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Passé et Présent

Dernières publications :

Moyen Orient


Professions et société au Moyen-Orient (XIX et XXe siècles).
Intervention de Elisabeth Longuenesse, dans le cadre du séminaire de l'ENS-Lyon Ecrire les modernités arabes.

Dans son parcours de chercheuse en sociologie du développement, Elisabeth Longuenesse s’est principalement intéressée aux professions porteuses d’un projet de développement social et d’une idée du progrès fondée sur la science dans un pays tel que la Syrie des années 80, mais aussi en Egypte puis en Jordanie.
La figure de l’ingénieur est alors apparue comme centrale dans son questionnement, mais la présence d’organisations professionnelles de caractère corporatiste dans d’autres catégories socio-professionnelles (médecins, comptables, techniciens) lui a permis d’élargir son champ de recherche.
Son travail, au carrefour entre la sociologie du développement et la sociologie politique, s’interroge sur la notion de profession et la construction d’une identité professionnelle dans un contexte socio-historique donné.
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Alexandrie entre mythe et historiographie.
Intervention de Ghislaine alleaume, dans le cadre du séminaire de l'ENS-Lyon Ecrire les modernités arabes.

La littérature et le cinéma portent jusqu’à aujourd’hui l’écho de l’Alexandrie du début du 20ème siècle, connue pour son cosmopolitisme et sa modernité.
Mais le regard critique de l'historienne G. Alleaume  sur les récits historiographiques concernant cette ville, ainsi que ses recherches minutieuses font voler en éclat cette image idyllique pour nous dévoiler une Alexandrie méconnue voire occultée.

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Monde arabe :


Le luxe et la violence. Domination et contestation chez Ibn Khaldûn.
Hamit Bozarslan.
Les violences et les soulèvements dans le monde arabe sont-ils un prélude à la chute d’une civilisation vieillissante ou le prémisse de la naissance de nouvelles nations ?  En relisant l’actualité du monde arabe par le prisme de l’œuvre d’Ibn Khaldoun, Hamit Bozarslan tente d’esquisser une réponse à cette question. Le théoricien de la civilisation et historien du XIVe siècle, nous parait alors d’une actualité saisissante.
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Moyen Orient :


Un modèle de coupe temporelle : le quartier de Choubra au Caire.
SAID Noha.
Comment peut-on décrire l’évolution de l’ambiance d’un espace ?
Partant de la notion de palimpseste des ambiances, Noha Said, plonge dans les strates temporelles à la recherche de traces appartenant à un ailleurs temporel du quartier de Choubra pour redescendre dans le passé de ce lieu et cerner son héritage sensoriel.

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Maghreb :


Un réformisme islamique dans l'Algérie coloniale. Oulèmas ibadites et société du Mzab (c.1880 -C.1970)

Augustin Jomier.
A. Jomie
r présente, dans cette intervention, l’objet de sa thèse en histoire. Suivant  dans sa présentation son itinéraire de recherche, il nous explique l’évolution de sa problématique, les démarches suivies et les résultats auxquels il a abouti, nous montrant de la sorte, comment les oulémas ibadites se sont inscrits dans un mouvement réformiste qui dépasse leur contexte pour intégrer une sphère pan-arabique, voir pan-islamique.

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Monde arabe :


L'homosexualité dans les mondes arabes : une géopolitique des identités.
Chossiere Florent.
Intervention dans le cadre du séminaire Ecrire les modernités arabes.
 
  Si la législation relative à l'homosexualité varie d'un pays arabe à un autre, elles relèvent toutes d'une persécution de ces populations conformément à la classification établie par l'International Lesbian and Gay Association. Pourtant, en dépit de cette situation, des villes comme Marrakech ou Beyrouth se révèlent être des destinations du tourisme gay, des mensuels gays en arabe sont publiés en Syrie ou en Algérie.
  L'homosexualité est un fait social qui ne peut pas être ignoré dans la compréhension des sociétés arabes. Mais le traitement de cette question s'avère complexe dans la mesure où elle relève à la fois de logiques locales et de logique mondiales, de dynamiques endogènes et de dynamiques exogènes aux pays arabes.

  Cet article, en combinant des approches politologiques, anthropologiques et géographiques, entend présenter différents travaux de chercheurs permettant d'analyser l'homosexualité dans les mondes arabes comme enjeu géopolitique, et d'interroger la possibilité d'émergence d'une identité gay arabe, certains voyant en effet dans l'association même de ces deux termes un oxymore culturel.

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Orient - Occident :


L'universalisme en question.
Sophie Bessis.

Dans le cadre du séminaire Ecrire les modernités arabes, et en collaboration avec l’association Raja – Tikva, Sophie Bessis est venue présenter son dernier ouvrage La double impasse. L’universel à l'épreuve des fondamentalismes religieux et marchand, Paris, La découverte 2014.

