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Littérature britannique et irlandaise

Jean-François Chappuit - publié le 10/11/2011

Quelques jours avant de mourir, Robert Greene compose un pamphlet dans lequel il assimile Shakespeare à « un corbeau arriviste paré de nos plumes ». Les « Désintégrateurs » ont vu dans cette invective une accusation de plagiat en référence à Horace et à la fable du Choucas paré des plumes d’autres oiseaux. Mais plusieurs difficultés demeurent dont le type d’oiseau en question, la trame narrative, le rôle des citations incluses dans la fable, le sens général de la fable. Dans (...)

Christian Jérémie - publié le 08/11/2011

Thomas Becon, (1512-1567) Réformateur anglais de l'Eglise d'Angleterre, persécuté par Henri VIII, emprisonné puis exilé sous Marie, était réputé à son époque comme prédicateur, catéchète, et auteur de prières. Ses textes recèlent une grande maîtrise rhétorique et un certain art du bien dire, sa prose étant quasi poétique. Il déclare qu'on ne s'adresse pas à Dieu n'importe comment, et qu'il faut user d'un langage choisi. C'est pourquoi ses prières peuvent paraître (...)

Natalie Roulon - publié le 04/11/2011

En montrant Katherina sous un jour plus favorable que la mégère de la tradition, ((The Taming of the Shrew)) déjoue l'attente du public de l'époque et tire la farce du côté de la comédie sentimentale. D'autre part, cette pièce contient des outils de distanciation qui ouvrent des perspectives ironiques quant au statut de la mégère et constituent une invitation à élargir l'horizon interprétatif de l'œuvre. Or, certaines pratiques critiques ou scéniques ont pour effet de restreindre (...)

Anne-Marie Costantini-Cornède - publié le 21/10/2011

Le paradoxe de l'essai cinématographique, de l'adaptation « librement inspirée de William Shakespeare », nous est désormais familier. La réécriture hybridité, modernisation ou parodie post-moderne, qui inscrit l'espace du texte filmique dans d'autres horizons, créant nouveauté et surprise, relève d'une imitation différentielle, à la fois proche et différente du modèle. Alexander Abela et Richard Eyre bousculent les conventions dans leur version d'((Othello)), (2004) Alors qu'il (...)

Armelle Sabatier - publié le 04/10/2011

Cet article propose un début de réflexion sur un point de rencontre entre ((The Winter’s Tale)) de Shakespeare (1611) et l’essai sur « l’affection des pères aux enfants » (II, 8) de Montaigne. Le mythe de Pygmalion, cité par Montaigne à la fin de l’((essai)) II, 8 et présent en filigrane dans la pièce de Shakespeare, semble avoir nourri toute une réflexion sur le mystère de la création artistique et littéraire, qu’il s’agisse d’écriture, de sculpture ou encore de mise (...)

Susan Baddeley - publié le 30/09/2011

Cet article analyse, à partir d'une série de textes du XVIe siècle relatant les voyages du capitaine Jacques Cartier vers le Canada, les enjeux politiques des initiatives d'exploration du Nouveau Monde à partir des années 1530, et la façon dont les traductions et éditions de ces récits de voyage, soumis à des aléas linguistiques et matériels, ont contribué à la fois à justifier ces voyages auprès de leurs commanditaires et à agir sur l'opinion publique des pays en présence.

Monique Vénuat - publié le 27/09/2011

Le sentiment de l'imminence de la fin des temps se manifeste chez de nombreux auteurs dans le contexte des luttes confessionnelles à partir de l'expansion de la Réforme protestante au XVIème siècle. Il est alimenté par l'interprétation des passages prophétiques de la Bible, en particulier l'Apocalypse de Jean. On s'intéresse ici aux textes de trois auteurs protestants anglais, The Image of Both Churches de John Bale (1547), la traduction-adaptation en anglais par George Joye des (...)

Laetitia Sansonetti - publié le 19/09/2011

Partant de la polysémie du terme tentation, cette étude explore le lien entre tentation et mise à l'épreuve à travers une analyse comparée des différentes scènes de tentation dans les trois premiers livres de ((The Faerie Queene)) (1590), afin de mettre en lumière la relation entre séduction et tentative chez Spenser. Il ressort de cette analyse que la victoire sur la tentation, jamais définitive, repousse toujours plus loin l'horizon de la vertu, ce qui en fait un ressort de la (...)

Anne-Marie Costantini-Cornède - publié le 12/09/2011

((Le Prince de Jutland)) réalisé par le cinéaste danois Gabriel Axel en 1994 transpose à l'écran les ((Gesta Danorum)), la chronique transcrite par le clerc Saxo Grammaticus vers 1200. Cet article étudie les enjeux culturels et esthétiques de cette fidèle transposition de la source de la tragédie de Shakespeare selon une approche contrastive entre le texte source, les dérivés et le film. Il envisage les écarts avec le héros tragique au travers du récit des exploits du prince Amled, (...)

Elisabeth Angel-Perez - publié le 04/07/2011

Cette communication, après avoir fait un tour d'horizon du paysage théâtral anglais contemporain, entreprendra de montrer comment la scène anglaise contemporaine oscille entre un théâtre de la violence frontale et un théâtre qui, en creux du In-Yer-Face initié par Sarah Kane, spectralise les corps et ne laisse plus entendre que la voix. Quel que soit le parti-pris choisi, une des tendances résolument nouvelles de ce théâtre tient à ce qu'il réhabilite l'affect, et propose le choc (...)

Emilie Walezak - publié le 28/06/2011

Katherine Mansfield wrote short stories exclusively and produced a large body of work though she died quite young from tuberculosis when she was 30. She is one the best representatives of modernist short story writing. Virginia Woolf herself admitted to Mansfield that she was jealous of her writing: "and then Morgan Foster said the ((Prelude)) and ((The Voyage Out)) were the best novels of their time, and I said damn Katherine! Why can't I be the only woman who knows how to write?"

Katherine Mansfield - publié le 28/06/2011

Texte de la nouvelle accompagné de l'enregistrement d'une lecture de ce texte.

Virginia Woolf - publié le 28/06/2011

Texte de la nouvelle accompagné de l'enregistrement d'une lecture de ce texte.

Virginia Woolf - publié le 28/06/2011

Texte de la nouvelle accompagné de l'enregistrement d'une lecture de ce texte.

Camille François - publié le 17/05/2011

This study investigates the articulation between "child" and "monster" in Lessing's novella, linking the text to a tradition of contemporary fiction about the child in which the much beloved literary figure inherited from the Romantics has become a frightening other. We hope to understand the ((Fifth Child)) 's shifting boundaries between the monstrous and the ideal, the "real child" and childhood as a locus of adult desires, by tracing these dichotomies back to Romantic myths of childhood, or (...)

Iris Yaron-Leconte Iris Yaron-Leconte - publié le 10/10/2010

This article outlines the concept of "obscure poems" and analyses Dylan Thomas's poem "When once the twilight locks no longer".

Clifford Armion - publié le 17/09/2010

In Shakespeare's works, the assaults on the body and the marks they leave in the flesh constitute a complex form of language. The shape of the wound, its seriousness, its position on the body, the situation in which it was inflicted, the terms and metaphors used to describe it: all these elements contribute to its semantic load.

publié le 14/09/2010

Cette propose des ressources sur le roman ((The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society)) de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Les textes sont reproduits avec l'aimable autorisation de Random House, Inc.

Geneviève Lheureux - publié le 22/03/2010

Les personnages mythologiques ou féériques qui peuplent ((Le songe d'une nuit d'été)) occultent parfois la complexité d'une comédie qui examine les fondements mêmes de l'expérience théâtrale. La pièce dans la pièce, laborieusement répétée par une troupe d'acteurs amateurs, contribue certes à désamorcer les éléments potentiellement tragiques mis en scène dans l'intrigue centrée sur les amants athéniens, mais elle interroge aussi de manière radicale l'illusion dramatique, (...)

Yves Thoret - publié le 14/02/2010

C'est secondairement que Lear reconnaît la disproportion entre la petite faute de sa fille et la faillite de son propre jugement, sous l'effet d'un mécanisme de torsion-arrachement (wrenching). La violence du roi détruit sa capacité à appréhender, estimer et garantir l'épreuve de réalité, dont on rappelle le modèle théorique décrit par Freud. La nouvelle rencontre entre Lear et Cordélia comporte un mouvement de compassion associé à une menace extérieure d'effroi venant (...)

Denis Lagae-Devoldère - publié le 14/02/2010

The first definition of the verb "to expose" in the Oxford English Dictionary is "to put out", "to deprive of shelter", "to turn out of doors", formed on the original Latin exponere: in King Lear, the king is famously kicked out of his respective daughters' houses and exposed to the elements. Throughout the play, such exposure to danger goes hand in hand with the exposure of something or somebody, which the OED defines as to denounce or to lay open (to danger, to ridicule, to censure)...

Clifford Armion - publié le 12/02/2010

Les corps blessés, ainsi que les cadavres, occupent une place centrale dans le ((Roi Lear)). Les spectateurs de la tragédie sont amenés à scruter les corps des personnages dans l'espoir d'une révélation, d'une découverte de leur nature profonde, de leur âme. Les blessures peuvent être lues comme des inscriptions à même la chair dont le sens, bien qu'associé au corps même des personnages, peut être trompeur. Cette communication vise à étudier de quelle manière et dans quel but (...)

Carole Guidicelli - publié le 11/02/2010

La folie qui affecte Lear est une spécificité de la pièce de Shakespeare par rapport à ses sources. L’un des enjeux de la représentation du Roi Lear consiste donc à exhiber les signes extérieurs de la folie du roi tout en permettant au spectateur d’avoir accès à la vision du monde de Lear : tel est le mécanisme de la tempête qui se déchaîne autant dans l’esprit du personnage que sur la lande. A travers trois exemples précis (les mises en scène de P. Adrien en 2000 et de J-F. (...)

Estelle Rivier - publié le 25/01/2010

King Lear a inspiré nombre de peintres si l'on songe à Edwin Austin Abbey, John Singleton Copley, John Rogers Herbert, Ford Madox Brown, pour ne nommer que certains d'entre eux. Le regard que ces derniers portent sur l'œuvre de Shakespeare nous invite à modifier le nôtre et nous guident dans une relecture de la pièce. Y apparaît alors de façon encore plus frappante le réseau sémantique de la vue. Les personnages souffrant de cécité physique et morale ont peine à y voir clair autour (...)

Isabelle Schwartz-Gastine - publié le 22/01/2010

Toutes les pièces du corpus renaissant offrent des réalités théâtrales qui ne prennent sens que par les mots du texte incarnés par des comédiens sur la scène de planches de bois dénuées de décor. C'est ainsi que, de comédie en tragédie, Shakespeare a interrogé la théâtralité en montrant ce qui n'était pas et en occultant parfois ce qui était. Dans cette communication, on se penchera sur la manière dont le texte donne substance à une nature grandiose, tantôt hostile (la (...)

Liza Kharoubi - publié le 21/01/2010

L’étude du texte de Pinter nous dévoile qu’il est utile de faire la distinction entre « la scène » comme espace total, violent et irréel et « le théâtre » qui inclut la relation faciale de la scène à un public de chair et de sang à chaque représentation. Le théâtre y est alors envisagé comme le lieu de partage d’une parole, de dissémination d’une parole écrite et (ré)citée. Par comparaison avec l’école, avec les lieux de prière, ou encore les assemblées (...)

Gérard Hocmard - publié le 18/01/2010

Pièce hors normes, ((Le Roi Lear)) a trouvé une résonance particulière dans le monde contemporain. Mais la construction se résume à une suite de confrontations; les personnages n'ont pas toujours beaucoup d'épaisseur et la catharsis attendue fait place à une série de paraboles qui s'emboîtent les unes dans les autres, tandis que le langage semble échapper aux protagonistes pour insister sur ce qui en l'homme est humanité et sur l'importance du lien social. En fait, toute la (...)

Anne Besson - publié le 14/12/2009

Le roman de Yann Martel, typique de la post-modernité, dont l'intrigue "surfictionnelle" mêle théologie et zoologie, exploite de façon à la fois massive et désinvolte ses références intertextuelles, et en premier lieu le parallèle avec le Noé biblique, dans un hymne à la fiction et à la foi ne faisant qu'une, à la croyance et au déguisement métaphorique du réel comme enchantement de l'existence.

Frédérique Brisset - publié le 27/11/2009

Une sélection de sites web proposant des documents sur la pièce : le texte de la pièce, des ressources sur la mise en scène, des filmographies, des études et analyses, ainsi que des ressources bibliographiques et pédagogiques.

Francis Guinle - publié le 27/11/2009

De nombreux ouvrages ont été écrits qui se penchent sur la spécificité du théâtre anglais au XVIe et au début du XVIIe siècle. D'autres, tout aussi nombreux, traitent de la musique élisabéthaine, comme "l'âge d'or" de la musique anglaise. Peu d'ouvrages, en revanche, ont pris en compte les rapports qui s'instaurent entre ces deux formes d'art. Sans vouloir refaire ici un long historique, déjà entrepris dans un travail de recherches précédent, il me faut malgré tout énoncer au (...)