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La Clé Arabe

Bienvenue sur le site La Clé des langues consacré à l'arabe


Dernières mises en ligne sur la Clé arabe

  

Langue :


Les slogans avant et après la révolution tunisienne.
Meriem Bousselmi.

Les slogans avec Ben Ali n’étaient que des slogans imposés. On peut citer par exemple une grande redondance du chiffre 7, en 23 ans de règne, le 7 s’était installé partout : Place du 7 novembre, Rue du 7, Avenue du 7, Boulevard du 7, Aéroport du 7, Université du 7, Epicerie du 7, Pharmacie du 7, Stade du 7, Café du 7… ».Les slogans de la révolution ne sont que des mots issus du fond du cœur qui sont très expressifs. Des slogans qui expriment la colère d’un peuple et qui ne tolèrent ni réponses ni excuses.
Nous évoquerons certains des slogans les plus connus tels que «  Dégage », « Game over », « le peuple veut », « Tunisie libre, RCD out », « Tunisie libre, Ben Ali out ».
Nous essayerons tout au long de notre communication de faire une comparaison entre la langue de bois imposée par Ben Ali et le langage révolutionnaire voire postrévolutionnaire en nous focalisant sur l’analyse des slogans.
Voir la vidéo.

«  Digage, libirali, francouphouni, laïqi » : les mots de la révolution tunisienne entre création, circulation et multimédia.
Meriem Guellouz.


Le 14 janvier 2011, des milliers de tunisiens clamaient « dégage », et plus précisément « digage » dans l’avenue Habib Bourguiba en face du ministère de l’intérieur.
Depuis, Ben Ali est parti et un début de démocratie s’est instauré avec une sémantique nouvelle. Laïcité, modernité, francophonie sont les mots qui contribuent à la polémique actuelle postrévolutionnaire et qui envahissent les multimédias (ondes, débats télévisés, facebook, twitter…).
Dégage, mot de lutte, aurait ouvert la voie vers les mots de la démocratie. Dans un premier temps, nous souhaitons présenter quelques hypothèses concernant les conditions d’apparition ou de réapparition de ce terme français dans les révolutions arabes. Le questionnement portera sur le succès, la diffusion du terme et la contribution des nouveaux médias dans un tel succès. Dans un second temps nous proposons d’analyser les nouveaux énoncés apparus depuis la révolution tunisienne et soumis à un processus d’arabisation (francouphouni / francophone, massouni / franc-masson, bourocrati/burocrate, laïqi/ laïque, souhyouni/sioniste) et montrer le rôle des différents médias dans leur renouveau et leur circulation. A partis d’un corpus de débats médiatisés, nous nous attacherons à présenter une double analyse. D’abord, une approche sociolinguistique permettra de mettre la lumière sur les emprunts, les diglossies entre arabe classique, arabe tunisien et français. Il s’agira aussi de mettre en avant les problèmes de traduction et les conflits politiques engendrés par cette difficulté de traduire (comme dans le cas de Franc-Masson ou de laïque). Ensuite, nous proposons une étude énonciative et pragmatique de ces textes médiatiques puisque une analyse de ces mots incite à réfléchir sur l’articulation entre le linguistique et le politique, entre le dire et le faire, entre les mots, leur circulation et l’histoire.

Arts :

Dans le cadre du colloque L'inattendu dans la créationlittéraire et artistique, à la lumière du "Printemps arabe", nous vous proposons les interventions suivantes :

L'art de la rue à l'heure du "Printemps arabe" : les graffiti, ou l'inattendu de l'expression d'une citoyenneté en Tunisie et en Egypte.
Sarra Grira.
En Tunisie, du temps de Ben Ali, la rue était le terrain de jeun favori des policiers. En uniforme ou en civil, ils observaient, écoutaient, contrôlaient et rapportaient. Chaque jeune assis sur un banc public était une cible potentielle. Mais la grande manifestation du 14 janvier a marqué un point de non-retour à partir duquel les normes ont été inversées. La rue est devenue un terrain de manifestations civiques ou culturelles. Les Tunisiens étaient invités à sortir de l’espace individuel, intime, pour partager l’espace commun, public.
Alors l’art aussi est sorti hors des murs, des galeries et des espaces d’exposition, quoiqu’il ne soit pas encore tout à fait affranchi de la censure. Il s’est exhibé dans la rue où il a connu une exposition dont l’ensemble le plus édifiant est celui des graffiti. A travers l’observation de cet exercice innovateur, dans la mesure où il ne correspond pas à une tradition artistique ancrée dans la culture du pays, S. Grira tentera d’explorer l’inattendu de la création en Tunisie et en Egypte à travers leurs trois dimensions :
  • l’inattendu social de la réappropriation de l’espace public comme expression d’une citoyenneté,
  • l’inattendu historique dans la mesure où ces artistes ont conscience qu’ils écrivent l’histoire en immortalisant leur vécu autant qu’ils sont gardiens de l’histoire dont ils ont hérité.

