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Sujets des épreuves d'admissibilité capes et agrégation 2020

Publié par Cécilia Fernandez le 28/04/2020

Capes externe 2020

Sujets non publiés à ce jour.

 

Agrégation interne 2020

Sujet de la composition en allemand

« Die wirtschaftliche und politische „Doppelrevolution“ hatte die deutsche Nation zu einer Industriegesellschaft werden lassen und sie in einem Nationalstaat zusammengeführt, aber sie nicht politisch geeint und nicht zum Souverän gemacht. » Nehmen Sie Stellung zu diesem Urteil eines deutschen Historikers im Hinblick auf den Zeitraum 1848-1914. [Otto DANN, Nation und Nationalismus in Deutschland – 1770-1990, Verlag C.H. Beck, München, 1994 – S.152]

Sujet de la traduction

THEME

     C’est mon deuxième voyage à Eylau.

     Même sensation que la première fois : un carambolage, une curieuse façon d’être bousculé sans heurts, une sorte d’enchevêtrement qu’il sera difficile de dénouer. Je pars sur les traces d’une bataille napoléonienne, mais le décor absurde imposé par l’ère post-soviétique brouille tout.

     J’ai découvert Eylau presque par hasard, peu de temps avant la chute de l’URSS, en juin 1991. Tout avait commencé par un reportage sur l’ancienne ville de Königsberg, autrefois capitale de la Prusse-Orientale, annexée par Staline après la Seconde Guerre mondiale. [...]

     Königsberg, ce nom me faisait rêver. Kant y était né, Hannah Arendt, l’auteur de De l’humanité dans de sombres temps, y avait passé une partie de sa jeunesse. [...]

     Königsberg suscitait d’autant plus ma curiosité qu’elle était auparavant une cité interdite. Devenue le port militaire le plus occidental de l’Empire soviétique, l’ancienne place prussienne baptisée Kaliningrad ne se visitait pas. Jusqu’en 1991. J’appris alors que les autorités russes commençaient à octroyer des visas permettant l’accès à la ville de Kant et à son enclave. [...]

     Quel choc ! Venu de Moscou par le train, je débarquais au terminus de Kaliningrad. Une gare avec sa verrière dans le plus pur style wilhelmien. Staline avait peut-être raté son coup. En 1945, il avait décidé de faire disparaître de ce territoire toute trace de culture germanique. [...].Cependant, en examinant de plus près les rues, les maisons, les parcs, le suintement du passé allemand remontait partout à la surface. Comment stopper cette hémorragie d’une époque honnie ? L’architecture néomédiévale et néobaroque entrapparaissait. Les fortifications prussiennes revêtues de brique rouge étaient intactes.

Jean-Paul Kaufmann, Outre-Terre, Des Equateurs (2016)

1. Traduire le texte ci-dessus en allemand.

2. Justifier en français votre choix de traduction pour chacun des segments soulignés. Vous vous appuierez pour cela sur l'identification et l'explication linguistique des différences dans la façon dont la langue source et la langue cible construisent le sens dans des énoncés. Le segment souligné ainsi que la traduction retenue doivent être à chaque fois rappelés sur la copie.

NB : On ne traduira pas le titre de l’œuvre. 

 

VERSION

Eine Unzeitgemäße: ANNETTE VON DROSTE-HÜLSHOFF

Alles ist vorgebildet von Anfang an. Eine große Musikalität, die Freiheit, Noten Noten sein zu lassen und am Klavier zu phantasieren. Dann nimmt Annette von Droste-Hülshoff doch wieder Notenblätter [...] und beginnt zu komponieren. Eine Oper über die Wiedertäufer muß es sein. Sie hat eine Leselust, die eher gezügelt wird. Kein Schiller, keine Räuber für ein junges Mädchen! Eine Schreifreude, die unmittelbar zum Vers drängt. Aus dem Vers wachsen Epen, ein Schlachtengemälde gar, Die Schlacht im Loener Bruch (1837/38 im Rüchhaus entstanden).

Zwischen Hingabe, Unterwerfung und selbstgewisser Überlegenheit gibt es keine Vermittlung; nur eine Spannung, die auszuhalten ist – lebenslang. Die Traumsprache der Dichtung drängt ins Verborgene, Leidenschaftliche, Vergrübelte. Die Droste hat Verständnis für das Dunkle, auch Böse im Menschen. Die aufgewühlte, rasende Natur, der sie Sprache gibt, die sie überhaupt erst wahrnimmt, ehe sie zur Sprache kommt, drängt ins Moor, in die Heide, den Wald, in die „tief tief trunkene Flut“. Die Droste weiß in ihren Gedichten von kranken Adlern und Seuchen, die in Herden fahren. Doch daneben herrschen Sitte und Anstand, die Begrenzungen des Standes, die Tröstungen und Empfehlungen ihrer Religion, die sie umfängt, die sie auch an den Rand des Denkens bringt. „Sie hat alle drei Hochmute, den aristokratischen, den Damen- und den Dichterhochmut, aber sie ist trotzdem die liebenswürdigste Erscheinung, die man denken kann; sie ist natürlich im höchsten Grade, eine Beobachtungsgabe, die wirklich merkwürdig ist [...].“ So schreibt Levin Schücking am 6. März 1843 an Louise von Gall, seine Braut.

Aus Ursula Krechel, Stark und leise - Pionierinnen, btb-Verlag August 2017, Seite 69 f.

 

1. Traduire le texte ci-dessus en français.

2. Justifier en français votre choix de traduction pour chacun des segments soulignés. Vous vous appuierez pour cela sur l'identification et l'explication linguistique des différences dans la façon dont la langue source et la langue cible construisent le sens dans des énoncés. Le segment souligné ainsi que la traduction retenue doivent être à chaque fois rappelés sur la copie.

NB : On ne traduira pas le titre de l’œuvre. 

 

Agrégation externe 2020

Sujet de la composition en allemand

Ein Kritiker schreibt über die deutschen Antikenromane: „Die suchen im 12. Jahrhundert in der sekulären Antike Selbstidentifikationsmuster für die neue adlig -höfische Laienkultur: Kampfbewährung und Herrschaft. Umgekehrt wird spezifisch Mittelalterliches wie Minne und Frauendienst in die antiken Stoffe zurückprojiziert.“ Inwiefern trifft diese Feststellung auf Heinrich von Veldekes Eneasroman zu?

Sujet de l'épreuve de traduction

THEME

Je crois que je n’avais jamais entendu un chaton ronronner avec un tel enthousiasme. Je lui ai dit : « Toi tu t’appelles Solex ! »

       Le bruit et les vibrations qu’émettait cette petite boule de poils me rappelaient soudain ma jeunesse, sur toutes les routes de Provence que je sillonnais alors, chevauchant ce vélo Solex que j’adorais et qui me transportait vers tous les bals de village où j’espérais rencontrer un soir la plus belle jeune fille du monde.

      Depuis, il ne me quitte pas d’une semelle. Où que j’aille dans le monastère, il est là, au milieu de mes jambes. Une fois dans ma vie au moins j’aurai su ce qu’est être une bonne mère.

      Je me suis très vite rendu compte, en le renversant dans mes bras pour caresser son ventre, que ce chaton était une petite fille. Une jeune chatte toute blanche, aux oreilles et à la queue marron glacé. Elle me fixait de ses yeux ronds plus bleus que le ciel, et dès lors, même sa vraie mère n’aurait pu la faire revenir à la maison.

      Solex n’a plus voulu dormir ailleurs que dans mon cou. Durant toute la fin de l’été, que je taille, bêche, arrache ou sarcle, elle était là, ses deux billes bleues rivées au moindre de mes mouvements. Lorsque je déambule dans le cloître ou la forêt, elle me dépasse en trois bonds de plume et roule sur son dos, pattes en l’air, pour que je lui gratte le ventre. Elle répète l’opération tant que je ne l’ai pas prise dans mes bras. Elle peut se rouler ainsi cent fois par terre, juste devant moi, sur la mousse des chemins ou les dalles des couloirs. C’est tellement rigolo que je fais semblant de ne pas voir ses manigances. J’avance. Je finis par craquer. C’est souvent gauche et maladroit un chaton, c’est toujours monstrueusement gracieux.

René Frégni, Dernier arrêt avant l’automne. Paris, Gallimard, 2019.

VERSION

      Ich freute mich immer auf den Augenblick, wenn wir am runden Tisch um die frische Aprikosentorte herum saßen, vor dem Meißner Porzellan, das sie mit ihrem längst verstorbenen Mann Stück für Stück gesammelt hatte, eine ganze Ehe lang. Nach wie vor war das Service vollständig für zwölf Personen, und während es mich bei jedem der jährlichen Besuche entzückte, ihre zarte Hand zu beobachten, wie sie uns so leicht und sicher den Tee eingoß, fürchtete ich nicht etwa, die Tasse würde ihr entgleiten, sondern wir, an weniger kostbares Geschirr gewöhnt, könnten die ersten sein, die durch eine Ungeschicklichkeit eine Lücke in diese sorgsam gehütete Vollkommenheit rissen. Jedesmal, noch voller Glück über die vergangene Stunde und Bedauern darüber, daß sie vergangen war, spürte ich beim Verlassen der Wohnung zugleich die Erleichterung, ihr großzügiges Vertrauen in unsere Manierlichkeit nicht enttäuscht zu haben.

     Frau Julian bewegte sich zwischen ihren vier Wänden wie die heilige Jungfrau auf den gotischen Bildern. Die allgemeine Blankheit, das Aufgeräumte und Freundliche schienen ein Abbild ihrer Seele zu sein, wenn die zerbrechliche Gestalt der weit über Achtzigjährigen sicher und energisch vom Teetisch zur Küche ging, dort dies oder das holte, etwas abstellte und zu uns zurückkehrte. Alles vollzog sich formvollendet. Eigentlich hätte ich aufspringen müssen, um ihr zu helfen. Ich tat es nie. Mich befiel nämlich Jahr um Jahr eine andächtige Trägheit angesichts ihrer hausfraulichen Tätigkeiten, die sie mit so mädchenhafter Anmut erledigte. Ich konnte mich nicht losreißen davon und hätte, wenn es nicht zu ungehörig gewesen wäre, am liebsten um braunen Kandis statt des weißen gebeten oder umgekehrt, nur um ihren zielbewußten Schrittchen zuzusehen. Ich geriet in den Strom oder Strudel, so kam es mir vor, einer weltentrückten Ordnung, die aber mächtigen Einfluß ausübte auf die Wirklichkeit als das Vernünftige und Richtige gegenüber allen Trugschlüssen und Augenwischereien. Ich empfand sie als eine Abgesandte meiner eigenen Mutter, mit der sie, deutlich jünger, zu deren Lebzeiten bei aller Verschiedenartigkeit befreundet gewesen war.

Brigitte Kronauer, Das Schöne, Schäbige, Schwankende. Stuttgart, Klett Cotta 2019.

Sujet de la composition en français

« La richesse narrative, le regard distancié et déroutant, la sensualité de la langue, le foisonnement des descriptions ne s’inscrivent pas dans une démarche introduisant dans le champ littéraire l’exotisme, mais dans la volonté de dire une autre expérience du réel et un autre imaginaire avec des mots allemands, de donner à ces mots une tonalité, une chair, une couleur, une lumière nouvelles. » Discutez ce jugement d’un critique à propos de l’œuvre d’Emine Sevgi Özdamar.

Pour citer cette ressource :

"Sujets des épreuves d'admissibilité capes et agrégation 2020", La Clé des Langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029), avril 2020. Consulté le 28/05/2020. URL: http://cle.ens-lyon.fr/allemand/se-former/programmes-des-concours/sujets-des-epreuves-dadmissibilite-capes-et-agregation-2020