Accès direct au contenu

 
Recherche
Retour rapide vers l'accueil

Séminaire d'études italiennes ENS de Lyon - Lyon3

Retrouvez les conférences données à l'occasion du séminaire d'études italiennes organisé par l'ENS de Lyon et l'Université Lyon 3 en collaboration avec l'UMR 5206 Triangle et l'UMR 5307 Institut d'histoire de la pensée classique. .


Année 2016-2017


Programme :
Séminaire études italiennes lyon
 
Con questa conferenza, Carlo Vecce intende offrire un panorama degli studi su Napoli nel Rinascimento e presentare un grande cantiere di studi in movimento. Rappresenta un laboratorio della ricerca attuale che sembra molto interessante per darci un’idea di altri rinascimenti, di una dimensione plurale del rinascimento, rinascimenti di spazi e tempi diversi in Italia e in Europa.

Gabriele Pedullà est l’un des concepteurs et éditeurs scientifiques du monumental Atlante della letteratura italiana en trois volumes (Einaudi 2010-2011). Il retrace dans cette séance l’historiographie de la géographie de la littérature en présentant les travaux de Tiraboschi, de De Sanctis et de Dionisotti. Il présente ensuite les choix éditoriaux qui ont présidé à l’élaboration de l’Atlante, à travers des cartes et des articles extraits de celui-ci.

"La psychologie des foules" est née à la fin du XIXe siècle. Souvent associée au nom de Gustave Le Bon, qui s’en est abusivement auto-proclamé l’inventeur, elle a été pendant longtemps disqualifiée en raison du caractère raciste et élitiste de ce dernier. 
Dans cette étude il s’agira, d’une part, d’analyser les sources dont il s’est largement inspiré et, d’autre part, le cadre idéologique – très différent de celui de Le Bon – dans lequel la « psychologie des foules » s’est constituée comme science et a pu trouver une application concrète en Italie.
 

Année 2015-2016

 
  • "Les Operette morali de Giacomo Leopardi, entre philosophie, littérature et politique", par Fabio Frosini (séance du 19 novembre 2015)
Vidéo à venir
À partir d'un bilan historiographique, l'intervention illustre le rapport paradoxal du royaume de Naples, souvent érigé en symbole du mauvais gouvernement par les observateurs étrangers, à la modernité politique qu'entendent construire des acteurs spécifiques, qualifiés d'abord de "patriotti" puis de "liberali". L'attention est portée aux acteurs et aux stratégies de la politisation libérale, aux révoltes et révolutions politiques, réalité mobile à la chronologie complexe (1820-21 et 1848-49 essentiellement, outre des insurrections plus ponctuelles dans les provinces périphériques du royaume).
L’étude des huit premiers chapitres de Primavera di bellezza, abandonnés lors de la publication du roman en 1959, permet d’analyser le type particulier de roman historique qu’écrit Beppe Fenoglio. Les faits de la Deuxième Guerre mondiale offrent au romancier une série de « matériaux » à employer sous forme narrative ; en même temps, leur mise en récit propose une interprétation critique de la période, qui est historicisée, reliée au temps long de l’histoire et à un contexte plus large, dans un but éthique et militant.

Année 2014-2015

 
Fiona Lejosne présente les recherches qu’elle effectue dans le cadre de son travail de thèse. Celles-ci portent sur le géographe vénitien de la Renaissance Giovanni Battista Ramusio, auteur du recueil des Navigationi et viaggi publié en trois volumes entre 1550 et 1559. Ramusio ayant également été secrétaire de Chancellerie de la République de Venise pendant plus de cinquante ans, elle s’attache à identifier les liens entre ses fonctions professionnelles et son activité personnelle de géographe. À travers une étude de la forme et des objectifs de cette compilation géographique, elle défend l’idée que les Navigationi et viaggi présentent des caractéristiques vénitiennes à la fois d’un point de vue méthodologique, épistémologique et politique.
Viviamo in un mondo in cui le merci circolano liberamente oltre tutti i confini. In letteratura, invece, le parole sembrano malinconicamente ancorate alle diverse tradizioni nazionali. Le lettere non migrano.
Diversi tentativi, come la «World literature», cercano di superare questa situazione di fatto. Ma non è sufficiente proclamare una koiné culturale mondiale, occorre inserire in questo vasto movimento economico, sociale e culturale che chiamiamo globalizzazione anche una dimensione popolare, cioè quella plebe mondiale «barbara» che bussa, disperata e gioiosa, alle porte del mondo ricco. Occorre riscrivere l’universalismo, la letteratura mondiale, sulla base della differenza, della singolarità.

Après avoir rappelé brièvement les nouvelles perspectives de recherches qu’a pu ouvrir le genre biographique en matière d’histoire sociale et des pratiques culturelles (avec les «cas-limites» de la microstoria et les pistes qu’elle a explorées pour construire une histoire qui ne fût ni une histoire des masses, ni une histoire-panthéon), cet article s’intéresse à la façon dont la biographie historique a été utilisée en Italie, depuis les travaux de Franco Venturi, comme un outil d’exploration systématique du dix-huitième siècle « réformateur ». Il s’agit ici de voircomment certains parcours « déviants » – ceux d’individus jugés mineurs, qui n’ont pas eu les honneurs  de  la  grande  historiographie,  ou  ceux d’hommes de lettres  dont  la  vie  n’a pas toujours été  guidée  par  le  principe  de  la  « constance à  soi »  – permettent  aujourd’hui  de repenser ou d’éprouver les limites de périodisations historiques ou de catégories littéraires trop rigides, et conduisent à mettre au jour la nature complexe, non univoque des Lumières italiennes.
Perle Abbrugiati (Université d'Aix Marseille, CAER EA 854) fait part de son projet de livre sur Calvino, à paraître en 2015. L'idée de vertige est une entrée dans le monde calvinien qui permet d'envisager l'ensemble de l'oeuvre de l'auteur. Au-delà d'une simple critique thématique, il s'agit de déceler le rapport au monde qui donne à cette oeuvre une cohérence dans la diversité. La représentation spatiale n'est qu'une représentation, précisément, d'un vertige de la conscience qui est à la base de l'écriture, et qui en détermine également les principaux éléments stylistiques. Le vertige du lecteur, que l'humour accompagne sans le désamorcer, tient donc à l'absorption d'une représentation à la fois du vide, du foisonnant et du complexe, représentations qui sont sans doute pour Calvino des façons de donner une forme paradoxale à son affectivité autant qu'à son interrogation intellectuelle.

Sylvie Viglino, maîtresse de conférence en Littérature, Langue et Civilisation Italienne à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne et membre du Centre d’Etudes sur les Littératures Etrangères et Comparées, propose aux étudiants, enseignants et chercheurs de repenser le futurisme à la lumière des apports théoriques de Pierre Bourdieu et suivant une approche pragmatique des textes. Après avoir exposé le contenu de trois articles sur la production de Marinetti et le futurisme dit « héroïque », elle rappelle la méthode et la démarche d’une recherche socio-littéraire qui traite des conflits esthétiques et voit en eux des conflits politiques euphémisés. 


Année 2013-2014


Cette séance est consacrée à la pensée politique et juridique de Lodovico Antonio Muratori. Dans une première partie, Manuela Bragagnolo esquisse rapidement un portait de l’auteur dans le cadre des premières Lumières italiennes. Puis elle rentre dans le laboratoire de l’historien, pour analyser l’usage des sources dans sa production politique et juridique, notamment des sources du XVIe siècle.

Au cours de cette séance, Élise Leclerc analyse la notion de «guelfisme», telle qu’elle se présente dans les livres de famille florentins des XIVe et XVe siècles. De par sa fréquence et ses usages, ce terme apparaît en effet comme l’une des clefs de lecture employées par les Florentins pour interpréter la vie de leur cité. Comment expliquer son succès, particulièrement remarquable durant le dernier quart du XIVe siècle (alors que les conflits entre Guelfes et Gibelins n’étaient théoriquement plus d’actualité depuis longtemps), puis son déclin à partir des années 1420 ? Il semble que cela ait à voir avec l’évolution de la définition de l’identité politique de la cité, mais aussi et surtout avec celle des familles qui composaient sa classe dirigeante.

Cette intervention fait le compte-rendu de difficultés méthodologiques dans le cadre de la préparation d'une thèse d'histoire médiévale portant sur la cour de Naples au milieu du XVe siècle. Il s'agit de la difficulté à situer ce travail par rapport à une une tradition historiographique particulière à l'Italie, la légende noire de la présence espagnole à l'époque moderne. Pour Roxane Chilà, l'objet de cette thèse, la période de la première implantation dans la péninsule des Trastamare, suite à la conquête du royaume de Naples par Alphonse le Magnanime en 1442, n'est généralement pas intégrée à ce lieu commun de l'histoire italienne, dont la force d'attraction n'a cependant cessé de la préoccuper, et même de l'induire en erreur. En cherchant dans la tradition historiographique moderne et contemporaine des points de repères pour mettre en perspective l'histoire du Mezzogiorno médiéval, elle a longtemps négligé d'examiner la période antérieure au XVe siècle. Maintenant que cette erreur est réparée, Roxane Chilà est désormais d'une grande prudence avec cette tradition historiographique protéiforme et parfois contradictoire, qui constituerait d'ailleurs un passionnant objet d'étude.
Au cours de cette séance du séminaire d'études italiennes, Marc Lesage nous présente sa réflexion sur l'image de la ville de Naples dans la littérature napolitaine de l'après-guerre à travers Giuseppe Marotta, Anna Maria Ortese et Raffaele La Capria. Il nous montre comment ces auteurs de l'après guerre se confrontent à l'image réelle, mythifiée ou idéalisée de la ville parthénopéenne. Face aux transformations récentes, les choix sont multiples : nier le réel, le reposétiser ou tenter une approche médiane.
 
Au cours de ce cette séance du séminaire d’études italiennes ENS-Lyon3, Jean-François Lattarico analyse le statut du « dramma per musica » au  Seicento à travers la production du plus illustre représentant du genre, Giovanni Francesco Busenello, le librettiste, entre autres, de l’Incoronazione di Poppea de Monteverdi. Il nous montre comment ce genre nouveau qu’est l’opéra affirme sa pleine autonomie littéraire, loin d’être un genre « soumis ». Ce genre pluridimensionnel synthétise ainsi les nouvelles formes récemment apparues comme le roman ou d’autres, plus anciennes, comme le théâtre ou la poésie tout en proposant la parole à travers le paradigme rhétorique comme élément central et fédérateur.

Année 2012-2013

Dans le cadre du séminaire d'études italiennes organisé par l'ENS de Lyon et l'Université Lyon 3, Aurélie Gendrat nous parle des différentes stratégies et des modes d'expression liés à la note en bas de page. Élement d'érudition, partie du discours annexe ou essentielle, crées par l'auteur ou par d'autres, elles sont là mais on n'en perçoit pas toujours le caractère parfois polémique ou essentiel...

Dans le cadre du séminaire d'études italiennes organisé par l'ENS de Lyon et l'Université Lyon 3, Alain Hugon vient parler des 9 mois de révolution napolitaine entre 1647-1648 souvent associés à un des protagonistes de ses tout débuts, Masaniello. Son analyse permet de remettre en perpective certaines interprétations téléologiques souvent fondées au moment du Risorgimento tendant à présenter cette révolution comme une révolte anti-espagnole. Il montre plutôt comment ces mois insurrectionnels ont été l'occasion de poser la question de la représentation politique du popolo face à l'aristocratie.


Dans le cadre du séminaire d'études italiennes organisé par l'ENS de Lyon et l'Université Lyon 3, Cécile Terreaux-Scotto nous parle de la place et du rôle confié aux "fanciulle" par Savonarole dans ses sermons. À la différence des "fanciulli", ce groupe marginal de la cité florentine semble ignoré par la critique probablement à cause de son statut doublement subalterne (les "fanciulle" sont à la fois femmes et enfants). Cependant, il s'avère bel et bien que Savonarole leur confie un rôle car tous sont utiles pour la réalisation du projet du prédicateur qui ne s'articule pas seulement autour de la répression mais qui propose également une réforme politique fondée sur la simplicité dont les "fanciulles" sont peut-être les représentantes.
 
