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Sujets des épreuves d'admissibilité à l'agrégation externe - session 2022

Publié par Cécilia Fernandez le 22/03/2022

Agrégation externe 2022

Sujet de la composition en allemand

„Sarah Kirschs Gedichte waren und sind Gegenwartsgedichte. Man kann aus ihren Zeichen die Zeichen der Zeit ablesen.“

Nehmen Sie Stellung zu dieser Behauptung.

 

Sujet de la traduction

THEME

Une mouche maigre tournait, depuis un moment, dans l'autocar aux glaces pourtant relevées. Insolite, elle allait et venait sans bruit, d'un vol exténué. Janine la perdit de vue, puis la vit atterrir sur la main immobile de son mari. Il faisait froid. La mouche frissonnait à chaque rafale du vent sableux qui crissait contre les vitres. Dans la lumière rare du matin d'hiver, à grand bruit de tôles et d'essieux, le véhicule roulait, tanguait, avançait à peine. Janine regarda son mari. Des épis de cheveux grisonnants plantés bas sur un front serré, le nez large, la bouche irrégulière, Marcel avait l'air d'un faune boudeur. À chaque défoncement de la chaussée, elle le sentait sursauter contre elle. Puis il laissait retomber son torse pesant sur ses jambes écartées, le regard fixe, inerte de nouveau, et absent. Seules, ses grosses mains imberbes, rendues plus courtes encore par la flanelle grise qui dépassait les manches de chemise et couvrait les poignets, semblaient en action. Elles serraient si fortement une petite valise de toile, placée entre ses genoux, qu’elles ne paraissaient pas sentir la course hésitante de la mouche.

Soudain, on entendit distinctement le vent hurler et la brume minérale qui entourait l'autocar s'épaissit encore. Sur les vitres, le sable s’abattait maintenant par poignées comme s’il était lancé par des mains invisibles. La mouche remua une aile frileuse, fléchit sur ses pattes, et s’envola. L’autocar ralentit et sembla sur le point de stopper. Puis le vent parut se calmer, la brume s’éclaircit un peu et le véhicule reprit de la vitesse. Des trous de lumière s’ouvraient dans le paysage noyé de poussière. Deux ou trois palmiers grêles et blanchis, qui semblaient découpés dans du métal, surgirent dans la vitre pour disparaître l’instant d’après.

— Quel pays ! dit Marcel. L’autocar était plein d’Arabes qui faisaient mine de dormir, enfouis dans leurs burnous. Quelques-uns avaient ramené leurs pieds sur la banquette et oscillaient plus que les autres dans le mouvement de la voiture.

 

Albert Camus, La Femme adultère, Paris, Gallimard, 1957.

 

 

VERSION

Gustav stieg vom Dach herab, auf dem er saß, wenn er frei denken wollte, kletterte durch die Dachluke auf den Speicher, auf dem allerlei Gips- und Holzmodelle standen, dazu kleine messingfarbene Maschinen, die vor sich hinklapperten, wenn man einen Knopf drückte. Er ging in seine Wohnung im ersten Stock und schaltete über eine Batterie auf der Fensterbank die kleine Lampe an, die ein emailliertes Schild neben der Haustüre Gustav Fontana Projecteur nachts beleuchtete, denn er wollte Tag und Nacht erreichbar sein wie eine Hebamme, immer bereit, einer guten Idee zur Geburt zu verhelfen und augenblicklich das Schreiben an das Patentamt aufzusetzen. 

Vom Erfindergeist des Quartiers angesteckt, hatte er sich auf das Projektieren von mechanischen Dingen aller Art bis hin zu ganzen Fabriken geworfen. Anarchistisch in seinem Denken, zielbewußt in seinem Handeln, gesellig, witzig, gescheit, ironisch, im Prinzip an nichts glaubend, gab er durchaus einen Weltmann ab, dem auf Erden nichts fremd war, der die meisten Menschen beim besten Willen nicht als Geschöpfe Gottes ansehen konnte, sondern als eine verdammte Bande von Hornochsen, die niemals etwas kapieren würden, die immer im gleichen Geschirr den Wagen irgendeines Herrn zögen, auf daß die Erde sich drehe, und da das nun einmal nicht zu ändern sei, müsse man sehen, wie man sich herauswinde. Seine Lebensart, seine Manieren, sein Wissen ermöglichten ihm mühelos, zwischen den unteren und oberen Klassen zu wechseln, in einer Eckkneipe mit Arbeitern seinen Schnaps zu trinken, in einer Weinstube mit Kommerzienräten einen spritzigen Mosel oder einen blumigen Rheingau kennerhaft zu genießen.

Er lebte inzwischen in einer für Oberbilk schon bürgerlichen Wohnung, den Schädel mal wieder kahlgeschoren saß er meistens auf einem Ledersofa neben seiner beachtlichen Bibliothek, die, sich ins Naturwissenschaftliche ausweitend, fast die ganze Wand beanspruchte, wobei die Frühsozialisten und Shakespeare immer griffbereit neben seinem Sitz plaziert waren. Die Wand gegenüber war mit einem Bild der Stadt Düsseldorf bespannt, das er von einem befreundeten Bühnenmaler erhalten hatte.

Dieter Forte, Das Muster, Frankfurt am Main, Fischer Verlag, 1992.

 

Sujet de la composition en français

« Le roman de Wieland est bien un livre sur le livre, une réflexion originale sur la fiction, [...] qui donne à la poésie toute sa place. »

Discutez ce jugement portant sur Don Sylvio von Rosalva.