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Voiles, peaux et surfaces : «Juchitán» de Graciela Iturbide ou l’épiderme du réel

Par Gaëlle Guillet Sariols : Agrégée d'espagnol, Master 2 - ENS de Lyon
Publié par Elodie Pietriga le 07/09/2022
Podcast d'une communication sur la série photographique intitulée ((Juchitán)) de l'artiste mexicaine contemporaine Graciela Iturbide.

 

Graciela Iturbide

Graciela Iturbide en 2007.
Source : Marshall Astor in Wikimedia Commons, Licence CC Attribution-Share Alike 2.0 Generic.

Introduction

Le 3 juin 2022, le laboratoire junior iSilencio! a tenu son séminaire de recherche "Silence et corps", qui s'est déroulé dans le cadre de son troisième axe de recherche "Rupture du silence". La question du silence et du corps a été abordée à travers différents supports artistiques : la poésie de Federico García Lorca et la photographie de Graciela Iturbide.

Lors de ce séminaire, Gaëlle Guillet-Sariols est intervenue pour parler de la série photographique Juchitán de Graciela Iturbide, photographe mexicaine née en 1942 à Mexico. Cette artiste est régulièrement exposée dans le monde entier et a obtenu de nombreuses récompenses prestigieuses.

Elle publie sur son site personnel de nombreuses photos : consulter celles de la série Juchitán.

La Fondation Cartier pour l'art contemporain publie également sur son site des photographies de l'exposition Heliotropo 37 ainsi qu'un guide pédagogique.

Résumé

Dans la série photographique Juchitán de Graciela Iturbide, la présence récurrente d’images de voiles, de tissus, de matières diverses et variées sur la peau des sujets photographiés permet de penser une analogie entre la surface de l’image photographique et la peau. Ces images seraient l’épiderme du réel qu’elles représentent, un réel voilé, silencié parce que marginal. En effet, la peau et la photographie sont toutes les deux définies en ce qu’elles sont des surfaces, sans profondeur, tout en étant le manque même de cette surface : elles expriment mais sans paroles. Comment penser la corporéité de l’image si elle n’est que surface, sans profondeur ? Que peuvent exprimer les images muettes et voilées de ces corps ? Ces images deviennent dès lors autotéliques : la photographie se montre comme une surface parce qu’elle manque sa matérialité même et les images de voiles qui cachent des corps parlent du silence de l’image elle-même. À travers ces images de tissus et de corps, Graciela Iturbide propose une réflexion entre corporéité et surface qui viendrait souligner d’une part le silence de l’image photographique et d’autre part le silence imposé à cette communauté indigène. Une poétique de la peau et du voile en photographie est alors envisageable, traitée comme lieu d’inscription ethnique et culturelle où corps et paroles sont voilés par le silence photographique.

Podcast

audio_chapitre

 

audio_chapitre  
Introduction 00:00
I. Le toucher, la peau, les textures 03:38
  • 1. Le nu
04:50
  • 2. Les écailles
07:00
  • 3. Les plumes
08:18
II. Tissus, silences, seuils 11:03
  • 1. La chevelure
11:26
  • 2. Les vêtements
12:48
  • 3. Le drap
14:39
III. Transparences, voiles, surfaces 17:03
  • 1. Le voile transparent
17:44
  • 2. La broderie
18:50
  • 3. L'antiportrait
20:43
Conclusion 22:21
Questions/Réponses 24:33
  • Les photos de Graciela Iturbide sont-elles toujours en noir et blanc?
24:33
  • Comment a-t-elle pu photographier le rapt de la jeune fille?
25:52
  • La violence chez Graciela Iturbide
30:10
Pour citer cette ressource :

Gaëlle Guillet Sariols, " Voiles, peaux et surfaces : «Juchitán» de Graciela Iturbide ou l’épiderme du réel ", La Clé des Langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029), septembre 2022. Consulté le 03/12/2022. URL: http://cle.ens-lyon.fr/espagnol/arts/arts-visuels/photographie/voiles-peaux-et-surfaces-juchitan-de-graciela-iturbide-ou-l-epiderme-du-reel