Ces deux dimensions marquent une rupture considérable avec le passé, l’espace public et l’histoire étant les deux éléments qui ont été confisqués/formatés par un discours officiel par le passé.

  •  La troisième dimension vise quant à elle une démarcation du présent : l’inattendu politique et idéologique. Les graffiti sont porteurs de messages qui condamnent autant l’ancien régime que les gouvernements qui lui sont postérieurs, qu’ils soient de transition ou sortis des urnes. Leur entreprise subversive remet donc en question la légitimité même de certains mécanismes démocratiques tels que les élections. Ils questionnent par là la justesse de pratiques établies et présentées comme seule et unique alternative, la seule solution politique valable.
Voir la vidéo.

Des graffiti du Caire janvier 2011 - mars 2013.
Jacqueline Jondot.

Lors de plusieurs séjours au Caire entre janvier 2011 et février 2012, J. Jondot a pu constater l’apparition de graffiti et peintures murales sur les murs du Caire. Qu’il s’agisse d’une expression spontanée ou de commande, on a pu noter, dans les premiers temps, un certain nombre de points communs.
L'intervenante se propose de montrer, à partir de deux sites (le mur de l’Université américaine près de la place Tahrir et l’école des Beaux-arts à Zamalek) comment certains motifs issus des révoltes de Urabi et Zaghloul ont été réinterprétés alors qu’apparaissait une « nouvelle langue » (issue des nouveaux moyens de communication), construisant une image idéale d’une nouvelle Egypte. Elle entend étudier l’évolution de quelques motifs (la khamsa ou la figure du martyr) sur une période allant des premiers jours de la Révolution à maintenant, et se propose donc de montrer des rapprochements surprenants à travers les époques et les cultures.
Voir la vidéo.
 

Passé - Présent :



Les débuts du monde musulman VIIè -Xè siècle : de Muhammad aux dynasties autonomes.
Présenté par Thierry Bianquis et Pierre Guichard.

Le 2 septembre 2014, Thierry Bianquis nous quittait. Pour rendre hommage à ce grand spécialiste de l'Islam médiéval, la Clé Arabe a décidé de publier des extraits de l'intervention qu'il avait faite avec son collègue Pierre Guichard à l'ENS-Lyon, lors de la parution de leur ouvrage Les débuts du monde musulman VIIè-Xè siècle: de Muhammad aux dynasties autonomes, éd. PUF, 2012.
L’ouvrage se veut une réponse aux besoins des étudiants en histoire de l’Islam médiéval et de toute personne s’intéressant au sujet.  Il survole les quatre premiers siècles de l’Islam et traite de la construction d’un pouvoir et d’un espace musulman vaste et d’apparence  homogène, dans un contexte de grandes diversités religieuses et ethniques.
Lors de cette présentation, les auteurs nous donnent un apperçu de l'offre religieuse au Moyen-Orient et dans la péninsule arabique au début de l'Islam, et de son évolution après la mort de Muhammad. Ils nous parlent du pouvoir de l'état, de ses représentations et de son rapport à la société civile dans l'empire musulman. Enfin, après des résumés concits des contributions des autres auteurs, T. Bianquis et P. Guichard concluent par la présentation de la crise finale, celle du califat abbasside, sur laquelle se termine le livre.

Voir les vidéos.

Littérature contemporaine :


Nous reprenons nos publication du colloque international L'inattendu dans la cération littéraire et artistique, à la lumière du printemps arabe, qui s'est tenu à l'université Lyon 2.

Voyage littéraire dans un inattendu poético-politique.


Quels rôles ont tenus les auteurs dans le Printemps arabe ? Peut-on dire qu’ils y ont été acteurs et créateurs ? Certaines œuvres littéraires pré-Printemps arabe portent-elles une part de prophétie ? La littérature contestataire des années 80 a-t-elle « changé positivement » l’être humain, comme le voudrait Alaa’ Alaswani ? Enfin, le renouvellement de la parole littéraire, esthétique et poétique est-il déjà survenu ou est-il encore à venir.

C’est autours de ces questionnements que se déroule l’intervention de M. Lahjomri, directeur du Collège Royal de rabat, et grand acteur de la scène culturelle marocaine.

Voir la vidéo.



Deux textes inédits en arabe de l'auteur Ali Bader :


Mot -clé :  رغبة - Désir.

أن أجد كلمة-مفتاح في كتابتي أمر ليس سهلا. مع ذلك أجد كلمة "رغبة" هكذا من دون أل التعريف، والتي تشتمل كل المعاني التضمينية المحرمة إغراء، شهوة، نزوع...تلخص كل ما أردت أن أقوله عن مجتمعات حرمت من الكلام طويلا.                       التتمة.


الاستعادة - La reconstitution.Comment redonner vie à une époque?

Le cinéma a donné la preuve de sa puissance pour mettre en scène des pans de l’histoire, à grands frais de décors et d’inventivité. Mais quelle est la démarche spécifique de l’écrivain ? Au prix de quelles recherches historiques, et par quels moyens peut-il donner à voir la coloration particulière d’une époque passée ? Faut-il s’en tenir aux données établies ou privilégier la vraisemblance ? Quelle place pour le savoir attesté, quelle place pour l’hypothèse et l’imaginaire ?
Lire le texte.

Entretien avec Ali Bader. Lorsque deux auteurs se rencontrent, de quoi parlent-ils?

A l’occasion des Assises Internationales du Roman, nous avons eu l’occasion de réunir deux romanciers arabes, le premier, Ali Bader, invité des AIR, est un jeune auteur iraquien au parcours atypique, exilé à Bruxelles. Le second Moustafa Khalifé, auteur de La Coquille, éd. Actes Sud, est un ancien prisonnier politique syrien, exilé en France depuis le début de la révolution.

La parution de la traduction en français du  livre Papa Sartre, éd. du Seuil, d’Ali Bader, va leur donner l’occasion d’aborder le thème de la modernité et des intellectuels dans les pays arabes. Qui de l’intellectuel ou de la modernité influence l’autre ? Quel a été  l’impact des révolutions arabes, passées et présentes, sur la modernité ?

Nous verrons au cours du déroulement de cette rencontre, à quel point l’écriture romanesque reste influencée par la vie de l’auteur, et nous découvrirons alors que le parcours de chacun des deux auteurs ainsi que l’histoire de la région d’où ils sont originaires font que la politique est omniprésente dans leur discours, leur écriture, et leur choix littéraires.

Voir la vidéo.

Maghreb :


Les jeunes face aux problèmes de l'emploi dans le contexte tunisien et maghrébin actuel.
Imed Melliti.




Dans le cadre du séminaire Ecrire les modernités arabes qui se tient à l’ENS-Lyon, Imed Melliti a abordé la question de l’emploi des jeunes en Tunisie.

Son intervention, organisée autour de deux niveaux d’analyse, abordera, dans un premier temps une réflexion objectiviste du sujet, et traitera de l’emploi des jeunes tel qu’il se présente actuellement en Tunisie, ainsi que des politiques publiques liées à l’insertion professionnelle des jeunes.

Voir la 1ère partie.

Dans la deuxième partie de son intervention, Imed Melliti portera son regard sur le vécu de ces jeunes dans un tel contexte de précarité et analysera les moyens qu’ils utilisent pour y construire leur vie.
Dans quelles conditions les jeunes acceptent-ils de travailler ? Quels sont les enjeux politiques liés à la question de l’emploi des jeunes ? En quoi le chômage des jeunes, et en particulier celui des jeunes diplômés, interpelle-t-il la société tunisienne ? Quels problèmes pose-t-il ? Enfin, comment les jeunes font-ils face à la précarité ? Et par quel biais essayent-ils de s’en sortir ? Telles sont les questions aux quelles il tentera de répondre.

Voir la 2ème partie.






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mise à jour le 30 novembre 2014
Créé le 21 novembre 2011
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues