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La postérité d’une idée politique de Dante : le rôle des artistes et écrivains dans la création du sentiment national italien au XIXe siècle

Par Jean-Philippe Cénat : Professeur d’histoire en CPGE littéraire - Lycée Blanqui à Saint-Ouen
Publié par Alison Carton-Kozak le 27/05/2021
Dans la première moitié du XIXe siècle, plus que les politiques, ce sont les écrivains et les artistes, avec notamment les opéras de Verdi, qui jouent un rôle majeur dans la création d’une identité et d’un sentiment patriotique italien, par leur volonté d’écrire en italien, par leurs œuvres engagées ou par la reprise d’une rhétorique, d’attitudes et de costumes venant du théâtre et de l’opéra.

Dessin de 1859 (anonyme)

Introduction

Au XIXe siècle comme depuis le Moyen Âge, l’horizon politique des Italiens est avant tout municipal, tout au plus régional. L’Italie est alors divisée politiquement avec neuf principaux États et n’a pas non plus d’unité commerciale ni même linguistique avec de nombreux dialectes locaux. Elle est dominée par les Habsbourg d’Autriche qui contrôlent directement la Vénétie et le Milanais et indirectement les Duchés de Parme, de Modène et de Toscane, le Royaume de Naples étant également leur allié (doc. 1). Ce contexte rend difficile l’émergence d’un sentiment identitaire italien, d’autant plus que le niveau d’instruction est faible, surtout au sud de la péninsule. En fait, seule une petite élite bourgeoise cultivée et libérale s’intéresse aux idées de nation et d’unité italiennes avec quelques sociétés secrètes comme les carbonari. Pour développer le sentiment patriotique, au départ, c’est surtout l’art et la culture qui vont être convoqués et nous allons donc ici nous concentrer sur le rôle des artistes et des écrivains jusqu’au début de l’unification politique du pays au milieu du XIXe siècle.

Doc 1. : La division de l'Italie en 1859

1. La langue et la littérature, fondement de la nouvelle nation italienne

Si l’Italie possède un capital symbolique et culturel considérable avec l’héritage de l’Empire Romain ou encore la Renaissance, au début du XIXe siècle elle ne possède pas de langue unique et dominante, et la littérature en langue italienne manque un peu de reconnaissance internationale. Seuls les Toscans et éventuellement les Romains sont réellement des italophones, le Toscan étant le dialecte le plus proche de l’italien actuel, notamment au niveau de la langue écrite. Ce dernier est également utilisé par une élite cultivée, certaines administrations ou des hommes d’affaires voyageant dans toute la péninsule. Cela concerne seulement 600 000 personnes, soit 10 % de la population totale de la péninsule. En outre, il s’agit surtout d’une langue écrite et figée sur le modèle des trois grands écrivains du XIVe siècle : Dante, Pétrarque et Boccace. Le premier de ces auteurs est d’ailleurs constamment évoqué comme une sorte de génie tutélaire de l’italianité, car il avait à son époque cherché à unifier la langue italienne autour du toscan, projet qui sera finalement réalisé progressivement aux XIXe et XXe siècles au niveau de la langue orale. En outre, Dante avait exprimé le souhait de voir un jour une Italie unie "des Alpes à la Méditerranée". Il apparaît donc pour les nationalistes du début du XIXe siècle comme une sorte de père de la patrie italienne.

Or la langue, qu’elle soit littéraire et écrite ou populaire et parlée, est un outil fondamental de cohésion culturelle, un signe d’appartenance à une histoire, une tradition, et un des éléments cruciaux constituant une nation. Avec le mouvement romantique au XIXe siècle, les écrivains s’efforcent donc d’écrire en italien comme d’ailleurs les compositeurs d’opéra. Puis lorsque l’unité politique sera faite, le nouveau Royaume d’Italie s’efforcera de répandre et d’imposer l’italien comme la langue nationale du pays, et de réduire la place des dialectes, comme le fera aussi la France sous la IIIe République. En Italie, il faudra cependant longtemps avant que toute la population parle réellement l’italien, puisque dans les années 1950, on compte encore seulement 78,5 % d’italophones et 60 % d’entre eux le parlent en utilisant également un dialecte régional (De Mauro, 2018).

Au début du XIXe siècle, c’est également dans les créations littéraires et culturelles du passé que l’idée d’Italie unie trouve son inspiration plutôt que dans la politique. Pour de nombreux intellectuels, ce qui lie entre eux les Italiens est l’existence d’une tradition intellectuelle qui daterait de Dante et Pétrarque. C’est ainsi que se construit le topos qui fait de Dante le père de la nation italienne et du Moyen Âge la période fondatrice de l’Italie, plus que l’Antiquité ou la Renaissance, périodes pourtant plus glorieuses pour l’histoire du pays. Pour les intellectuels patriotes de la première moitié du XIXe siècle, l’idée nationale italienne revêt donc un caractère essentiellement poétique, littéraire, humaniste. L’art et la littérature ont la mission spéciale d’exhorter les hommes à transformer la pensée en action, de réveiller les peuples du sommeil des tyrannies, de soutenir les combattants dans leurs luttes et de les guider sur le bon chemin.

À la même époque, on observe une certaine prise de conscience nationale des Italiens à travers la circulation d’imprimés ou de journaux en italien, notamment à Milan et Florence, ou encore la mobilisation des étudiants. Dans les années 1830-1848 sont créés des lieux de rencontre et de réflexion pour les élites intellectuelles qui rêvent d’unité. C’est le cas par exemple avec la fondation en 1841 de l’Archivo storico italiano qui réunit les spécialistes de l’histoire italienne dans une perspective transcendant les frontières des différents États. Sont également organisés des grands congrès scientifiques appelant à la modernisation de la péninsule.

Mais ce sont surtout les écrivains qui s’engagent le plus dans la cause patriotique. C’est ainsi que l’homme politique Giuseppe Mazzini voit dans les œuvres de Dante une préfiguration d’une Italie des peuples et pleinement démocratique (il parle d’une troisième Italie républicaine après celle des Romains et des Catholiques). Il s’inspire du chant XXX du Purgatoire de la Divine Comédie pour choisir les couleurs du futur drapeau italien, puisque les yeux de Béatrice y prennent successivement, sur le mode allégorique, trois nuances : le blanc qui symbolise la vertu, le vert qui correspond à l’éclat de ses yeux, et le rouge qui représente son regard décrit comme des "flammes chaudes"L’origine du drapeau à bandes vert-blanc-rouge vient en fait surtout de l’influence française à partir de la campagne de Bonaparte en 1796-1797. Ces couleurs sont notamment adoptées lors des créations des « Républiques-sœurs » en Italie, puis de celle de la République italienne et du royaume d’Italie en 1805.)). Citons également le poète Ugo Foscolo qui rédige dès 1798 un poème critiquant la suppression dans les écoles de l’enseignement du latin, ancêtre de l’italien, Vittorio Alfieri qui dans son traité politique Du prince et des lettres (1786), se montre un ardent républicain et est surnommé le "Découvreur de la patrie" ou encore Giacomo Leopardi dont le premier des Chants, écrits en septembre 1818, s’intitule "À l’Italie". Mais l’auteur le plus célèbre de cette époque est Alessandro Manzoni, qui avec Les Fiancés, en 1827, suscite un fort engouement patriotique à travers le roman. Manzoni est pour une langue commune à tous les Italiens contre le latin et estime que le romantisme littéraire doit éduquer le peuple en lui donnant une littérature nationale. C’est ainsi qu’émerge en Italie l’idée d’un Risorgimento, c’est-à-dire la résurgence ou renaissance d’une nation italienne considérée comme endormie. Face à Manzoni, signalons aussi une vision différente, celle de Vicenzo Gioberti, qui, dans Del Primato morale e civile en 1843, préconise la création d’une confédération d’États autonomes mais sous la direction de la papauté, le catholicisme étant depuis longtemps un élément très important de l’identité italienne. Son ouvrage a un immense succès, notamment auprès de l’opinion modérée, mais il est très critiqué par le républicain Mazzini.

