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La plaça del diamant

Mercé RODOREDA
Publié le : 27 février 2008
Titre : La Plaça del diamant Auteur : M. Rodoreda (Barcelona, 1908 - Girona, 1983) Première publication : 1960 Éditions : Proa Année de publication : 2007 Pages : 192
    La guerre civile espagnole et les années de la dictature franquiste ont engendré une avalanche de productions littéraires, toutes de plus ou moins bonne qualité. Parmi leurs auteurs, M. Rodoreda est de loin l'un de ceux qui a su saisir et transmettre le mieux l'esprit de l'époque. Née au sein d'une famille catalaniste, mordue de littérature, dans la Barcelone du début du XXe siècle, elle s'est illustrée dans son engagement aux côtés du gouvernement républicain et notamment dans sa lutte pour les droits de la femme. Elle est avec Montserrat Roig (1946-1991), Victor Català  (1869-1966) et Teresa Pàmies  (1919- ) l'un des plus grands noms féminins des lettres catalanes. La Plaça del diamant est l'un de ses romans les plus connus et les plus aboutis. Mercè Rodoreda y retrace la vie de la jeune Natàlia, alias Colometa, par un récit à la première personne. Au fil du texte, l'on voit grandir cette femme, victime de tous les aléas du sort et des affres de l'histoire. Dès les premières lignes, le lecteur est pris dans l'action et un vif sentiment d'empathie le lie à la protagoniste ; le style est délicat, les mots et les expressions sont choisis avec soin : ils reflètent toute la personnalité de l'héroïne. La subtilité avec laquelle l'auteur construit son personnage, évoque ses illusions et ses peurs, est à l'origine de toute la force et la profondeur du texte. La vie de Colometa est aussi celle de beaucoup d'individus qui ont connu ce début du siècle, bien des gens ont pu s'identifier à l'un ou à l'autre de ses amis, sinon à elle-même. La Plaça del diamant ne se présente pas comme une simple biographie d'une femme parmi tant d'autres, il est aussi le témoin de tout un temps, du vécu de toute une nation Mercè Rodoreda est un auteur brillant, dont l'œuvre mérite d'être diffusée et même étudiée : elle a déjà été traduite dans plus de vingt-cinq langues, et non sans raison ! Chacun de ses romans (El Carrer de les camèlies, Aloma, Mirall trencat et, bien entendu, La Plaça del diamant), insiste sur l'image de la femme telle qu'elle est et telle qu'on devrait la considérer : dans toute son intégrité et sa force morale. Rodoreda peut être, par là-même, rapprochée de l'un de ses écrivains fétiches : Virginia Woolf. La Plaça del diamant a déjà paru chez Gallimard dans trois collections différentes : «Du monde entier», «L'étrangère» et «L'imaginaire». C'est pourquoi il peut être accessible à tout élève de secondaire, catalanophone ou non. De plus, ce récit pourrait servir de point de départ pour une série d'études sur le thème des femmes-écrivain catalanes : les Nouvelles de Rodoreda peuvent être comparées à celles de Victor Català, au reste très proche de G. Sand par sa vie et son œuvre ; cela permettrait de faire découvrir son plus grand roman : Solitud (1905). De même, le regard que l'auteur porte sur tous les événements du XXe siècle et sur la condition de la femme, peut nous rappeler de nombreux autres livres, tels El Temps de les cireres (1977) de M. Roig, Testament a Praga (1971) de T. Pàmies ou encore toute l'œuvre de F. Montseny (1905-1994).
Le roman a été traduit en castillan (la plaza del diamante, traducción de Enrique Sordo), adapté au cinéma (La plaza del diamante, 1982, Dirección: Francesc Betriú) et au théâtre. Fiche établie par Marta Martínez Valls étudiante en Master 2 Pro «Traduction Littéraire et Edition Critique» Université Lumière Lyon 2
 
 
Mise à jour le 9 octobre 2009
Créé le 27 février 2008
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues