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Miscellanées

Des propriétés des langues et de leur enseignement

Voir la conférence de Claude Hagège
"La clé des langues, c'est quoi, MAIS C'EST L'AMOUR !" s'exclame un Claude Hagège facétieux et pétulant qui, de boutade en anecdote, nous offre un florilège d'éléments de réflexion sur les langues et la manière dont nous devons les considérer et les apprendre.

Du discours politique au discours populiste. Un nouveau défi pour la démocratie

Voir la conférence de P. Charaudeau
Une première difficulté se présente lorsqu'on veut définir le «populisme». En effet, on ne peut que constater la diversité d'emploi de ce terme. On remarquera d'abord que dans usage courant, il finit par perdre de sa spécificité. En effet, il est souvent employé comme équivalent de démagogique, de poujadiste, parfois de raciste, parfois même de fasciste.

Introduction à la Langue des Signes Française : la place du sourd et de sa langue en France

Lire l'article d'Aliyah Morgenstern
Cet article est extrait d'un chapitre de la thèse de doctorat soutenue en 1995 par Aliyah Morgenstern, "L'enfant apprenti-énonciateur : l'auto-désignation chez l'enfant en français, en anglais et en Langue des signes Française".

La langue française au rythme des dictionnaires et de leur métamorphose

Voir la conférence de Jean Pruvost
Jean Pruvost retrace pour nous l'épopée des dictionnaires en soulignant les avancées techniques successives qui ont marqué chacune des étapes de cette évolution, de l'incunable aux nouveaux espaces virtuels où se déploiera le dictionnaire de demain.

Les motivations du signe linguistique: vers une typologie des relations signifiant/signifié

Voir la conférence de G. Bohas et D. Bottineau
Le principe de l'arbitraire du signe va tellement de soi qu'il n'a jamais autant mérité qu'on le reconsidère : à la lumière de constats empiriques fournis par l'observation des langues, dans le cadre de modèles théoriques fondant leur cohérence, et dans le contexte de réflexions renouvelées sur les notions même de signe, de parole et de langue, envisagées comme actions et comme expérience humaine.

Lingua Franca: une langue métisse pour l'histoire de quelle Méditerranée?

Voir la conférence de Jocelyne Dakhlia
Dans le cadre des Conf'apéros de l'ENS de Lyon, Jocelyne Dakhlia nous fait partager son intérêt pour la lingua franca. C'est ici le point de vue d'une historienne qui éclaire un objet linguistique. Il ne s'agit pas d'étudier les structures de la langue franque, mais plutôt son rôle dans les échanges commerciaux, culturels et diplomatiques rendus possibles par cet outil de communication qui unissait déjà au Moyen Age les rives de la Méditerranée...

Qu'est-ce que l'analyse du langage de l'enfant peut nous dire sur le langage en général ?

Voir la conférence de Frédéric François
A travers l'étude de récits et de dialogues d'enfants, Frédéric François montre comment apparaît chez l'enfant une autre façon d'être avec les mots et le langage, une "raison ludique", qui disparaîtra ensuite. Il inverse ainsi la méthode usuelle qui voit dans le langage de l'enfant un stade de développement primitif et inabouti et voit comment l'enfant au contraire sait réunir et faire entrer en contact des espaces qui chez l'adulte sont incompatibles. L'enfant, parce qu'il s'inquiète du rapport entre les mots et les choses, parce qu'il joue avec le présent et l'absent, le réel et l'imaginaire, parce qu'il sait entrer dans le domaine de l'inutile..., peut alors être vu comme un philosophe et un littérateur précoce.

Geler/dégeler les paroles : pourquoi, comment ?

Ecouter la conférence de Benoît Habert
Pour étudier l'oral, la parole sous toutes ses formes, on n'enregistre plus sur une cassette pour transcrire à la main ou à la machine à écrire. Le son est désormais mémorisé sous forme numérique, tout comme la transcription. Ce "tout numérique" facilite les copies, les échanges, la coopération à distance. Cette commodité masque pourtant de grandes fragilités. On sait mal aujourd'hui produire des données de recherche numériques qui seront encore utilisables dans vingt ou trente ans. Les solutions scientifiques, humaines et techniques pour pouvoir "dégeler" plus tard les données constituées aujourd'hui, "gelées" donc, pour reprendre Rabelais, sont présentées à partir d'un projet pilote d'archivage numérique pérenne de données orales en sciences humaines et sociales. Préserver pour plus tard, ce n'est pas simplement sauvegarder, mais choisir et organiser ce qui est précieux aujourd'hui pour demain.

Diglossie et interlecte : créoles et français aujourd'hui dans les quatre départements français d'outre-mer

Ecouter la conférence de Lambert-Félix Prudent
Malgré de longs débats en cours sur le sujet, les créoles ne constituent pas à proprement parler un type linguistique spécifique. Ces langues sont dites créoles pour deux séries de raisons, l'une historique et l'autre sociolinguistique. D'une part, elles sont nées d'une histoire coloniale qui voit les Européens au XVIIème siècle fonder avec leurs esclaves venus d'Afrique ou de l'Océan indien une nouvelle unité sociale et anthropologique, l'habitation ; d'autre part, leur niche écologique les inscrit dans un système duel, où placées sous tutelle de la langue coloniale, elles sont affectées d'un coefficient de minoration symbolique que l'on a arbitrairement appelé après 1959, la diglossie.

Pour une approche énonciative de la poésie

Ecouter la conférence de Michèle Monte
Pendant longtemps a prévalu dans l'approche linguistique de la poésie une perspective structuraliste qui, dans la lignée des travaux de Roman Jakobson et Nicolas Ruwet, insistait sur la clôture du texte et sur le rôle du travail sur le signifiant. Les travaux plus récents de Marc Dominicy plaidant pour une modalité sémantique propre à la poésie sans renier l'apport jakobsonien n'ont pas rencontré tous les échos qu'ils méritaient. Quant au tournant énonciatif qui a marqué une partie de la linguistique à partir des années 1980, il a curieusement fort peu affecté les recherches sur la poésie, alors que le lyrisme, une de ses composantes les plus couramment mises en avant, est bien un phénomène d'ordre énonciatif.

Entre blanc et voix, syntaxe et ponctuation. Fragments de littérature du XXe siècle

Voir la conférence de Véronique Braun Dahlet
Lorsqu'elle s'est imposée comme support de l'écrit, la page a affranchi la pensée de la perception immédiate du monde. Cet exposé part de l'évolution de l'usage de la page, pour ensuite montrer comment l'écriture littéraire, après la poésie, s'est saisie de la ponctuation et de la syntaxe pour en faire des formants d'une esthétique littéraire. Ce faisant, on observera le paradoxe qui consiste à rendre sensible la linéarité de l'écrit sur le blanc de la page pour faire advenir de la voix dans la parole écrite.

Les Fang d'Afrique centrale : synoptique de recherches récentes sur l'origine d'une langue, d'une population, d'une culture

Voir la conférence de Lolke van der Veen
Les Fang d'Afrique centrale occidentale n'ont cessé de fasciner explorateurs, militaires, commerçants, missionnaires et anthropologues occidentaux, dès les toutes premières rencontres aux 18ème et 19ème siècles de notre ère. De nos jours, de nombreuses populations de cette région d'Afrique, y compris les Fang eux-mêmes, croient fermement que la langue fang et ses locuteurs n'ont pas une origine bantu (comme la majeure partie des populations de la région) mais soudanaise ou égyptienne, voire pharaonique ! Ont-elles raison ? S'agit-il d'une réalité ou d'un mythe ? Que nous la science ?

Le traitement de la liaison en Français : approche psycholinguistique

Voir la conférence d'Elsa Spinelli
Au niveau du locuteur et de la production du langage parlé, le phénomène de liaison introduit des modifications notoires dans la réalisation des items liés par rapport à leurs formes canoniques produites en isolation. Le phénomène de liaison implique d'une part la prononciation d'un segment (phonème latent) qui est absent lorsque le mot est produit en isolation, et d'autre part la resyllabation du mot suivant qui prend le phonème latent comme segment initial (ex: un petit avion sera resyllabé un.pe.ti.ta.vion). En conséquence, du point de vue de l'auditeur et donc de la compréhension des séquences sonores, le phénomène de liaison crée des ambiguïtés transitoires dans la chaîne parlée.

Des nombres en lumière : explorations linguistiques de l'univers numérique

Voir la conférence de Bertrand Richet
Les nombres constituent un territoire étrange, et pas seulement pour les linguistes. Il n'est qu'à songer au statut du « savoir compter » à l'école, à la fascination qu'exerce la numérologie sur de nombreux esprits et à la mainmise des chiffres et des notations sur notre société contemporaine pour avoir une idée de l'ampleur du phénomène. Mais ce n'est pas directement cela qui va nous préoccuper. Pour le linguiste et le traductologue que nous sommes, les nombres sont un terrain propice non seulement à la détermination des modalités de l'organisation du sens en langue et en discours, mais aussi à la mise au jour d'un facteur culturel dont on aurait pu considérer a priori qu'il était secondaire, le monde mathématique se donnant au départ comme universel.
 

De l'intérêt des postures énonciatives de co-énonciation, sous-énonciation, sur-énonciation pour l'interprétation des textes (en classe)

Cette conférence présente les différentes postures énonciatives. Elle commence par distinguer la co-énonciation de la co-locution et définit les postures à partir du rôle des énonciateurs dans la co-construction des points de vue (PDV) : la co-énonciation correspond à la co-construction par les locuteurs d’un PDV commun, qui les engage en tant qu’énonciateurs. La sur-énonciation est définie comme la co-construction inégale d’un PDV surplombant et la sous-énonciation consiste en la co-construction inégale d’un PDV dominé. La deuxième partie illustre le rôle de ces diverses postures dans l’analyse et l’interprétation des textes dans le but d’optimiser leur exploitation didactique en dégageant les enjeux énonciatifs et les positionnements interactionnels sous-jacents à la construction des PDV.

Les origines du langage et le développement de la pensée symbolique

Voir la conférence de Christophe Coupé
Parmi les nombreuses aptitudes qui ont été proposées pour distinguer l’espèce humaine du reste du règne animal, la capacité à créer et à manipuler des symboles revient très fréquemment. Elle joue en particulier un rôle fondamental dans notre système de communication, comme déjà noté il y a près d’un siècle par Ferdinand de Saussure avec le concept d’arbitraire du signe. Dans cette présentation, j’aborderai la vaste question des origines du langage en prêtant tout particulièrement attention au développement de la pensée symbolique. Afin de mieux caractériser ce qui fait notre spécificité et comment celle-ci a vu le jour, je tenterai de mettre en rapport ce que nous disent à ce sujet différents champs scientifiques comme l’archéologie, l’étude de la communication animale ou encore la modélisation informatique.

S'approprier la langue orale quand on est sourd(e) profond(e)

Lire le texte de Laurence Vincent-Durroux
Les théories linguistiques contemporaines s'accordent sur l'existence de liens entre les perceptions sensorielles et les conceptions qui sous-tendent les langues. Or le contexte de surdité profonde implique des perceptions sensorielles différentes de celles des entendants, avec pour conséquence probable des conceptions propres aux sourds. Celles-ci font-elles obstacle à l'appropriation des langues orales par les sourds, langues fondées sur les conceptions de personnes entendantes ? Quelles sont les difficultés et les spécificités de l'enfant sourd qui s'approprie une langue orale ?

Mesure et démesure du discours. Nicolas Sarkozy 2007-2012

Voir la conférence de Damon Mayaffre
Le sarkozysme constitue une rupture dans l’histoire politique de la Ve République. Dénonçant la pensée unique, rompant avec les codes lexicaux ou la bienséance discursive, Nicolas Sarkozy invente, jusqu’à choquer, une nouvelle forme d’expression dissensuelle au service d’une idéologie néo-droitière ou post-État providence.
Discours populaire ou discours populiste ? Réformes sincères ou révolution conservatrice ? Président du peuple ou président des riches ?
L’étude logométrique, faite de lecture hypertextuelle et de statistique textuelle, permet de prendre la mesure des discours. Le corpus des discours de Sarkozy (2007-2012) est systématiquement passé au crible des logiciels TXM (Ens-Icar-Lyon) et HYPERBASE (Uns-Bcl-Nice). Les conclusions sont fortes : le parler Sarkozy constitue une rupture dans l’histoire du discours politique sous la Ve République, faisant basculer la droite républicaine française vers un au-delà.

Les Figures comme réalités discursives

En dépit des multiples mises au point théoriques qu'elles ont suscitées depuis l'Antiquité, les figures comportent des zones d'incertitude qui alimentent encore de nombreux débats. Nous nous proposons d'aborder deux questions complémentaires posées par les figures:
1) Sur le plan de leur statut, sont-elles "du discours", "de style" ou "de rhétorique"? A partir des exemples représentatifs que sont l'hyperbole, la métonymie et le mot-valise, nous montrerons que les figures constituent avant tout des réalités discursives qui exploitent les variations et les ramifications inhérentes à la langue.
2) Sur le plan de leur fonctionnement, les figures trouvent-elles leur terrain privilégié dans les productions stylistiques de la littérature ou contribuent-elles au rendement des discours les plus ordinaires? Nous appuyant sur le cas-type de la métaphore publicitaire, nous verrons que cette figure est en fait au coeur de la valorisation des annonces, qu'elle confirme les valeurs médiatiques établies ou qu'elle crée des valeurs inédites, sources de nouveaux modèles de consommation."
 
 
mise à jour le 2 octobre 2014
Créé le 17 octobre 2008
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues