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La photographie de Julie de Waroquier

Par Julie De Waroquier
Publié par carmion le 12/05/2014
Julie de Waroquier, normalienne en philosophie, a participé au parcours de formation écriture et photographie proposé par l’ENS de Lyon et l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. A l’invitation du chargé des affaires culturelles de l'ENS, David Gauthier, elle a exposé dans la galerie "La Librairie" une sélection de photos issues de la série Rêvalités (du 15 octobre au 12 décembre 2014). Nous avons ici le plaisir de vous faire découvrir le travail de cette jeune photographe au travers de cinq photos sur les thèmes de l’eau, de la rencontre et de la tension entre rêve et réalité.

Julie de Waroquier, normalienne en philosophie, a participé au parcours de formation écriture et photographie proposé par l’ENS de Lyon et l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. A l'invitation de David Gauthier, responsable des Affaires culturelles et chargé de mission "Images" de l'ENS, elle a exposé dans la galerie "La Librairie" une sélection de photos issues de la série Rêvalités (du 15 octobre au 12 décembre 2014). Nous avons ici le plaisir de vous faire découvrir le travail de cette jeune photographe au travers de cinq photos sur les thèmes de l’eau, de la rencontre et de la tension entre rêve et réalité.

Abysses


abysses

"Ici nous avons un personnage qui vole dans une sorte de légèreté littérale et qui en même temps est en train de se noyer. On dit souvent que le corps est le tombeau de l’âme. C’est exactement l’inverse que j’ai voulu montrer. Le corps est léger, ne demande qu’à avancer alors que l’esprit est en train de se noyer, dans un verre d’eau. J’ai voulu déjouer l’expression et travailler sur les angoisses qui viennent souvent transparaitre derrière l’aspect bucolique ou romantique des photos..."

Beneath the surface


beneath the surface
 

"Je donne des titres qui représentent mon interprétation des photos, mais je les présente souvent sans titre pour que tout le monde puisse en avoir sa propre interprétation. Mes inspirations sont surtout inconscientes. On m’a parlé de la noyade d’Ophélie pour cette photo mais je ne voulais pas que ce soit Ophélie parce que je ne voulais pas qu’elle soit en train de se noyer. L’idée était d’avoir deux mondes : sur la surface tout semble calme et sous la surface il se passe quelque chose, comme une invitation à creuser plus loin. On voit une femme blanche avec une robe blanche dans l’eau et on l’interprète tout de suite comme Ophélie, mais l’image de la noyade aurait donné un côté trop sombre à l’image. Je voulais un entre deux. C’est pour cela qu’elle a les yeux ouverts et qu’elle semble respirer. C’est une Ophélie qui ne va pas mourir..."

Integration


integration
 

"La photo « intégration » est extraite d’une série qui illustre le premier contact entre deux êtres qui sont radicalement étrangers. Elle repose symboliquement sur des rencontres entre hommes et animaux sauvages. Les animaux et les humains de cette série sont entre confiance et méfiance, entre curiosité et peur. Certains des animaux semblent menaçants, d'autres semblent plutôt accueillants. Je les photographie dans leur environnement naturel, et j'essaie de photographier ce que c'est de vivre le premier contact avec quelqu'un d' « autre ». Je veux ainsi créer des histoires qui mêlent imagination humaine et nature sauvage : Je cherche un entre-deux entre la mise en scène et la nature, le réel et l’imaginaire..."

Mindscape


mindscape
 

"J’essaye toujours de travailler sur une ambivalence. Dans rêvalités il y a trois mots ; il y a rêve pour le côté onirique et subjectif, il y a réalité, parce que la subjectivité et l’imaginaire viennent toujours se confronter au monde réel, et il y a aussi rivalité car l’important est la manière dont les deux sont confrontés, comment ils entrent en relation. Ce qui m’intéresse c’est la manière dont on se construit dans cette tension entre monde privé et public, entre l’intérieur et l’extérieur, le subjectif et l’objectif..."

Still holding on


still holding on
 

"Ce qui est intéressant quand on fait des photos sous l’eau c’est de garder aussi la surface. Normalement il est impossible d’avoir les deux visions mais en photographie on peut capturer les deux en même temps. C’est davantage une émotion qu’une idée que j’ai cherché à exprimer ici : un personnage en situation de quasi-détresse, plus ou moins en train de se noyer et qui s’accroche à ce qui n’est qu’un bateau en papier et qui néanmoins continue à avancer..."

Pour citer cette ressource :

Julie De Waroquier, "La photographie de Julie de Waroquier", La Clé des Langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029), mai 2014. Consulté le 23/02/2018. URL: http://cle.ens-lyon.fr/anglais/arts/photographie/la-photographie-de-julie-de-waroquier