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Cinéma

Martin Scorsese - publié le 20/10/2015

Lorsqu’il découvre le roman ((Wiseguy)) de Nicholas Pileggi, Scorsese est séduit. Mais il veut arrêter les films de gangsters. Il en a déjà fait beaucoup. C’est Michael Powell qui le fait changer d’avis : le scénario est drôle et finalement, personne n’a montré à l’écran comment vivent ces truands. Les Affranchis est une sorte de plongée anthropologique documentaire dans le quotidien des malfrats expédiant leurs affaires courantes : boulot, amitié, déjeuners chez (...)

Brigitte Gauthier - publié le 08/10/2015

Professeur à l’Université d’Evry, Brigitte Gauthier dirige le laboratoire de recherche SLAM (Synergies Langues Arts Musique), l’axe SCRIPT et le Master Langues et Image. Elle nous parle de son ouvrage ((L'enseignement du cinéma aux Etats-Unis)), dans lequel elle détaille l'historique des formations proposées par les grandes écoles de cinéma américaines, ainsi que les spécificités de leurs cultures cinématographiques.

Lionel Gerin - publié le 01/10/2015

Lionel Gerin, professeur d'anglais au lycée Ampère de Lyon et cinéphile averti, nous donne ici son point de vue sur Paris, Texas, le dixième long métrage de Wim Wenders.

Brigitte Gauthier - publié le 29/06/2015

Brigitte Gauthier nous offre un parcours de formation accéléré en écriture de scénario, reprenant les grands principes des ouvrages américains qui font aujourd’hui l’unanimité chez les scénaristes, comme le célèbre Story de Robert McKee dont elle a assuré la traduction française…

Lionel Gerin - publié le 18/06/2015

Voix distantes parce que lointaines. Et vies bien vivantes (à l'opposé des natures mortes que suggérerait une traduction littérale). Instantanés plutôt, qui prennent/reprennent vie. Photos. Photos de famille. Mariages, baptêmes, décès. Liverpool, années 40 et 50. Une famille ouvrière. Un père violent. Une mère aimante. Premier long-métrage de Terence Davis, Distant Voices, Still Lives est un coup d'essai de maître. L'enfance, l'adolescence revisitées, on connaît. Pourtant ici (...)

Lionel Gerin - publié le 03/06/2015

Quelle est cette lumière inaugurale? Un début (naissance)? Une fin (Near Death Experience)? Quelle est cette langue? Inhumaine? Préhumaine? C'est peu dire que les premiers instants d'((Under the Skin)) sont étranges et immédiatement prenants. Quelque chose se passe, sur l'écran. Une vingtaine de minutes mutiques, répétitives, hypnotiques, comme l'est en définitive tout le film.L'argument semble mince: des extra-terrestres sont en chasse. Le gibier? les hommes. L'appât? une créature. (...)

publié le 21/05/2015

Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, une jeune héritière, Bathsheba Everdeene doit diriger la ferme léguée par son oncle. Femme belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous à commencer par ses ouvriers. Bathsheba ne se mariera qu’une fois amoureuse. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oake, le riche voisin Mr Boldwood et le Sergent Troy. Parenthèse Cinéma nous permet de (...)

Lionel Gerin - publié le 26/03/2015

Connaissez-vous Lubitsch? On lui doit quelques unes des meilleures comédies des années 1930-40. Connaissez-vous la Lubitsch's touch? Si vous répondez non, de grands plaisirs de cinéma vous attendent. Élégance et finesse. Commençons donc par un sommet, un chef d'oeuvre: ((To Be or Not to Be)). Mais pour mieux en apprécier le sel, un peu d'histoire. Juif Berlinois, Lubitsch, amoureux fou de théâtre, rejoint le cinéma comme homme à tout faire, puis acteur. Dés 1913, il est l'égal de (...)

Wendy Everett - publié le 02/03/2015

Examining Terence Davies’s adaptation of Edith Wharton’s ((The House of Mirth)), this article identifies ways in which the creative interpretation of the filmmaker may serve to open up new insights into both the original text and the language of cinema itself. It considers, in particular, aspects such as music, painting, and visual metaphor in its presentation of cinema as an essentially multilayered and complex medium which requires of the spectator an imaginative and creative engagement, (...)

Lionel Gerin - publié le 26/02/2015

John Ford est l'un des plus grands, sans contestation possible. Citons Orson Welles, interviewé sur les cinéastes importants à ses yeux, qui répondait:"Les vieux maîtres, c'est à dire John Ford, John Ford et John Ford." ((L'Homme qui tua Liberty Valance)) est l'avant-dernier western de John Ford et l'un de ses derniers films. Ford a contribué, et comment!, à forger la légende de l'ouest, il en est l'un des "inventeurs". Il est donc passionnant de voir son regard vieillissant sur le (...)

Lionel Gerin - publié le 15/01/2015

Écosse. Un village minier près d'Édimbourg. 1945. Un enfant, son frère, leur grand-mère maternelle. Un prisonnier allemand.Mort de la grand-mère. Orphelinat. Grand mère paternelle. Un oncle. L'orphelinat encore. L'adolescence. La mine. Service militaire en Égypte. Rencontre de Robert. Ouverture. Les dialogues? Presque aucun. La musique? Aucune. L'action? Survivre. Le résultat? Au-delà des mots. Saisissement total. Comment en effet parler d'une telle œuvre? C'est un coup (...)

Lionel Gerin - publié le 09/12/2014

1978. ((Deer Hunter)) / ((Voyage au bout de l'enfer)). Bien qu'avare du mot, je l'ose ici: chef d'œuvre absolu. N'en déplaise aux détracteurs, à ceux qui y voient, à grand tort, un film (de plus) sur le Vietnam. ((Deer Hunter)) est un immense film, profondément américain. Faut-il être aveugle pour y lire un message impérialiste, malgré cette dernière scène poignante, si souvent incomprise. Chef d'oeuvre, donc. Presque trois ans plus tard, sort ((Heaven's Gate)), le plus grand (...)

Lionel Gerin - publié le 28/11/2014

Pour inaugurer cette rubrique, je ne pouvais choisir aucun autre film. C'est une œuvre qui m'est chère, unique, dans tous les sens du terme, un diamant noir dans la cinéphilie mondiale, une pierre noire dans la nuit de l'enfance. Charles Laughton, immense acteur (de ((Mutiny on the Bounty)) à ((Quasimodo)), de ((Hobson's Choice)) à ((Spartacus)), passant de la comédie au drame, du film noir au péplum) réalise là son seul film, qui est depuis une des références absolues des (...)

Annael Le Poullennec - publié le 19/11/2014

Vous trouverez sur cette page les textes et images réunis à l’occasion de l’Exposition Afrique du Sud, réalisée par la bibliothèque de l’Université d’Evry dans le cadre du colloque SCRIPT. Annael Le Poullennec évoque ici les grandes étapes et les grands films qui jalonnent l’histoire du cinéma sud-africain.

Julien Buseyne - publié le 07/11/2014

((District 9)) de Neil Blomkamp (2009) projette la structure de l’Apartheid dans un univers de science-fiction où les extraterrestres dont le vaisseau s’est échoué au dessus de Johannesburg sont victimes d’une forme de ségrégation.

Ethel Montagnani - publié le 06/11/2014

Spécialiste de Walt Disney et de la langue produite par Disney pour ses films d’animation, Ethel Montagnani nous parle de la vision de la communauté noire par Disney et particulièrement dans ((La Princesse et la Grenouille)).

Stéphane Sitayeb - publié le 06/11/2014

Stéphane Sitayeb propose une analyse de ((The Heart of Whiteness)) (2005), un road movie documentaire de Rehad Desai qui interroge l’identité des blancs en Afrique du Sud.

Annael Le Poullennec - publié le 06/11/2014

Annael Le Poullennec propose une étude de l'espace sud-africain post-apartheid par l’intermédiaire des films. Après quelques rappels sur l’histoire de la ségrégation en Afrique du Sud et une brève introduction au cinéma sud-africain, elle évoque la problématique de l’espace, à l’échelle nationale et urbaine, dans la réinvention de la nation sud-africaine après la fin de l’Apartheid. Elle s’arrête notamment sur les dichotomies ville/campagne, township/suburb, (...)

Monique Peyrière, Julien Buseyne - publié le 05/11/2014

Après avoir réalisé un film sur les sans-abris aux Etats-Unis, Lionel Rogosin part avec une équipe de tournage en Afrique du Sud en déclarant aux autorités locales qu’il veut produire un documentaire sur la musique. Filmé clandestinement par un réalisateur américain blanc dans Sophiatown, un township noir de Johannesburg, ((Come Back Africa)) nous montre la vie des communautés noires sous l’apartheid. Entre brimades et défiance, le film de Lionel Rogosin expose les relations (...)

Bertrand Tavernier, Clifford Armion - publié le 20/10/2014

Dans le cadre du Festival Lumière 2014, Bertrand Tavernier évoque certaines grandes étapes de l’histoire du cinéma américain depuis les années 20 jusqu’aux années 60. Ancien critique, celui que l’on connait surtout pour ses films (((L'Horloger de Saint-Paul)), ((Un Dimanche à la campagne)), ((Dans la brume électrique))…) est aussi l’auteur de plusieurs livres sur le cinéma, notamment Amis Américains, un important ouvrage d’entretiens avec les grands auteurs d’Hollywood (...)

Giovanni Robbiano - publié le 16/09/2014

((Charulata)) (1964) est également connu sous son titre anglais : ((The Lonely Wife)) (((La femme solitaire))). Ce film est une adaptation du roman ((Nastanirh)) (((Le nid brisé))) de Rabindranath Tagore, publié en 1901. Les acteurs principaux sont Madhabi Mukherjee, Sailen Mukjerjee et Soumitra Chatterjee dans les rôles principaux de Chârulatâ, son mari Bhupati et son cousin Amal. Comme la plupart des films de Ray, ce film est en noir et blanc et dure 117 minutes. Il en a également (...)

Brigitte Gauthier - publié le 15/09/2014

Il y a quelque chose de délicat, subtil, dans l’œuvre du cinéaste Satyajit Ray. Il nous prend par la main et nous invite à pénétrer une culture autre en douceur. On est immédiatement happé par son univers même si la langue et la culture sont distantes. Comment parvient-il à se faire l’ambassadeur de l’Inde en pleine mutation ? On suit ses films de l’intérieur. On est invité à placer notre regard au centre du film et non à l’extérieur, sans pour autant à aucun moment (...)

Clifford Armion - publié le 25/08/2014

Nous sommes dans les années 1870, quelque part dans le Far West américain. Jon (Mads Mikkelsen), un pionnier danois, vient de retrouver sa famille fraîchement immigrée après plusieurs années de séparation. Mais le fermier, qui se trouve être un ancien soldat, est brutalement tiré de sa vie laborieuse et tranquille par le frère d’un violent chef de gang… Avec Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Mikael Persbrandt et les participations d'Eric Cantona et Jonathan Pryce.

Walter Hill, Yves Bongarçon, Marion Coste - publié le 21/05/2014

Le 10 octobre 2016, à l'occasion du Festival Lumière, Walter Hill est venu donner une Masterclass à la Comédie Odéon à Lyon. L'entretien mené par Yves Bongarçon est l'occasion de revenir sur le parcours de ce géant du cinéma américain. Producteur, réalisateur et scénariste, il a notamment produit les trois premiers ((Aliens)), et réalisé le film ((48 heures)), avec Nick Nolte et Eddie Murphy.

Clifford Armion - publié le 13/05/2014

Après ((Frances Ha)) (Noah Baumbach, 2013), voici une nouvelle comédie New Yorkaise rafraîchissante. Production franco-américaine de Ruben Amar et Lola Bessis, ((Swim Little Fish Swim)) nous plonge dans l’univers de la colocation assumée. Une jeune artiste française, Lilas, squatte le canapé d’un couple que tout semble séparer. Leeward, musicien qui n’a jamais enregistré un disque, croit en l’idéologie contestataire des années 60 et refuse de compromettre son ‘intégrité (...)

Clifford Armion - publié le 20/01/2014

En adaptant cette comédie de Shakespeare, Joss Whedon marche dans les pas de l’illustre Kenneth Branagh qui avait fait de ((Much Ado)) un film remarqué en 1993. Le pari pouvait sembler ambitieux, même prétentieux, et pourtant le résultat est une comédie de mœurs toute en finesse qui respecte et met en valeur l’œuvre du dramaturge élisabéthain.

Jerry Schatzberg - publié le 15/11/2013

Jerry Schatzberg started his career as a photographer and made his debut as a film director with ((Puzzle of a Downfall Child)) in 1970. Three years later he won the Cannes Film Festival Grand Prix for ((Scarecrow)) with Gene Hackman and Al Pacino. He was invited by the Festival Lumière to present ((Reunion)) (1989) which was screened in Lyon on 18 october 2013.

Michaël Roy - publié le 20/03/2013

Aux origines du film de Steve McQueen, ((Twelve Years a Slave)) (2013), il y a le récit de l’esclave américain Solomon Northup (1853). Cet article présente d’abord le récit d’esclave et situe cette forme littéraire dans le paysage idéologique de l’Amérique d’avant la guerre de Sécession ; il détaille ensuite l’histoire éditoriale de ((Twelve Years a Slave)) ; il donne enfin quelques repères dans l’œuvre et évoque son devenir critique.

Frederick Wiseman - publié le 03/09/2012

The provocative starting point sent to me for this debate states that "Artists and writers are vampires who feed on reality." I do not think this is any more true of artists and writers than it is of anybody whether they be doctor, lawyer, used car salesman, fishmonger, politician, farmer, priest, housewife or any of the other hundreds of thousands of jobs that exist.

Manthia Diawara, Danny Glover, Avital Ronnell - publié le 20/01/2012

Messrs Diawara and Glover will be exploring, on a thematic and existential register, the way relations are formed and uprooted in cinema. How are relations depicted, and according to what codes of presumed compliance or revolt, desire or disgust, necessity or chance, in the encounters that are thematized in African and African-American film? What are some of the back-stories and unrecorded affinities that have enabled or disturbed the emergence of the Black cinematic art?