2. Le rôle du théâtre et de l’opéra pour enflammer le patriotisme des Italiens

Alors qu’il était un spectacle de cour destiné à l’élite aristocratique aux XVIIe et encore au XVIIIe siècle, l’opéra se démocratise au XIXe siècle, notamment en Italie où l’on trouve des centaines de salles (les plus célèbres sont le Teatro San Carlo de Naples, la Scala de Milan et la Fenice de Venise). Les airs les plus connus sont chantés par les bourgeois mais aussi les gens du peuple, faisant alors de l’opéra un genre plus populaire qu’aujourd’hui. Au début du XIXe siècle, Mazzini critique cependant avec virulence la production lyrique, qu’il juge trop hédoniste et individualiste, manquant d’aspiration morale et instructive. En effet, malgré leur grand succès, les compositeurs majeurs du temps, Rossini, Donizetti ou encore Bellini, n’ont pas une activité artistique particulièrement engagée même si cela doit être nuancé pour le premier qui crée en 1829 Guillaume Tell. En effet, cet opéra reprend l’histoire d’un héros légendaire suisse du XIVe siècle qui, comme les Italiens du XIXe siècle, luttait contre l’occupation des Autrichiens.

Mais le chantre du patriotisme italien est bien évidemment Giuseppe Verdi (1813-1901), même si pour son biographe Pierre Milza (Milza, 2004), il a dû son rôle de champion de l’italianité pour une bonne part au hasard et qu’il n’en a pris conscience qu’après coup. Verdi affiche des convictions libérales, plutôt républicaines et anticléricales, proches de celles de Mazzini ou de Garibaldi. Mais il se rallie ensuite à l’idée d’un royaume après la victoire du roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel II. Il est également élu député lors du premier parlement italien en 1861, puis sénateur à vie en 1874. Mais c’est surtout par ses opéras qu’il diffuse chez les Italiens une idée de liberté et une volonté de secouer le joug autrichien. Le thème de la patrie est en effet omniprésent dans ses œuvres, notamment dans Nabucco, qui est présenté pour la première fois à la Scala de Milan le 9 mars 1842 et connaît un triomphe avec 57 représentations. Son chœur des Hébreux exilés auprès du roi babylonien Nabuchodonosor ("Va, pensiero") permet aux Italiens de déplorer eux-aussi leur patrie perdue et devient le chant de ralliement des patriotes (doc. 2). Si initialement, le public et Verdi lui-même n’ont pas eu conscience du message révolutionnaire de l’opéra, ce dernier devient quelques années plus tard le principal symbole de l’unité italienne, au point que le "Va, pensiero" faillit devenir l’hymne national du pays en 1946 (il est écarté car le chant d’un peuple réduit en esclavage est considéré comme indigne du peuple italien) et est aujourd’hui encore peut-être plus connu que ce dernier.

 

Doc 2. : "Va, pensiero" ou Chœur des esclaves hébreux de Giuseppe Verdi

 

Dès lors Verdi compose une série impressionnante de succès jusqu’en 1858, avec au moins un opéra par an. Il reprend la recette patriotique dans la grande majorité de ses œuvres, en transposant la situation du XIXe siècle dans une autre période de l’histoire. Ainsi dans I Lombardi alla prima crociata en 1843, il présente la délivrance de Jérusalem par les Lombards, flattant les Milanais qui réclament l’indépendance face aux Habsbourg. Dans Attila (1846), l’Italie résiste aux Huns tandis que dans La Battaglia di Legnano (1849), la ligue lombarde triomphe de l’empereur germanique Frédéric Barberousse. C’est à cette occasion que le nom de Verdi devient un des symboles de la résistance contre l’occupation autrichienne, VERDI étant l’acronyme de : "Viva Vittorio Emmanuele Re D’Italia". Généralement, l’enthousiasme des chœurs électrise le public comme dans "Patria oppressa" de Macbeth et la même recette s’applique à la plupart des œuvres suivantes.

L’influence de l’opéra et du théâtre ne se limite cependant pas au contenu patriotique des thèmes et des chants, mais se retrouve aussi dans le comportement des sympathisants de l’unité en dehors des théâtres (Sorba, 2011). Ainsi, lors de leur révolte contre les Autrichiens en 1848, les Milanais portent des costumes historiques et patriotiques "à la lombarde" : une blouse et une culotte de velours noir, une dague ou une épée, un grand col blanc rabattu sur les épaules, de grandes bottes, un chapeau calabrais panaché (référence à une révolte en Calabre en 1844), un collier sur la poitrine avec en médaillon le portrait du pape (doc. 3). De tels costumes sont déjà arborés depuis 1846-1847 notamment en Toscane et en Emilie-Romagne avec des couvre-chefs à la puritaine en référence à l’une des œuvres de Bellini((Il s'agit de l'opéra I puritani, créé à Paris en 1835 en s’inspirant de l’histoire anglaise à l’époque de Cromwell))   ou le port de chapeaux calabrais, "à la Ernani" en référence au farouche bandit créé par Victor Hugo puis repris dans un opéra de Verdi en 1844. Si adopter des costumes de scène en public aurait pu paraître grotesque à d’autres époques, au XIXe siècle, il s’agit pour les patriotes italiens d’affirmer leur identité et leurs convictions, notamment lors des insurrections, tout en portant la bannière tricolore (vert, blanc, rouge). Ayant compris le caractère subversif de ces costumes, les Autrichiens interdisent alors de les porter en 1848 dans le Milanais puis dans d’autres États dans les années 1850.

Doc. 3 : Images des costumes patriotiques inspirés du théâtre et de l’opéra
Source : Cairn.info 

La gestuelle patriotique copie aussi les mouvements emphatiques que l’on trouve au théâtre, notamment dans le genre en vogue du mélodrame. Se répandent ainsi, notamment en 1848, les embrassades et les étreintes en larmes qui perdent leur nature privée pour devenir un élément du langage public et patriotique. Il s’agit d’une sorte de rituel de reconnaissance qui suscite l’émotion collective. On passe aussi des serments (on jure de se battre jusqu’à la mort pour chasser les Autrichiens), si possible sabre au clair pour donner une dimension plus dramatique à l’événement. Or cette même scène se retrouve en 1849 dans La Battaglia di Legnano de Verdi avec une étreinte fraternelle des conjurés. Par ailleurs, des festivités sont organisées à Gênes en 1846 pour commémorer le centenaire de l’expulsion des Autrichiens en 1746, ce qui ne manque pas de susciter le mécontentement de ces derniers, d’autant plus que l’événement est réédité les deux années suivantes…

Les mélodrames comme les opéras qui ont tendance à en adapter les livrets (chez Bellini, Donizetti, Verdi) ont aussi une grande influence sur la rhétorique patriotique italienne, avec notamment une expression intense et dramatisée des passions, et une exagération emphatique des sentiments. Cela permet de de créer un univers où le bien et le mal se révèlent pleinement et sont parfaitement intelligibles, la vertu étant récompensée et le crime durement puni. Ces codes du mélodrame vont se retrouver dans la rhétorique patriotique avec des proclamations, des discours et des tracts qui utilisent abondamment des exclamations, un ton prophétique, des exhortations, des répétitions, des hyperboles ou encore des antithèses qui soulignent la polarisation entre le bien et le mal, l’opprimé et l’oppresseur. Ainsi, l’Autrichien est un être méprisable, infâme, insolent, habile dans l’art de la machination. Barbare sanguinaire, il est capable de violences inouïes à l’encontre des plus faibles en violant les femmes ou en maltraitant les pauvres et les enfants. Au contraire, le patriote italien est courageux, honnête et paré de toutes les vertus.

Conclusion

Le rôle des artistes et écrivains a donc été très important dans la constitution d’une identité et l’émergence culturelle de la nation italienne au XIXe siècle. Mais ce rôle ne doit pas être exagéré dans la mesure où l’unité italienne a avant tout été faite par la politique et la guerre. En effet, ce sont surtout Cavour, le chef de gouvernement du roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel II, ou encore Giuseppe Garibaldi qui ont vraiment lancé le mouvement d’unification avec l’aide de la France de Napoléon III en remportant la guerre contre l’Autriche en 1859. Cependant le rôle des artistes et écrivains dans l’unification du pays n’a pas été oublié par les Italiens et se retrouve aujourd’hui dans le fait que les noms de rue, place ou avenue les plus donnés dans le pays sont ceux de Dante, puis de Verdi et Manzoni, avant même Victor-Emmanuel II, Cavour ou Garibaldi.

Références bibliographiques

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SORBA Carlotta, 2011 « Le « mélodrame » du Risorgimento. Théâtralité et émotions dans la communication des patriotes italiens », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 186-187, p. 12-29.

Notes

Pour citer cette ressource :

Jean-Philippe Cénat, "La postérité d’une idée politique de Dante : le rôle des artistes et écrivains dans la création du sentiment national italien au XIXe siècle", La Clé des Langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029), mai 2021. Consulté le 18/09/2021. URL: http://cle.ens-lyon.fr/italien/civilisation/xvie-xixe/lunite/role-des-artistes-et-ecrivains-dans-la-creation-du-sentiment-national-italien-au-xixe-siecle