel, où placées sous tutelle de la langue coloniale, elles sont affectées d'un coefficient de minoration symbolique que l'on a arbitrairement appelé après 1959, la diglossie.
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Geler/dégeler les paroles : pourquoi, comment ? par Benoît Habert, publié le 11/10/2010
Pour étudier l'oral, la parole sous toutes ses formes, on n'enregistre plus sur une cassette pour transcrire à la main ou à la machine à écrire. Le son est désormais mémorisé sous forme numérique, tout comme la transcription. Ce "tout numérique" facilite les copies, les échanges, la coopération à distance. Cette commodité masque pourtant de grandes fragilités. On sait mal aujourd'hui produire des données de recherche numériques qui seront encore utilisables dans vingt ou trente ans. Les solutions scientifiques, humaines et techniques pour pouvoir "dégeler" plus tard les données constituées aujourd'hui, "gelées" donc, pour reprendre Rabelais, sont présentées à partir d'un projet pilote d'archivage numérique pérenne de données orales en sciences humaines et sociales. Préserver pour plus tard, ce n'est pas simplement sauvegarder, mais choisir et organiser ce qui est précieux aujourd'hui pour demain.
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Jack Lang - Diffusion et protection des biens culturels par Jack Lang, publié le 28/09/2010
Dans le cadre du Forum Libération qui se tenait à Lyon les 24, 25 et 26 septembre 2010, Jack Lang a répondu à nos questions sur la loi HADOPI et sur ses différentes initiatives dans le domaine de la diffusion des savoirs. Il dresse le bilan des politiques de protection des oeuvres et d'accès à la culture, notamment dans le contexte des établissements scolaires.
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L’émergence de la complexité langagière du point de vue de l’évolution du langage par Salikoko Mufwene , publié le 20/09/2010
De plus en plus de linguistes et autres chercheurs intéressés par l'évolution phylogénétique et/ou le développement ontogénétique du langage arguent que les langues sont des systèmes complexes d'adaptation (« complex adaptive systems »). Selon eux, les langues reflètent des dynamiques complexes particulières des « agents » en interaction dans des organisations qui sont constamment instables et qui sont à la recherche d'un équilibre afin de répondre à des changements qui ont lieu dans les écologies où ces dernières fonctionnent. Ces chercheurs supposent que des processus d'auto-organisation produisent des moments de stabilité transitoire pendant lesquels des organisations ou « systèmes » émergent, et des évolutions apparemment imprévisibles découlent de l'alternance de périodes de stabilité et d'instabilité.
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La linguistique textuelle : entre stylistique et analyse de discours par Jean-Michel Adam, publié le 20/09/2010
Il a fallu presque un demi-siècle pour que la linguistique textuelle - d'origine assez largement anglo-saxonne - finisse par s'imposer en France. Cette conférence procèdera par problèmes et questions : y a-t-il continuité entre grammaire de phrase et grammaire de texte? Pour quelles raisons épistémologiqes la linguistique textuelle peut-elle prétendre dépasser les limites des grammaires de textes et des typologies de textes (types de textes et genres de textes) ?
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Faire émerger une langue étrangère en milieu scolaire par Heather Hilton, publié le 03/06/2010
A l'invitation de Michelle Jaillet, IA-IPR de l'Académie de Lyon, Heather Hilton présente aux formateurs et enseignants lyonnais un état des lieux de la réflexion sur l'acquisition des langues en milieu scolaire.
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Lingua Franca: une langue métisse pour l'histoire de quelle Méditerranée? par Jocelyne Dakhlia, publié le 10/05/2010
Dans le cadre des Conf'apéros de l'ENS de Lyon, Jocelyne Dakhlia nous fait partager son intérêt pour la lingua franca. C'est ici le point de vue d'une historienne qui éclaire un objet linguistique. Il ne s'agit pas d'étudier les structures de la langue franque, mais plutôt son rôle dans les échanges commerciaux, culturels et diplomatiques rendus possibles par cet outil de communication qui unissait déjà au Moyen Age les rives de la Méditerranée...
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Diachronie et langue ancienne : une approche spécifique par Sophie Prévost, publié le 07/12/2009
Etudier la langue ancienne a été la norme pendant des siècles. Le fait de travailler sur des états de langue contemporain a permis d'autres approches, le recours à une méthodologie et des modes de raisonnement qui ne sont possibles que lorsque l'on travaille sur une langue avec locuteurs. Travailler sur une langue ancienne ne relève donc plus de l'évidence : nous n'avons qu'une vision partielle de cette langue (pas d'oral), nous ne pouvons recourir à l'introspection (pas de compétence) et notre connaissance de la langue s'est construite par les textes, qui sont précisément notre objet d'étude (d'où une possible circularité, et le fait que le possible de langue tend à rejoindre le possible matériel). A cela s'ajoute le fait que le linguiste, locuteur du 21ème siècle, se trouve nécessairement dans une position anachronique vis-à-vis de son objet. Connaître et décrire les propriétés de l'objet « langue ancienne » de façon plausible suppose de tenir compte de ces différentes spécificités.
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Les motivations du signe linguistique : vers une typologie des relations signifiant/signifié par Georges Bohas, Didier Bottineau, publié le 17/11/2009
Le principe de l’arbitraire du signe va tellement de soi qu’il n’a jamais autant mérité qu’on le reconsidère : à la lumière de constats empiriques fournis par l’observation des langues, dans le cadre de modèles théoriques fondant leur cohérence, et dans le contexte de réflexions renouvelées sur les notions même de signe, de parole et de langue, envisagées comme actions et comme expérience humaine.
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L’apprentissage précoce d’une langue étrangère par Christelle Dodane, publié le 12/11/2009
Cet article offre un état des lieux de la question de l'apprentissage précoce des langues étrangères. Quel âge est le plus propice à l'acquisition? L'Initiation aux Langues Vivantes (ILV) est-elle adaptée aux enjeux de l'apprentissage précoce? Quelles sont les conséquences des différences prosodiques entre le français et l'anglais sur l'acquisition? En répondant à ces questions, Christelle Dodane met en lumière les ambitions et les failles de l'enseignement des langues en France.
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De l'universel au spécifique : analyse translinguistique du babillage par Sophie Kern , publié le 05/11/2009
A l'heure actuelle, tout le monde s'accorde pour souligner l'importance de la période prélinguistique et en particulier de l'étape du babillage dans le développement langagier de l'enfant. Par contre, bien que nos connaissances à propos du babillage se soient considérablement améliorées depuis les travaux princeps de Jakobson, toutes ne font pas l'unanimité et il reste des zones d'ombre en particulier sur l'influence de la langue environnante sur les caractèristiques segmentales du babillage. Nous apporterons notre éclairage à cette problématique en présentant les résultats d'une étude longitudinale portant sur les sons en isolation et les associations inter- et intra-syllabiques de 26 enfants entre 8 et 12 mois en voie d'acquisition de langues différentes (français, roumain, flamand, tunisien, turc et anglais). Globalement, les données révèlent peu de changements entre 8 et 12 mois et peu de différences inter langues.
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Théories d'apprentissage et didactique des langues par Heather Hilton , publié le 05/11/2009
L'acquisition d'une langue étrangère (L2, L3...) en milieu scolaire est fondamentalement différente de l'acquisition de la langue maternelle (L1) ; les modèles psycholinguistiques du développement langagier en L1 (ou de l'acquisition des L2 en milieu naturel) ne sont que très partiellement transposables à l'acquisition des langues (AL2) en milieu scolaire. Dans cet article, nous développerons un modèle de l'AL2 qui est basé sur les théories cognitives de l'acquisition des compétences complexes. Ces théories expliquent l'expertise comme résultant de l'automatisation d'une grande quantité de procédés ou de traitements ; le développement de ces automatismes exige des centaines, voir des milliers d'heures d'entraînement. Une didactique complète des langues devrait donc tenir compte des paramètres cognitifs de l'apprentissage linguistique, aussi bien que des paramètres sociaux de l'interaction communicative.
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Le langage en construction(s) par Caroline Rossi , publié le 05/11/2009
Si l'acquisition du langage est encore un événement mystérieux pour le chercheur rompu aux analyses de productions d'enfants, comme pour tout observateur curieux, c'est peut-être parce qu'elle nous ramène à la question des origines. Mais l'origine et le développement du langage chez l'enfant nous renseignent-ils sur l'origine et le développement du langage humain ? L'objet de cet article est de donner un aperçu des théories qui ont cours actuellement, d'en expliquer l'émergence et la spécificité à partir du type de problèmes auxquels elles s'intéressent, et d'en fournir des illustrations qui permettent de comprendre et de circonscrire le champ des recherches actuelles sur l'acquisition d'une (ou plusieurs) langue(s) maternelle(s).
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Du discours politique au discours populiste. Un nouveau défi pour la démocratie par Patrick Charaudeau , publié le 02/11/2009
Une première difficulté se présente lorsqu'on veut définir le «populisme». En effet, on ne peut que constater la diversité d'emploi de ce terme. On remarquera d'abord que dans usage courant, il finit par perdre de sa spécificité. En effet, il est souvent employé comme équivalent de démagogique, de poujadiste, parfois de raciste, parfois même de fasciste. Lorsque les sujets parlant sont des acteurs politiques, on remarque que le terme de populisme est employé aussi bien par la droite que par la gauche pour stigmatiser le parti adverse ou pour se défendre de la stigmatisation adverse. La plupart du temps, pour la droite, la gauche est populiste en ce qu'elle manipule les classes ouvrières et populaires ; pour la gauche, la droite est populiste parce qu'elle manipule les classes moyennes et populaires (peu politisées) par des discours qui cherchent à toucher l'émotion la plus primitive (la peur). Autrement dit, dans un cas comme dans l'autre, le populiste, c'est l'autre, qui pour s'exprimer emploierait une rhétorique simpliste. Enfin, pour ajouter à la diversité d'emplois et de sens de ce mot, certaines personnalités politiques vont jusqu'à revendiquer la qualification de populiste en lui donnant un sens positif : «Si être populiste, c'est reconnaître au peuple la faculté d'opinion, le droit de l'exprimer et l'écouter, alors, oui, car du même coup, c'est être démocrate» (J.M. Le Pen). Dans cette intervention, on se propose d'aborder la question du populisme par le discours, en cadrant le discours populiste dans les caractéristiques générales du discours politique, puis en en décrivant les spécificités qui montrent le problème nouveau qui se pose aux démocraties modernes.
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Gestures of negation par Wendy Leeds-Hurwitz, Simon Harrison, publié le 27/08/2009
Wendy Leeds-Hurwitz introduces the conference by establishing a historical context for interaction and gesture studies. She describes how numerous scholars (Efron, Bateson, Birdwhistell, etc.) and numerous fields (proxemics, paralanguage, kinesics, etc.) mark critical moments in the history of interaction studies generally, and gesture studies specifically. Simon Harrison presents his PhD research on gestures of negation in English. Focusing on form and linear structure, he describes the different gestures that speakers synchronise with negative speech acts and show how they organise those gestures in relation to their speech. His main argument is that multimodal negative utterances integrate grammar and gesture at symbolic, functional, and conceptual levels.
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De l'audition à la production orale: l'émergence des mots chez le bébé par Yvan Rose, publié le 30/06/2009
Les études linguistiques portant sur les bébés offrent des portraits parfois très différents de l'acquisition de la langue maternelle. D'une part, les psychologues dépeignent souvent les capacités perceptuelles du bébé en termes de traitement statistique. D'autre part, les linguistes décrivent les productions précoces en termes d'unités (sons et combinaisons de sons) plus ou moins complexes. Yvan Rose offre ici des pistes permettant d'intégrer ces deux ensembles de travaux de manière cohérente, en établissant une relation entre perception auditive et production orale dans la compétence langagière émergente de l'enfant.
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Quelle(s) place(s) pour les œuvres traduites ? par Yves Chevrel, publié le 27/05/2009
Intervenant dans le cadre d'une journée d'études consacrée à la place des traductions dans une bibliothèque de recherche, Yves Chevrel se place du point de vue du lecteur d'oeuvres traduites pour aborder les trois points suivants : 1/ Qu'est-ce qui indique qu'une oeuvre traduite est une oeuvre seconde ? 2/ Comment partir en reconnaissance des oeuvres traduites ? 3/ Qu'est-ce qui justifie l'existence des oeuvres traduites ?
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Pratique croisée de la lecture et de l'écriture : de l'idéologie à l'autonomie par Sandrine Sorlin, publié le 22/04/2009
S'appuyant sur les "New Literacy Studies", Sandrine Sorlin adopte ici une approche pragmatique de la lecture et de l'écriture, invitant à travailler ces deux compétences de manière croisée en langue seconde afin d'aider l'apprenant à devenir un lecteur autonome et un Récepteur critique.
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Plurilinguisme et traduction à l'heure de la mondialisation par Michaël Oustinoff , publié le 26/02/2009
"La langue de l'Europe, c'est la traduction," selon la formule d'Umberto Eco. A l'heure de la mondialisation, le plurilinguisme s'impose comme une nécessité vitale, tant et si bien que les politiques linguistiques de l'Union européenne ont aujourd'hui pour objectif l'apprentissage par tous d'au moins deux langues étrangères. Ce plurilinguisme est possible, nous dit Michaël Oustinoff, et la traduction en est la clé. Les langues ne sont pas interchangeables, et la traduction, qui oblige à la confrontation, en est le parfait révélateur. C'est en apprenant les langues par le biais de la traduction que l'on prend véritablement conscience des différentes visions du monde qu'elles recèlent, et révèlent. Si l'on accepte ce paradigme, on comprend alors que le rôle des enseignants est appelé à changer.
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La langue française au rythme des dictionnaires et de leur métamorphose : de l'incunable à l'espace virtuel par Jean Pruvost, publié le 30/01/2009
Jean Pruvost retrace pour nous l'épopée des dictionnaires en soulignant les avancées techniques successives qui ont marqué chacune des étapes de cette évolution, de l'incunable aux nouveaux espaces virtuels où se déploiera le dictionnaire de demain.
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Des propriétés des langues et de leur enseignement par Claude Hagège , publié le 19/12/2008
"La clé des langues, c'est quoi, MAIS C'EST L'AMOUR !" s'exclame un Claude Hagège facétieux et pétulant qui, de boutade en anecdote, nous offre un florilège d'éléments de réflexion sur les langues et la manière dont nous devons les considérer et les apprendre.
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Qu'est-ce que l'analyse du langage de l'enfant peut nous dire sur le langage en général ? par Frédéric François, publié le 27/11/2008
A travers l'étude de récits et de dialogues d'enfants, Frédéric François montre comment apparaît chez l’enfant une autre façon d’être avec les mots et le langage, une "raison ludique", qui disparaîtra ensuite. Il inverse ainsi la méthode usuelle qui voit dans le langage de l'enfant un stade de développement primitif et inabouti et voit comment l'enfant au contraire sait réunir et faire entrer en contact des espaces qui chez l'adulte sont incompatibles. L'enfant, parce qu'il s'inquiète du rapport entre les mots et les choses, parce qu'il joue avec le présent et l'absent, le réel et l'imaginaire, parce qu'il sait entrer dans le domaine de l'inutile…, peut alors être vu comme un philosophe et un littérateur précoce.
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Les enjeux de la diversité linguistique et l'intérêt de la typologie par Stéphane Robert, publié le 03/10/2008
Faculté humaine universelle, le langage a cette propriété paradoxale de présenter une grande diversité sous la forme de près de 6000 langues différentes. Stéphane Robert prend le temps d'illustrer plusieurs expressions de cette diversité linguistique avant de montrer l'intérêt de son étude, d'un point de vue historique, cognitif et surtout structurel.
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La grammaire générative et transformationnelle : bref historique par Françoise Dubois-Charlier, Béatrice Vautherin, publié le 03/09/2008
La grammaire générative et transformationnelle a profondément marqué la linguistique dans le monde entier dans la deuxième moitié du 20 e siècle. Elle reste indissolublement associée à son fondateur, Noam Chomsky. Elle est apparue à la fin des années 50 aux États-unis alors que la discipline est dominée par le structuralisme. Une des grandes nouveautés de cette conception a été de remettre en cause les théories behavioristes sur l’acquisition du langage et la méthodologie empiriste en linguistique.
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Le renouveau de la linguistique historique : apports et perspectives par Bernard Combettes, Kévin Pinault, publié le 04/07/2008
Bernard Combettes commence par nous exposer les causes des grands changements qu'a connus la linguistique diachronique - tant au niveau des méthodes que des résultats - depuis 15-20 ans : une évolution de la linguistique en général et de profonds changements dans le travail sur les corpus. Il poursuit avec quelques réflexions sur le changement linguistique et la notion de variation, reconnaissant que nos "soucis" pourraient bien balayer les "problèmes" d'un homme de sa génération, pour qui "trop" ne saurait évincer "très". Pour finir, B. Combettes nous lance sur quelques pistes à explorer dans quelques domaines encore vierges de la linguistique diachronique.
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Organisation du lexique et typologie lexicale par Peter Koch, publié le 23/05/2008
La typologie linguistique étudie les ressemblances entre différentes langues, d'un point de vue grammatical, phonique ou lexical. Peter Koch, professeur à l'Université de Tübingen, nous présente ici les enjeux de la typologie lexicale.
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Le langage du texte traduit par Tiphaine Samoyault, publié le 02/04/2008
"On ne parle jamais qu'une seule langue, on ne parle jamais une seule langue." Tiphaine Samoyault part de cette citation de Derrida pour illustrer le dilemme du traducteur, partagé entre l'impératif de tout traduire et le constat de l'impossibilité de la traduction. C'est en naviguant entre ces deux extrêmes, ces deux propositions à la fois contradictoires et complémentaires, que l'on découvre que, loin de violer l'intégrité du texte, la traduction est ce qui permet d'en révéler les possibilités, d'en actualiser les variables.
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Le Cadre européen commun de référence pour les langues : Entretien avec Daniel Coste par Daniel Coste, publié le 05/02/2008
Professeur émérité à l'ENS LSH et directeur de recherches à l'université Paris 3 Sorbonne nouvelle, Daniel Coste a participé au travaux du groupe Langues vivantes du Conseil de l'Europe, qui est à l'origine du CECR.
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Traduire la voix par Jacques Ancet , publié le 01/12/2007
Ecrivain, poète et traducteur, Jacques Ancet s'interroge ici sur son métier de traducteur et revient sur sa traduction de Jean de la Croix.
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Pour une approche moderne de la traduction par Michaël Oustinoff , publié le 09/11/2007
Considérée, à tort, comme un frein à l'apprentissage des langues vivantes, la traduction est aujourd'hui reléguée au second plan dans l'enseignement des langues vivantes en France. Michael Oustinoff nous propose ici une nouvelle vision de la traduction, véritable vecteur d'échanges interculturels, que l'enseignement secondaire ne peut plus se permettre d'ignorer à l'ère de la mondialisation.
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De l'importance d'une langue bien vivante par Alain Peyraube, publié le 22/06/2007
Peut-on maîtriser la langue, jusqu'à en supprimer les irrégularités et en arrêter l'évolution ? L'auteur puise dans la littérature pour nous mettre en garde contre toute tentation de régularisation sclérosante de la langue et illustrer les potentialités qu'offre son élasticité.
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Mécanismes et motivations du changement grammatical par Alain Peyraube, publié le 22/06/2007
Comment et pourquoi les structures grammaticales et syntaxiques évoluent au fil des ans.
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Lévinas et la littérature par Colin Davis, publié le 04/06/2007
Auteur de "Haunted Subjects: Deconstruction, Psychoanalysis and the Return of the Dead" (2007), Colin Davis s'interroge ici sur la méfiance de Lévinas pour la littérature à partir de l'étude de deux articles du philosophe consacrés à Proust et à Sartre. La rencontre manquée avec Proust permet d'explorer la notion d'altérité centrale à la philosophie de Lévinas : en refusant d'accorder à la littérature une dimension éthique, Lévinas réaffirme sa volonté de croire à une relation possible avec l'autre.
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L'évolution des langues par Lene Schoesler, publié le 14/05/2007
Si le changement est inhérent au langage, toutes les langues n'évoluent pas au même rythme et, dans une langue donnée, tout n'est pas destiné à changer. Malgré ces changements, les générations parviennent à se comprendre. Pourquoi et comment les langues changent-elles ?
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Origine et évolution du langage par Bernard Victorri, publié le 10/05/2007
Jusqu'au 19e siècle, les hypothèses les plus farfelues ont été émises sur l'origine du langage. Ce n'est qu'avec la consolidation de la recherche sur l'hominisation depuis quelques dizaines d'années qu'a pu être élaboré un scénario sérieux sur l'origine du langage.
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Introduction à la sociolinguistique par Emilie L'Hôte, publié le 25/04/2007
La sociolinguistique étudie la diversité et les variations (changement) dans une langue, selon des facteurs sociaux, culturels, géographiques, et donne l'état du langage dans la société.
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