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La valise mexicaine, trois photographes dans la guerre d'Espagne au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

Publié par Christine Bini le 08/04/2013
L’exposition se base sur 4 500 négatifs d’images de la guerre civile espagnole, pour la plupart totalement inédites, prises entre 1936 et 1939 par Gerda Taro (compagne de Capa tragiquement disparue en 1937 pendant la bataille de Brunete), David Seymour, dit Chim, et Robert Capa : la « valise mexicaine », dont la trace avait été perdue depuis 1939 et dont la redécouverte en 2008 a provoqué un engouement considérable dans l’univers du photoreportage et de la recherche historique.
Exposition
La valise mexicaine
Capa / Taro / Chim
Trois photographes dans la guerre d'Espagne au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

 
Les négatifs retrouvés de la guerre espagnole

valise-mexicaine-capa-taro-chim-affiche_1365431462697-jpgL’exposition se base sur  4 500 négatifs d’images de la guerre civile espagnole, pour la plupart totalement inédites, prises entre 1936 et 1939 par Gerda Taro (compagne de Capa tragiquement disparue en 1937 pendant la bataille de Brunete), David Seymour, dit Chim, et Robert Capa : la « valise mexicaine », dont la trace avait été perdue depuis 1939 et dont la redécouverte en 2008 a provoqué un engouement considérable dans l’univers du photoreportage et de la recherche historique.

D’un exceptionnel intérêt documentaire sur la guerre d’Espagne, ces films et clichés racontent aussi l’histoire de trois célèbres photographes juifs, totalement investis dans la cause républicaine et antifasciste, qui, au prix de risques considérables, ont jeté les bases de la photographie de guerre actuelle et donné ses lettres de noblesse au photoreportage engagé.

Ils proposent chacun une vision personnelle de la guerre d'Espagne. Capa était au côté des républicains, les suivant sur le front, les photographiant en pleine action. Gerda, qui fut la première femme photoreporter, montrait souvent la mort, dans les morgues ou sur les champs de bataille, s'affirmant comme une femme n'ayant pas peur d'aller au devant du danger ; et Chim avait à cœur de montrer les gens du peuple, les femmes, les enfants, dans leur vie de tous les jours. Ses photos ont été reprises dans des journaux comme Regards, qui aimait son point de vue social. On voit des ruines, des soldats, des vendeuses ou des enfants jouant au milieu de débris. Sa photo la plus célèbre est celle d'une femme allaitant son enfant lors du meeting sur la réforme agraire, publiée en 1937 dans Regards.

Les photos sont soit des instants volés dans un quotidien perturbé (soldats très jeunes, camps de réfugiés, femmes attendant devant la morgue) soit le témoignage d’une réalité historique frappante (enfants qui défilent le poing levé, soutien des moines basques aux républicains, soldats dans les tranchées).


Site officiel du Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

Pour citer cette ressource :

"La valise mexicaine, trois photographes dans la guerre d'Espagne au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme", La Clé des Langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029), avril 2013. Consulté le 18/11/2019. URL: http://cle.ens-lyon.fr/espagnol/civilisation/histoire-espagnole/guerre-civile-et-dictature/la-valise-mexicaine-trois-photographes-dans-la-guerre-d-espagne-au-musee-d-art-et-d-histoire-du-judaisme