Dans le cadre du séminaire d'études italiennes organisé par l'ENS de Lyon et l'Université Lyon 3, Estelle Ceccarini nous présente l'oeuvre, la vie et le parcours d'une femme de la Résistance italienne : Giovanna Zangrandi. Son parcours atypique (du fascisme à la Résistance), son rapport à la féminité, son accomplissment dans la lutte partisane et surtout sa production littéraire sont autant de thèmes abordés au cours de cette intervention ponctuée de courtes lectures de I giorni veri, le "journal de guerre" de Giovanna Zangrandi.

Dans le cadre du séminaire d'études italiennes organisé par l'ENS de Lyon et l'Université Lyon 3, Marie Fabre propose une conférence sur le sujet de sa thèse qu'elle s'apprêtait alors à soutenir. Elle explore les rapports entre utopie et littérature chez  Elio Vittorini et Italo Calvino. À travers ce parcours, c’est une petite parabole de l’utopisme littéraire dans le second XXe siècle italien qu'elle cherche à tracer, en partant des années quarante, où le travail littéraire était fonction d’un engagement politique externe, pour arriver, à travers une série de déconvenues politiques et de transformations sociales, à une tentative de redéfinition des fonctions politiques de la littérature qui nous mène jusqu’aux années soixante-dix. La trentaine d’années est, en effet, riche en évolutions : du détachement des écrivains du Parti communiste, au passage à une nouvelle phase néocapitaliste dont l’Italie sort considérablement transformée. Nous nous trouvons donc à l’articulation entre deux périodes, moderne et postmoderne, dans une transition qui correspond aussi à une crise et à une remise en question de l’utopie, à travers les notions de progrès, de perfectibilité, de téléologie et de totalité qui lui étaient liées.

Juan Carlos D'Amico parle ici de la personnification de Rome entre le IVe et le XVIe siècle. Il évoque comment ces représentations sont le support d'un discours politique pour cette "ville-capitale" : la Rome antique, la capitale de la chrétienté, les rapports complexes qu'elle entretient avec le Saint Empire Romain Germanique, son évocation chez Dante, Cola di Rienzo, Pétrarque... [EN ITALIEN]


Xavier Tabet propose ici une conférence sur le troisième métier de Primo Levi, celui de "parleur". Il expose les modalités de cette parole publique, son statut et le but qu'elle poursuit.
 

Année 2011-2012

Michelangelo Merisi, dit Le Caravage, est sans doute l’un des peintres italiens les plus célèbres du XVIIe siècle. Sa peinture en clair-obscur, sa représentation jugée triviale de certaines scènes religieuses ont choqué nombre de ses contemporains. Son art, mais aussi sa personnalité ont été au cœur de polémiques animées, notamment dans les biographies qui lui ont été consacrées durant le XVIIe siècle. Cet article propose un parcours littéraire, dont le fil conducteur est la représentation du « torbido ingegno » de Caravage, au sein des ouvrages de Vies d’artistes.
 
 

Année 2010-2011

Jean-Claude Zancarini évoque le destin de Giuseppe Pinelli, cet anarchiste accusé à tort d'avoir participé à l'attentat de Piazza Fontana le 12 décembre 1969 et qui trouvera la mort en tombant du 4ème étage de la préfecture de Police de Milan 3 jours plus tard. Il évoque ce destin par l'entremise du livre d'Adriano Sofri : une oeuvre à la fois littéraire et historique. Un livre qui - sans concession - sait faire le point sur des années qui ont eu leurs jours tragiques. Ce n'est pas seulement un livre "à charge" contre les institutions c'est aussi un livre qui se propose d'établir un lien entre la jeunesse d'alors et celle d'aujourd'hui.
 
 
Présentation du site et de ses objectifs
Partager sur les réseaux sociaux
 
 
Mise à jour le 26 juin 2017
Créé le 4 septembre 2014
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues