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Il y a 60 éléments qui correspondent à vos termes de recherche.
«Ma guerre 1914-1918» de Charles Bruneau : un corpus-témoignage d’un linguiste sur le front par Matthieu Quignard, publié le 09/04/2019
A partir de son journal, tenu pendant la Première Guerre mondiale, et de ses 600 lettres envoyées du front, Charles Bruneau composa un ouvrage éclectique, intitulé Ma guerre 1914-1918, qui nous livre le témoignage de ce qui fut «sa» guerre. Cette conférence a été donnée à l'ENS de Lyon dans le cadre des ConfApéros en sciences du langage.
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Le rôle de la parole dans l'expérience religieuse par Claude Hagège, publié le 20/12/2018
L'ENS de Lyon a eu le plaisir d'accueillir Claude Hagège, professeur honoraire au Collège de France, à l'occasion de la troisième ConfApéro du cycle 2018-2019.
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Ecriture inclusive et autres trucs orthographiques dans le collimateur d'une sociolinguiste par Marinette Matthey, publié le 29/11/2018
Les papiers chocs sur l'orthographe (qui baisse ou qui se réforme) et l'écriture inclusive (qui progresse malgré les mises en garde de l'Académie) sont devenus des marronniers dans la presse francophone en période de rentrée scolaire. Ces papiers renouvèlent constamment le corpus des idées sur la langue, dont Saussure disait déjà qu'« il n'y a pas de domaine où aient germé plus d'idées absurdes, de préjugés, de mirages, de fictions » et que « la tâche du linguiste est avant tout de les dénoncer, et de les dissiper aussi complètement que possible » (CLG, fin du deuxième chapitre). On verra la persistance de certaines représentations des langues, et on se demandera ce qu'elles manifestent et à qui elles profitent.
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Peut-on juger quelqu'un en 12 secondes ? Réponses de la sociophonétique par Maria Candea, publié le 23/11/2018
La sociophonétique est une discipline qui se structure depuis peu mais dont les questions sont anciennes. Elle étudie la variabilité des prononciations à l'intérieur d'une langue et les enjeux sociaux liés aux différentes variantes : on parle d'accents, de phonostyles de timbres de voix typiques ou atypiques, etc. La conférence se focalisera sur ce que la sociophonétique nous apprend au sujet de la perception de la parole d'autrui. Plusieurs méthodes d'enquête seront présentées à travers des exemples sur le français et l'anglais.
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La linguistique face à la "question animale" par Catherine Kerbrat-Orecchioni, publié le 29/03/2018
Les animal studies ont connu ces derniers temps un développement spectaculaire dans différents domaines disciplinaires, la linguistique accusant à cet égard un certain retard. On évoquera donc quelques pistes que pourraient emprunter diverses branches de cette discipline, comme la lexicologie (permettant de débusquer les représentations de l'animal que véhiculent bon nombre de mots et expressions), ou l'analyse du discours (envisagée entre autres sous l'angle de l'étude de l'argumentation ou de la notion de « point de vue »), afin de contribuer à l'approfondissement d'un champ de réflexion aussi vaste et divers que passionnant.
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Les représentations de la langue et du discours sur la toile par Laurence Rosier, publié le 23/03/2018
La langue française est une affaire d'état et d'amour (ou de haine). Les représentations imaginaires construites au fil de l'histoire ont développé des discours ordinaires qui s'ancrent dans des normes subjectives où l'esthétique, la grammaire et l'idéologie se mêlent. La toile superpose aujourd'hui les discours normatifs, dans toute leur violence, avec ses trolls et ses grammar nazis, les réflexions métalinguistiques, les défenseur.e.s du subjonctif imparfait, les opposant.e.s à la féminisation et à la variation orthographique, le mélange des registres... Une plongée au coeur de la linguistique populaire !
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Comment faire comprendre son histoire ?... Les réfugiés dans les services de santé par Véronique Traverso, publié le 23/03/2018
Véronique Traverso analyse les interactions entre les réfugiés et les personnels des structures d'accueil en France.
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L'exploitation argumentative de la règle de justice dans des réactions aux attentats de 2015 en France par Marianne Doury, publié le 03/04/2017
En argumentation, la règle de justice est un principe fondamental, selon lequel les cas relevant d'une même catégorie doivent être traités de façon similaire. L'appel à la règle de justice se retrouve de manière massive dans les commentaires qui ont fait suite aux attentats en France depuis janvier 2015 : « si ça avait été le siège de Valeurs actuelles qui avait été attaqué plutôt que celui de Charlie Hebdo, on n'aurait pas autant protesté ! » [http://lesalonbeige.blogs.com] ou encore, dans les demandes adressées à la communauté musulmane de se désolidariser officiellement des attentats : « quand le Ku Klux Klan agresse des Noirs, on ne demande pas à tous les blancs de se désolidariser » [Facebook]. Ces argumentations, quoi qu'adossées à un principe commun, se distinguent tant par les groupes de locuteurs qui les mobilisent que par les conclusions qu'elles visent. Il s'agira de clarifier les critères qui permettent de déterminer le type d'argument dont relève l'appel à la règle de justice, et de réfléchir à ce que la prolifération de ce type d'arguments nous dit des tensions qui traversent actuellement la société française.
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Les langues et leurs usages comme facteur de discrimination par Cyril Trimaille, publié le 21/03/2017
La société française contemporaine a été fondée et continue d'être définie et pensée comme un espace de promotion et de réalisation de l'égalité entre citoyens et citoyennes : dans ce cadre social et juridique, il semble aller de soi que les discriminations sont illégitimes et illégales, comme l'atteste l'existence d'une institution telle que le Défenseur des droits qui a remplacé la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Pourtant, il est un domaine au sein duquel le principe fondamental d'égalité se trouve quotidiennement mis à mal : celui des langues et de leurs usages, où ont cours des discriminations que Philippe Blanchet (2016) a proposé de regrouper sous le vocable de glottophobie. En effet, comme la plupart des attributs ou des pratiques sociales, les langues et les façons de parler sont l'objet d'images, de préjugés et de stéréotypes qui donnent souvent lieu à des discriminations dont les formes peuvent être frontales ou au contraire plus insidieuses. Au cours de cette présentation, différentes formes et manifestations de discriminations langagières seront identifiées, et l'on s'interrogera sur les ressorts (sociaux et idéologiques) de ces discriminations, ainsi que sur les conséquences qu'elles peuvent revêtir dans différents domaines tels que l'éducation ou l'accès à certains emplois.
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Slam et jeux de mots. Du méli-mélo à la mélodie par Camille Vorger, publié le 16/12/2016
Les études que mène Camille Vorger depuis sa thèse visent à dessiner les contours d'une poétique du slam francophone. Au fil des scènes et tournois, cet espace de rencontre et de partage poétique lui est apparu comme une source émergente de créativité. Elle a ainsi défini un pacte colludique, noué entre l'artiste et son public, entendant par là qu'il s'agit, au sein de ce genre discursif situationnel, de « jouer ensemble autour des mots ». L'objet de cette conférence portera sur certaines formes regroupées sous l'appellation générique de « jeux de mots » – qu'il soit question de jouer sur, sous, entre ou avec eux. De fait, ce sont parfois de leurs frontières que les slameurs se jouent, multipliant mots-valises, équivoques, calembours et autres tours. Il s'agira alors d'analyser les effets rhétorico-poétiques qui en résultent, au travers de textes issus de trois slameurs francophones, auxquels s'ajouteront deux slams exolingues – allemand et espagnol – afin d'explorer un échantillon représentatif de la slam family, de réfléchir au caractère translingue de certains jeux de mots et à la question de leur traduction.
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« De Sud4science à 88milSMS (un grand corpus de SMS authentiques) : entre linguistique et informatique » par Rachel Panckhurst, publié le 01/04/2016
Rachel Panckhurst (enseignant-chercheur à l’université Paul-Valéry Montpellier 3) et ses collègues linguistes et informaticiens ont recueilli plus de 90 000 SMS en langue française à Montpellier en 2011. Une précédente conférence à l’ENS (Claudine Moïse, « La représentation de l’écriture SMS », 20/11/2012), retraçait l’organisation, le déroulement de la collecte de SMS « isolés » et l'analyse du questionnaire rattaché à cette collecte dans le cadre du projet sud4science Languedoc-Roussillon (http://www.sud4science.org et http://www.msh-m.fr/programmes-2011/sud4science-lr), lui-même intégré dans le projet international sms4science (http://www.sms4science.org, Fairon et al. 2006). Dans cette conférence, Rachel Panckhurst présentera la suite du déroulement du projet, jusqu’au dépôt du corpus, 88milSMS, sur la grille de services d’Huma-Num en juin 2014 (http://88milsms.huma-num.fr/, Panckhurst, Détrie, Lopez, Moïse, Roche, Verine, 2014), tout en expliquant pourquoi, dans une démarche pluridisciplinaire (située entre sciences du langage, informatique et traitement automatique des langues, TAL), l’équipe de chercheurs a décidé de fournir à la communauté scientifique et au grand public le corpus de SMS. Elle terminera par les applications envisageables, notamment en TAL.
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Système, norme, usage: proposition de modèle par Gilles Siouffi, publié le 22/03/2016
Septante, legging, T2, ou extime sont-ils « français » ? Y a-t-il une manière simple de répondre à cette question en ne recourant qu’aux termes système, norme, usage ? Le propos de cette présentation sera de repartir du schéma descriptif qu’a proposé Eugenio Coseriu à partir de 1952 pour essayer de clarifier un emploi possible de ces notions polyvalentes (on relève 4 entrées « Norme » dans le dictionnaire de Ducrot et Schaeffer par exemple) et parfois définies dans des sens peu compatibles. On reviendra sur les implications et les ambiguités de chacun de ces termes, on discutera des propositions de Coseriu, et on proposera un schéma explicatif nouveau, en nous appuyant sur des exemples.
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Temps et Chanson - Stéphane Chaudier et Joël July par Stéphane Chaudier, Joël July, publié le 17/11/2015
A l'occasion des Conf'apéros en sciences du langage, Stéphane Chaudier et Joël July analysent la relation qu'entretiennent les chansons avec le temps, à travers les chansons de Barbara et Alex Beaupain.
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Les troubles du langage par Nathalie Bedoin, publié le 19/10/2015
Les troubles du langage sont parfois sous-tendus par des difficultés attentionnelles. Des travaux sur deux déficits d'attention spatiale perturbant la lecture chez des dyslexiques seront présentés. Puis le cadre théorique de l'attention temporelle et des rythmes cérébraux (oscillations cérébrales) sera décrit pour montrer comment expliquer et évaluer la différence d'implication des hémisphères cérébraux gauche et droit dans le traitement de la parole, avec un exemples d'application dans l'épilepsie chez l'enfant.
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L’ironie, un cocktail dialogique? par Jacques Bres, publié le 26/02/2015
L’ironie fait partie, à l’instar de la métaphore, de ces plus vieux objets langagiers du monde qui stimulent la réflexion sans jamais l’épuiser. La présente conférence appréhendera l’ironie par son fonctionnement dialogique et par sa fonction interactionnelle de moquerie d’un discours : l’énoncé ironique procède d’une interaction particulière avec le discours qu’il prête à sa cible pour s’en moquer indirectement, et au-delà se moquer d’elle. Cette particularité nous semble tenir à l’association de trois ingrédients – (i) l’implicite de l’interaction dialogique, (ii) la discordance avec le cotexte et /ou le contexte, (iii) le jeu de l’énonciation – dont aucun ne lui appartient en propre, et qui font ici l’objet d’un assemblage permettant de définir l’ironie comme un cocktail dialogique. Cette hypothèse sera développée à partir d’un corpus d’exemples authentiques pris dans différents genres du discours : conversation, roman, théâtre, article de presse.
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Hommes et femmes ont-ils le même cerveau ? par Catherine Vidal, publié le 03/12/2014
Les femmes sont-elles « naturellement » douées pour le langage et les hommes bons en maths? Nos aptitudes et nos personnalités seraient-elles figées dans le cerveau depuis la naissance? Les recherches récentes montrent au contraire que, grâce à ses formidables propriétés de « plasticité », le cerveau fabrique sans cesse des nouveaux circuits de neurones en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue. Cette conférence traitera des apports des neurosciences pour comprendre le rôle de la biologie et de l’environnement socio-culturel dans la construction de nos identités de femmes et d'hommes.
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A la recherche des bases cérébrales des structures syntaxiques par Christophe Pallier, publié le 17/10/2014
Des arguments linguistiques montrent que les phrases, loin d'être de simples séquences de mots, peuvent être décrites par des structures syntaxiques complexes, organisées hiérarchiquement. Ces représentations possèdent-elles une existence concrète dans le cerveau humain lors de la perception et la compréhension des phrases en temps réel, et si oui, quelles aires cérébrales encodent ces structures ? D'autres domaines que le langage, notamment la musique et les mathématiques, font aussi appel à des représentations structurées hierarchiquement; il est légitime de se demander si les mêmes circuits cérébraux sous-tendent ces représentations quelque soit le domaine, ou bien si des circuits distincts sont recrutés. Nous présenterons une série d'expériences récentes réalisées dans notre laboratoire, qui tâchent de répondre à ces questions en utilisant l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf).
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Komankikose ? Ethologie de l'animal bavard par Jacques Cosnier, publié le 23/09/2014
Homo sapiens (Linnaeus, 1758), primate de savane physiquement peu doué, a du se munir de multiples prothèses et augmenter sa capacité crânienne pour survivre convenablement. Cela aboutit à ajouter une fonction supplémentaire aux systèmes de communication banals des autres Mammifères : la fonction représentative (ou « symbolique ») qui caractérise le langage. Jacques Cosnier présentera les réflexions d’un éthologue sur cet aspect très spécifique en se centrant particulièrement sur les échanges voco-verbaux et leur prototype : la conversation, forme sans doute jusqu’ici la plus répandue de la communication humaine, avec aujourd’hui ses variantes par écrans.
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Linguistique et enseignement du français : une perspective historique par André Chervel, publié le 21/03/2014
De la naissance (administrative) de la « linguistique française » dans les facultés des lettres des années 1960 à l’invention de la « transposition didactique » en 1985, il s’est écoulé 20 années riches en créations de périodiques universitaires, et en débats théoriques dont les échos sont encore perceptibles en ce début du XXIe siècle.
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Le langage de l'enfant : de l'éclosion à l'explosion par Aliyah Morgenstern, publié le 17/02/2014
L’enfant n’apprend pas la langue dans les grammaires, mais dans les interactions avec ses interlocuteurs et dans le bain de langage qui l’entoure, il s’approprie des formes en contexte, il les saisit dans leur dynamique et les remet à son tour en mouvement. En suivant pas à pas l’entrée de l’enfant dans la langue, on peut observer directement comment le discours, l’histoire de l’enfant, son expérience, ses émotions, ses jeux, ses relations aux autres et au monde, l’aident à façonner ses productions et combien le rôle des interlocuteurs adultes est primordial pour que cette appropriation se fasse aussi naturellement que possible.
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Les “formules” dans les discours politiques et institutionnels par Alice Krieg-Planque, publié le 30/01/2014
Cet exposé s’inscrit dans le cadre de l’analyse du discours. Il est consacré à la notion de “formule”, en tant qu’elle aide à saisir la manière dont les arènes publiques sont structurées dans et par le discours. Une “formule” peut être définie comme un ensemble de formulations qui, du fait de leurs emplois à un moment donné et dans un espace public donné, cristallisent des enjeux politiques et sociaux que ces expressions contribuent dans le même temps à construire. Par exemple, les expressions “tourisme durable”, “durabilité énergétique”, “développement durable et solidaire”… peuvent être considérées comme des réalisations diversifiées de la formule “développement durable”. Cette conférence est l’occasion de rappeler l’origine de la notion de “formule”, de préciser la définition proposée, et de souligner les propriétés remarquables des formules (figement, caractère polémique...). Elle permet aussi d’observer quelques exemples précis, de façon à montrer en quoi les approches formulaires sont utiles à la compréhension des discours politiques, médiatiques et institutionnels contemporains.
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Linguistique de terrain sur langues en danger d'Amazonie par Antoine Guillaume , publié le 09/12/2013
Dans cet exposé, Antoine Guillaume présente quelques aspects de ses travaux de recherche sur des langues amérindiennes parlées en Amazonie bolivienne et de leur contribution à la linguistique générale. Cette discussion l'amène à parler de la diversité des langues, de la linguistique typologique et de la recherche des universaux du langage, de la problématique des langues en danger et de la pratique de la linguistique de terrain auprès des locuteurs de langues à tradition orale peu ou pas décrites.
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Du morphème à la période : extension du domaine de la syntaxe par Alain Berrendonner, publié le 15/11/2013
Entre la syntaxe, qui produit des modèles de la phrase, et l'analyse du discours, qui est faite à base de concepts essentiellement pragmatiques, il existe une discontinuité théorique, qui se manifeste par le recours de part et d'autre à des unités d'analyse disparates. Il s'agira d'examiner comment réduire cet hiatus, et sur quels principes pourrait être fondée une syntaxe unifiée, qui décrive de manière homogène la combinatoire depuis le rang du morphème jusqu'à à celui de certaines unités de discours "transphrastiques".
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Les Figures comme réalités discursives par Marc Bonhomme, publié le 08/02/2013
En dépit des multiples mises au point théoriques qu'elles ont suscitées depuis l'Antiquité, les figures comportent des zones d'incertitude qui alimentent encore de nombreux débats. Nous nous proposons d'aborder deux questions complémentaires posées par les figures: 1) Sur le plan de leur statut, sont-elles "du discours", "de style" ou "de rhétorique"? A partir des exemples représentatifs que sont l'hyperbole, la métonymie et le mot-valise, nous montrerons que les figures constituent avant tout des réalités discursives qui exploitent les variations et les ramifications inhérentes à la langue. 2) Sur le plan de leur fonctionnement, les figures trouvent-elles leur terrain privilégié dans les productions stylistiques de la littérature ou contribuent-elles au rendement des discours les plus ordinaires? Nous appuyant sur le cas-type de la métaphore publicitaire, nous verrons que cette figure est en fait au coeur de la valorisation des annonces, qu'elle confirme les valeurs médiatiques établies ou qu'elle crée des valeurs inédites, sources de nouveaux modèles de consommation."
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Mesure et démesure du discours. Nicolas Sarkozy 2007-2012 par Damon Mayaffre , publié le 20/12/2012
Le sarkozysme constitue une rupture dans l’histoire politique de la Ve République. Dénonçant la pensée unique, rompant avec les codes lexicaux ou la bienséance discursive, Nicolas Sarkozy invente, jusqu’à choquer, une nouvelle forme d’expression dissensuelle au service d’une idéologie néo-droitière ou post-État providence. L’étude logométrique, faite de lecture hypertextuelle et de statistique textuelle, permet de prendre la mesure des discours. Le corpus des discours de Sarkozy (2007-2012) est systématiquement passé au crible des logiciels TXM (Ens-Icar-Lyon) et HYPERBASE (Uns-Bcl-Nice). Les conclusions sont fortes : le parler Sarkozy constitue une rupture dans l’histoire du discours politique sous la Ve République, faisant basculer la droite républicaine française vers un au-delà.
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La représentation de l’écriture SMS par Claudine Moïse , publié le 18/12/2012
Cette communication retrace l'organisation, le déroulement de la collecte de SMS «isolés» et l'analyse du questionnaire rattaché à cette collecte dans le cadre du projet sud4science Languedoc-Roussillon, lui-même intégré dans le projet international sms4science.
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Les origines du langage et le développement de la pensée symbolique par Christophe Coupé, publié le 28/09/2012
Parmi les nombreuses aptitudes qui ont été proposées pour distinguer l’espèce humaine du reste du règne animal, la capacité à créer et à manipuler des symboles revient très fréquemment. Elle joue en particulier un rôle fondamental dans notre système de communication, comme déjà noté il y a près d’un siècle par Ferdinand de Saussure avec le concept d’arbitraire du signe. Dans cette présentation, Christophe Coupé aborde la vaste question des origines du langage en prêtant tout particulièrement attention au développement de la pensée symbolique. Afin de mieux caractériser ce qui fait notre spécificité et comment celle-ci a vu le jour, il tente de mettre en rapport ce que nous disent à ce sujet différents champs scientifiques comme l’archéologie, l’étude de la communication animale ou encore la modélisation informatique.
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Alexis Jenni, L'Art français de la guerre par Alexis Jenni, Clifford Armion, publié le 03/09/2012
Entretien (dans le cadre des Assises Internationales du Roman de Lyon) avec l'écrivain Alexis Jenni, auteur de "L'art français de la guerre", prix Goncourt 2011.
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De l'intérêt des postures énonciatives de co-énonciation, sous-énonciation, sur-énonciation pour l'interprétation des textes (en classe) par Alain Rabatel, publié le 22/03/2012
Cette conférence présente les différentes postures énonciatives. Elle commence par distinguer la co-énonciation de la co-locution et définit les postures à partir du rôle des énonciateurs dans la co-construction des points de vue (PDV) : la co-énonciation correspond à la co-construction par les locuteurs d’un PDV commun, qui les engage en tant qu’énonciateurs. La sur-énonciation est définie comme la co-construction inégale d’un PDV surplombant et la sous-énonciation consiste en la co-construction inégale d’un PDV dominé. La deuxième partie illustre le rôle de ces diverses postures dans l’analyse et l’interprétation des textes dans le but d’optimiser leur exploitation didactique en dégageant les enjeux énonciatifs et les positionnements interactionnels sous-jacents à la construction des PDV.
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Comment une langue crée et recrée sa grammaire? Perspectives historiques et comparées sur une spécificité grammaticale du français par Anne Carlier, publié le 02/03/2012
Existe-t-il des langues sans grammaire ? Comment se crée la grammaire d'une langue ? Une langue peut-elle complètement changer de système grammatical au cours de son histoire ? Telles sont les questions qui sont abordées dans cette conférence.
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Des nombres en lumière : explorations linguistiques de l'univers numérique par Bertrand Richet , publié le 02/02/2012
Les nombres constituent un territoire étrange, et pas seulement pour les linguistes. Il n'est qu'à songer au statut du « savoir compter » à l'école, à la fascination qu'exerce la numérologie sur de nombreux esprits et à la mainmise des chiffres et des notations sur notre société contemporaine pour avoir une idée de l'ampleur du phénomène. Mais ce n'est pas directement cela qui va nous préoccuper. Pour le linguiste et le traductologue que nous sommes, les nombres sont un terrain propice non seulement à la détermination des modalités de l'organisation du sens en langue et en discours, mais aussi à la mise au jour d'un facteur culturel dont on aurait pu considérer a priori qu'il était secondaire, le monde mathématique se donnant au départ comme universel.
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Le traitement de la liaison en Français : approche psycholinguistique par Elsa Spinelli , publié le 09/12/2011
Au niveau du locuteur et de la production du langage parlé, le phénomène de liaison introduit des modifications notoires dans la réalisation des items liés par rapport à leurs formes canoniques produites en isolation. Le phénomène de liaison implique d'une part la prononciation d'un segment (phonème latent) qui est absent lorsque le mot est produit en isolation, et d'autre part la resyllabation du mot suivant qui prend le phonème latent comme segment initial (ex: un petit avion sera resyllabé un.pe.ti.ta.vion). En conséquence, du point de vue de l'auditeur et donc de la compréhension des séquences sonores, le phénomène de liaison crée des ambiguïtés transitoires dans la chaîne parlée.
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Les Fang d’Afrique centrale : synoptique de recherches récentes sur l’origine d’une langue, d’une population, d’une culture par Lolke van der Veen , publié le 09/12/2011
Les Fang d'Afrique centrale occidentale n'ont cessé de fasciner explorateurs, militaires, commerçants, missionnaires et anthropologues occidentaux, dès les toutes premières rencontres aux 18ème et 19ème siècles de notre ère. De nos jours, de nombreuses populations de cette région d'Afrique, y compris les Fang eux-mêmes, croient fermement que la langue fang et ses locuteurs n'ont pas une origine bantu (comme la majeure partie des populations de la région) mais soudanaise ou égyptienne, voire pharaonique ! Ont-elles raison ? S'agit-il d'une réalité ou d'un mythe ? Que nous dit la science ?
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Entre blanc et voix, syntaxe et ponctuation. Fragments de littérature du XXe siècle par Véronique Braun Dahlet , publié le 08/12/2011
Lorsqu'elle s'est imposée comme support de l'écrit, la page a affranchi la pensée de la perception immédiate du monde. Cet exposé part de l'évolution de l'usage de la page, pour ensuite montrer comment l'écriture littéraire, après la poésie, s'est saisie de la ponctuation et de la syntaxe pour en faire des formants d'une esthétique littéraire. Ce faisant, on observera le paradoxe qui consiste à rendre sensible la linéarité de l'écrit sur le blanc de la page pour faire advenir de la voix dans la parole écrite.
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Pour une approche énonciative de la poésie par Michèle Monte, publié le 18/04/2011
Pendant longtemps a prévalu dans l'approche linguistique de la poésie une perspective structuraliste qui, dans la lignée des travaux de Roman Jakobson et Nicolas Ruwet, insistait sur la clôture du texte et sur le rôle du travail sur le signifiant. Les travaux plus récents de Marc Dominicy plaidant pour une modalité sémantique propre à la poésie sans renier l'apport jakobsonien n'ont pas rencontré tous les échos qu'ils méritaient. Quant au tournant énonciatif qui a marqué une partie de la linguistique à partir des années 1980, il a curieusement fort peu affecté les recherches sur la poésie, alors que le lyrisme, une de ses composantes les plus couramment mises en avant, est bien un phénomène d'ordre énonciatif.
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Les langues au carrefour de la cognition par Catherine Fuchs, publié le 05/04/2011
Faculté supérieure spécifique à l'espèce humaine, le langage est central pour diverses disciplines engagées dans l'étude du fonctionnement de l' « esprit-cerveau ». Au sein de ce champ, dit des sciences cognitives, la linguistique occupe une place à part : c'est en effet à partir de l'observation des langues dans leur diversité qu'elle tente d'appréhender les propriétés générales du langage.
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Diglossie et interlecte : créoles et français aujourd'hui dans les quatre départements français d'outre-mer par Lambert-Félix Prudent, publié le 01/02/2011
Malgré de longs débats en cours sur le sujet, les créoles ne constituent pas à proprement parler un type linguistique spécifique. Ces langues sont dites créoles pour deux séries de raisons, l'une historique et l'autre sociolinguistique. D'une part, elles sont nées d'une histoire coloniale qui voit les Européens au XVIIème siècle fonder avec leurs esclaves venus d'Afrique ou de l'Océan indien une nouvelle unité sociale et anthropologique, l'habitation ; d'autre part, leur niche écologique les inscrit dans un système duel, où placées sous tutelle de la langue coloniale, elles sont affectées d'un coefficient de minoration symbolique que l'on a arbitrairement appelé après 1959, la diglossie.
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Geler/dégeler les paroles : pourquoi, comment ? par Benoît Habert, publié le 11/10/2010
Pour étudier l'oral, la parole sous toutes ses formes, on n'enregistre plus sur une cassette pour transcrire à la main ou à la machine à écrire. Le son est désormais mémorisé sous forme numérique, tout comme la transcription. Ce "tout numérique" facilite les copies, les échanges, la coopération à distance. Cette commodité masque pourtant de grandes fragilités. On sait mal aujourd'hui produire des données de recherche numériques qui seront encore utilisables dans vingt ou trente ans. Les solutions scientifiques, humaines et techniques pour pouvoir "dégeler" plus tard les données constituées aujourd'hui, "gelées" donc, pour reprendre Rabelais, sont présentées à partir d'un projet pilote d'archivage numérique pérenne de données orales en sciences humaines et sociales. Préserver pour plus tard, ce n'est pas simplement sauvegarder, mais choisir et organiser ce qui est précieux aujourd'hui pour demain.
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Jack Lang - Diffusion et protection des biens culturels par Jack Lang, publié le 28/09/2010
Dans le cadre du Forum Libération qui se tenait à Lyon les 24, 25 et 26 septembre 2010, Jack Lang a répondu à nos questions sur la loi HADOPI et sur ses différentes initiatives dans le domaine de la diffusion des savoirs. Il dresse le bilan des politiques de protection des oeuvres et d'accès à la culture, notamment dans le contexte des établissements scolaires.
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La linguistique textuelle : entre stylistique et analyse de discours par Jean-Michel Adam, publié le 20/09/2010
Il a fallu presque un demi-siècle pour que la linguistique textuelle - d'origine assez largement anglo-saxonne - finisse par s'imposer en France. Cette conférence procèdera par problèmes et questions : y a-t-il continuité entre grammaire de phrase et grammaire de texte? Pour quelles raisons épistémologiqes la linguistique textuelle peut-elle prétendre dépasser les limites des grammaires de textes et des typologies de textes (types de textes et genres de textes) ?
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Lingua Franca: une langue métisse pour l'histoire de quelle Méditerranée? par Jocelyne Dakhlia, publié le 10/05/2010
Dans le cadre des Conf'apéros de l'ENS de Lyon, Jocelyne Dakhlia nous fait partager son intérêt pour la lingua franca. C'est ici le point de vue d'une historienne qui éclaire un objet linguistique. Il ne s'agit pas d'étudier les structures de la langue franque, mais plutôt son rôle dans les échanges commerciaux, culturels et diplomatiques rendus possibles par cet outil de communication qui unissait déjà au Moyen Age les rives de la Méditerranée...
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Diachronie et langue ancienne : une approche spécifique par Sophie Prévost, publié le 07/12/2009
Etudier la langue ancienne a été la norme pendant des siècles. Le fait de travailler sur des états de langue contemporain a permis d'autres approches, le recours à une méthodologie et des modes de raisonnement qui ne sont possibles que lorsque l'on travaille sur une langue avec locuteurs. Travailler sur une langue ancienne ne relève donc plus de l'évidence : nous n'avons qu'une vision partielle de cette langue (pas d'oral), nous ne pouvons recourir à l'introspection (pas de compétence) et notre connaissance de la langue s'est construite par les textes, qui sont précisément notre objet d'étude (d'où une possible circularité, et le fait que le possible de langue tend à rejoindre le possible matériel). A cela s'ajoute le fait que le linguiste, locuteur du 21ème siècle, se trouve nécessairement dans une position anachronique vis-à-vis de son objet. Connaître et décrire les propriétés de l'objet « langue ancienne » de façon plausible suppose de tenir compte de ces différentes spécificités.
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Les motivations du signe linguistique : vers une typologie des relations signifiant/signifié par Georges Bohas, Didier Bottineau, publié le 17/11/2009
Le principe de l’arbitraire du signe va tellement de soi qu’il n’a jamais autant mérité qu’on le reconsidère : à la lumière de constats empiriques fournis par l’observation des langues, dans le cadre de modèles théoriques fondant leur cohérence, et dans le contexte de réflexions renouvelées sur les notions même de signe, de parole et de langue, envisagées comme actions et comme expérience humaine.
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De l'universel au spécifique : analyse translinguistique du babillage par Sophie Kern , publié le 05/11/2009
A l'heure actuelle, tout le monde s'accorde pour souligner l'importance de la période prélinguistique et en particulier de l'étape du babillage dans le développement langagier de l'enfant. Par contre, bien que nos connaissances à propos du babillage se soient considérablement améliorées depuis les travaux princeps de Jakobson, toutes ne font pas l'unanimité et il reste des zones d'ombre en particulier sur l'influence de la langue environnante sur les caractèristiques segmentales du babillage. Nous apporterons notre éclairage à cette problématique en présentant les résultats d'une étude longitudinale portant sur les sons en isolation et les associations inter- et intra-syllabiques de 26 enfants entre 8 et 12 mois en voie d'acquisition de langues différentes (français, roumain, flamand, tunisien, turc et anglais). Globalement, les données révèlent peu de changements entre 8 et 12 mois et peu de différences inter langues.
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Du discours politique au discours populiste. Un nouveau défi pour la démocratie par Patrick Charaudeau , publié le 02/11/2009
Une première difficulté se présente lorsqu'on veut définir le «populisme». En effet, on ne peut que constater la diversité d'emploi de ce terme. On remarquera d'abord que dans usage courant, il finit par perdre de sa spécificité. En effet, il est souvent employé comme équivalent de démagogique, de poujadiste, parfois de raciste, parfois même de fasciste. Lorsque les sujets parlant sont des acteurs politiques, on remarque que le terme de populisme est employé aussi bien par la droite que par la gauche pour stigmatiser le parti adverse ou pour se défendre de la stigmatisation adverse. La plupart du temps, pour la droite, la gauche est populiste en ce qu'elle manipule les classes ouvrières et populaires ; pour la gauche, la droite est populiste parce qu'elle manipule les classes moyennes et populaires (peu politisées) par des discours qui cherchent à toucher l'émotion la plus primitive (la peur). Autrement dit, dans un cas comme dans l'autre, le populiste, c'est l'autre, qui pour s'exprimer emploierait une rhétorique simpliste. Enfin, pour ajouter à la diversité d'emplois et de sens de ce mot, certaines personnalités politiques vont jusqu'à revendiquer la qualification de populiste en lui donnant un sens positif : «Si être populiste, c'est reconnaître au peuple la faculté d'opinion, le droit de l'exprimer et l'écouter, alors, oui, car du même coup, c'est être démocrate» (J.M. Le Pen). Dans cette intervention, on se propose d'aborder la question du populisme par le discours, en cadrant le discours populiste dans les caractéristiques générales du discours politique, puis en en décrivant les spécificités qui montrent le problème nouveau qui se pose aux démocraties modernes.
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Gestures of negation par Wendy Leeds-Hurwitz, Simon Harrison, publié le 27/08/2009
Wendy Leeds-Hurwitz introduces the conference by establishing a historical context for interaction and gesture studies. She describes how numerous scholars (Efron, Bateson, Birdwhistell, etc.) and numerous fields (proxemics, paralanguage, kinesics, etc.) mark critical moments in the history of interaction studies generally, and gesture studies specifically. Simon Harrison presents his PhD research on gestures of negation in English. Focusing on form and linear structure, he describes the different gestures that speakers synchronise with negative speech acts and show how they organise those gestures in relation to their speech. His main argument is that multimodal negative utterances integrate grammar and gesture at symbolic, functional, and conceptual levels.
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De l'audition à la production orale: l'émergence des mots chez le bébé par Yvan Rose, publié le 30/06/2009
Les études linguistiques portant sur les bébés offrent des portraits parfois très différents de l'acquisition de la langue maternelle. D'une part, les psychologues dépeignent souvent les capacités perceptuelles du bébé en termes de traitement statistique. D'autre part, les linguistes décrivent les productions précoces en termes d'unités (sons et combinaisons de sons) plus ou moins complexes. Yvan Rose offre ici des pistes permettant d'intégrer ces deux ensembles de travaux de manière cohérente, en établissant une relation entre perception auditive et production orale dans la compétence langagière émergente de l'enfant.
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Quelle(s) place(s) pour les œuvres traduites ? par Yves Chevrel, publié le 27/05/2009
Intervenant dans le cadre d'une journée d'études consacrée à la place des traductions dans une bibliothèque de recherche, Yves Chevrel se place du point de vue du lecteur d'oeuvres traduites pour aborder les trois points suivants : 1/ Qu'est-ce qui indique qu'une oeuvre traduite est une oeuvre seconde ? 2/ Comment partir en reconnaissance des oeuvres traduites ? 3/ Qu'est-ce qui justifie l'existence des oeuvres traduites ?
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La langue française au rythme des dictionnaires et de leur métamorphose : de l'incunable à l'espace virtuel par Jean Pruvost, publié le 30/01/2009
Jean Pruvost retrace pour nous l'épopée des dictionnaires en soulignant les avancées techniques successives qui ont marqué chacune des étapes de cette évolution, de l'incunable aux nouveaux espaces virtuels où se déploiera le dictionnaire de demain.
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Des propriétés des langues et de leur enseignement par Claude Hagège , publié le 19/12/2008
"La clé des langues, c'est quoi, MAIS C'EST L'AMOUR !" s'exclame un Claude Hagège facétieux et pétulant qui, de boutade en anecdote, nous offre un florilège d'éléments de réflexion sur les langues et la manière dont nous devons les considérer et les apprendre.
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Qu'est-ce que l'analyse du langage de l'enfant peut nous dire sur le langage en général ? par Frédéric François, publié le 27/11/2008
A travers l'étude de récits et de dialogues d'enfants, Frédéric François montre comment apparaît chez l’enfant une autre façon d’être avec les mots et le langage, une "raison ludique", qui disparaîtra ensuite. Il inverse ainsi la méthode usuelle qui voit dans le langage de l'enfant un stade de développement primitif et inabouti et voit comment l'enfant au contraire sait réunir et faire entrer en contact des espaces qui chez l'adulte sont incompatibles. L'enfant, parce qu'il s'inquiète du rapport entre les mots et les choses, parce qu'il joue avec le présent et l'absent, le réel et l'imaginaire, parce qu'il sait entrer dans le domaine de l'inutile…, peut alors être vu comme un philosophe et un littérateur précoce.
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Les enjeux de la diversité linguistique et l'intérêt de la typologie par Stéphane Robert, publié le 03/10/2008
Faculté humaine universelle, le langage a cette propriété paradoxale de présenter une grande diversité sous la forme de près de 6000 langues différentes. Stéphane Robert prend le temps d'illustrer plusieurs expressions de cette diversité linguistique avant de montrer l'intérêt de son étude, d'un point de vue historique, cognitif et surtout structurel.
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Le renouveau de la linguistique historique : apports et perspectives par Bernard Combettes, Kévin Pinault, publié le 04/07/2008
Bernard Combettes commence par nous exposer les causes des grands changements qu'a connus la linguistique diachronique - tant au niveau des méthodes que des résultats - depuis 15-20 ans : une évolution de la linguistique en général et de profonds changements dans le travail sur les corpus. Il poursuit avec quelques réflexions sur le changement linguistique et la notion de variation, reconnaissant que nos "soucis" pourraient bien balayer les "problèmes" d'un homme de sa génération, pour qui "trop" ne saurait évincer "très". Pour finir, B. Combettes nous lance sur quelques pistes à explorer dans quelques domaines encore vierges de la linguistique diachronique.
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Organisation du lexique et typologie lexicale par Peter Koch, publié le 23/05/2008
La typologie linguistique étudie les ressemblances entre différentes langues, d'un point de vue grammatical, phonique ou lexical. Peter Koch, professeur à l'Université de Tübingen, nous présente ici les enjeux de la typologie lexicale.
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Le langage du texte traduit par Tiphaine Samoyault, publié le 02/04/2008
"On ne parle jamais qu'une seule langue, on ne parle jamais une seule langue." Tiphaine Samoyault part de cette citation de Derrida pour illustrer le dilemme du traducteur, partagé entre l'impératif de tout traduire et le constat de l'impossibilité de la traduction. C'est en naviguant entre ces deux extrêmes, ces deux propositions à la fois contradictoires et complémentaires, que l'on découvre que, loin de violer l'intégrité du texte, la traduction est ce qui permet d'en révéler les possibilités, d'en actualiser les variables.
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Le Cadre européen commun de référence pour les langues : Entretien avec Daniel Coste par Daniel Coste, publié le 05/02/2008
Professeur émérité à l'ENS LSH et directeur de recherches à l'université Paris 3 Sorbonne nouvelle, Daniel Coste a participé au travaux du groupe Langues vivantes du Conseil de l'Europe, qui est à l'origine du CECR.
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Mécanismes et motivations du changement grammatical par Alain Peyraube, publié le 22/06/2007
Comment et pourquoi les structures grammaticales et syntaxiques évoluent au fil des ans.
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De l'importance d'une langue bien vivante par Alain Peyraube, publié le 22/06/2007
Peut-on maîtriser la langue, jusqu'à en supprimer les irrégularités et en arrêter l'évolution ? L'auteur puise dans la littérature pour nous mettre en garde contre toute tentation de régularisation sclérosante de la langue et illustrer les potentialités qu'offre son élasticité.
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L'évolution des langues par Lene Schoesler, publié le 14/05/2007
Si le changement est inhérent au langage, toutes les langues n'évoluent pas au même rythme et, dans une langue donnée, tout n'est pas destiné à changer. Malgré ces changements, les générations parviennent à se comprendre. Pourquoi et comment les langues changent-elles ?
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Origine et évolution du langage par Bernard Victorri, publié le 10/05/2007
Jusqu'au 19e siècle, les hypothèses les plus farfelues ont été émises sur l'origine du langage. Ce n'est qu'avec la consolidation de la recherche sur l'hominisation depuis quelques dizaines d'années qu'a pu être élaboré un scénario sérieux sur l'origine du langage.
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