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Le printemps arabe du texte romanesque.

Par Assia Belhabib : Professeure de littérature française et francophone - Université Ibn Tofaïl de Kénitra (Maroc)
Publié par Narimane Abd Alrahman le 31/01/2014
La production romanesque de ces dernières années aborde de plus en plus les sujets qui agitent les sociétés arabes : la liberté politique, la révolution sexuelle, les droits des femmes, la religion, l’intégrisme, les effets oppressants de la tradition, de la famille et des préjugés. Le roman est-il pour quelque chose dans le mouvement pour la liberté et le changement ? L’a-t-il devancé ? est-il un facteur d’avant-garde de ce qu’on appelle désormais le printemps arabe ou la révolution du jasmin ? En tout état de cause, il semblerait que s’il n’a eu de cesse de l’annoncer, il continue de l’accompagner. Et la concomitance de la fiction qui s’écrit au rythme de l’actualité, est un phénomène inédit qui souligne l’importance d’une conjoncture qui inquiète, du moins qui intrigue et qui gagne les rives libres de la pensée des écrivains.
Assia Belhabib.
Université Ibn Tofaïl de Kénitra, Maroc.

L'inattendu dans la création littéraire et artistique, à la lumière du "printemps arabe".

  Atelier N° 2a : L'inattendu dans l'écriture littéraire.
Modérateur : Touriya Fili-Tullon.
 
Le printemps arabe du texte romanesque.
Rabâa ABDELKEFI.
Vidéos en cours de préparation :
Voyage littéraire dans un inattendu poético-politique.
Abdeljlil LAHJOMRI.
Le désordre du texte.
Amina Bekkat.

 La production romanesque de ces dernières années aborde de plus en plus les sujets qui agitent les sociétés arabes : la liberté politique, la révolution sexuelle, les droits des femmes, la religion, l’intégrisme, les effets oppressants de la tradition, de la famille et des préjugés. Le roman est-il pour quelque chose dans le mouvement pour la liberté et le changement ? L’a-t-il devancé ? est-il un facteur d’avant-garde de ce qu’on appelle désormais le printemps arabe ou la révolution du jasmin ? En tout état de cause, il semblerait que s’il n’a eu de cesse de l’annoncer, il continue de l’accompagner. Et la concomitance de la fiction qui s’écrit au rythme de l’actualité, est un phénomène inédit qui souligne l’importance d’une conjoncture qui inquiète, du moins qui intrigue et qui gagne les rives libres de la pensée des écrivains

Alaa Aswani, Tahar Ben Jelloun, Mohammed Leftah, Mohammed Nedali, Abdallah Taïa, Amin Maalouf et Mathiaas Enard s’engagent sur la plate-forme mouvante des maux qui troublent le quotidien des citoyens arabes, qui dépassent leurs terrains d’écriture et qui transforment le paysage mondial. Par la voix de leurs personnages, ils expriment les tourments de sociétés aux prises avec des bouleversements politiques et économiques dont le dénouement est incertain et bien entendu inconnu. Témoignage ou création, le texte de fiction colle à une Histoire en cours d’écriture et cantonne ceux qui choisissent d’y consacrer leur plume, quel que soit leur degré de renommée, au rang « d’écrivain de l’actualité ».

Deux questions essentielles seront au cœur de notre propos. Quelle est l’influence de la littérature sur le printemps arabe ? Quel est l’impact du printemps arabe sur la création littéraire ? Deux questions certes dont les réponses ne sauraient être définitives comme ne pourrait l’être le pronostic sur la postérité de cette littérature.

http://video.ens-lyon.fr/eduscol-cdl/2014/ARA_2014_abelhabib.mp4

Pour citer cette ressource :

Assia Belhabib, "Le printemps arabe du texte romanesque.", La Clé des Langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029), janvier 2014. Consulté le 22/05/2018. URL: http://cle.ens-lyon.fr/arabe/litterature/contemporaine/conferences/le-printemps-arabe-du-texte-romanesque-