Partant du constat que la crise du monde contemporain remet en question l’universalisme produit par la modernité, elle devient de fait, une crise de la modernité, celle du socle des principes universels. L’auteur  pose alors une question essentielle à laquelle elle va tenter de répondre :
L’universalisme, qui n’est plus l’apanage de l’Occident, et qui est issu des lumières, a-t-il définitivement laissé la place à d’autres constructions qui structurent les évolutions actuelles ? Ou alors ces universaux peuvent-ils apparaitre sous d’autres formes, portés par d’autres discours et dans d’autres lieux que ceux de leur naissance ?

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Monde arabe


Les débuts du monde musulman VIIè -Xè siècle : de Muhammad aux dynasties autonomes.
Présenté par Thierry Bianquis et Pierre Guichard.

Le 2 septembre 2014, Thierry Bianquis nous quittait. Pour rendre hommage à ce grand spécialiste de l'Islam médiéval, la Clé Arabe a décidé de publier des extraits de l'intervention qu'il avait faite avec son collègue Pierre Guichard à l'ENS-Lyon, lors de la parution de leur ouvrage Les débuts du monde musulman VIIè-Xè siècle: de Muhammad aux dynasties autonomes, éd. PUF, 2012.
L’ouvrage se veut une réponse aux besoins des étudiants en histoire de l’Islam médiéval et de toute personne s’intéressant au sujet.  Il survole les quatre premiers siècles de l’Islam et traite de la construction d’un pouvoir et d’un espace musulman vaste et d’apparence  homogène, dans un contexte de grandes diversités religieuses et ethniques.
Lors de cette présentation, les auteurs nous donnent un apperçu de l'offre religieuse au Moyen-Orient et dans la péninsule arabique au début de l'Islam, et de son évolution après la mort de Muhammad. Ils nous parlent du pouvoir de l'état, de ses représentations et de son rapport à la société civile dans l'empire musulman. Enfin, après des résumés concits des contributions des autres auteurs, T. Bianquis et P. Guichard concluent par la présentation de la crise finale, celle du califat abbasside, sur laquelle se termine le livre.

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Maghreb :


Les jeunes face aux problèmes de l'emploi dans le contexte tunisien et maghrébin actuel.
Imed Melliti.




Dans le cadre du séminaire Ecrire les modernités arabes qui se tient à l’ENS-Lyon, Imed Melliti a abordé la question de l’emploi des jeunes en Tunisie.

Son intervention, organisée autour de deux niveaux d’analyse, abordera, dans un premier temps une réflexion objectiviste du sujet, et traitera de l’emploi des jeunes tel qu’il se présente actuellement en Tunisie, ainsi que des politiques publiques liées à l’insertion professionnelle des jeunes.

Voir la 1ère partie.

Dans la deuxième partie de son intervention, Imed Melliti portera son regard sur le vécu de ces jeunes dans un tel contexte de précarité et analysera les moyens qu’ils utilisent pour y construire leur vie.
Dans quelles conditions les jeunes acceptent-ils de travailler ? Quels sont les enjeux politiques liés à la question de l’emploi des jeunes ? En quoi le chômage des jeunes, et en particulier celui des jeunes diplômés, interpelle-t-il la société tunisienne ? Quels problèmes pose-t-il ? Enfin, comment les jeunes font-ils face à la précarité ? Et par quel biais essayent-ils de s’en sortir ? Telles sont les questions aux quelles il tentera de répondre.

Voir la 2ème partie.

L'inattendu dans la création littéraire et artistique, à la lumière du "Printemps arabe".
Colloque international

Dans le cadre du colloque international L'inattendu dans la création littéraire et artistique, à la lumière du "Printemps arabe", organisé par le laboratoire de recherche Passages XX-XXI,  au sein des manifestations qui ont eu pour les quarante ans de l'Université Lumière Lyon 2, nous vous proposons le dernier volet de l'atelier N°1 : l'événement et ses lectures :

Où sont passées les "Caravanes" de la révolution tunisienne?

Ridha Boulaabi interroge ce phénomène d’expression de solidarité spontané représenté par les « Caravanes de la reconnaissance » qui ont sillonné la Tunisie, du nord vers le centre et de la côte vers le sud, afin de « remercier » des régions comme Thala, Kasserine, Sidi Bouzid et bien d’autres pour leur bravoure, lors des premiers temps du « Printemps tunisien ».
Il se penchera sur les différents discours et leur évolution qui ont accompagné ces manifestations politiques et culturelles et étudiera l’impact de cet évènement sur le paysage d’une ville telle que Thala.

Voir la vidéo.

Dans le cadre du même atelier, ont déjà été publié :

De l'imprévu à l'imprévisible.
Fethi Bensalma
nous montre comment le soulèvement tunisien est un évènement au sens radical du terme. Alors que l'horizon du monde arabe paraissait fermé, il a déclenché la possibilité d'un devenir qui a échappé au calcul et à l'anticipation. Il fut imprévu et a ouvert à l'imprévisible.

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Une révolution imprévue? Une société méconue.
Dans son intervention, Kmar Bendana se pose en tant qu'historienne face à la révolution et s'interroge : comment la discipline historique peut-elle parler de l'imprévu?

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Archives nationales du Maroc : archives et état de droit.
Jamaâ Baïda

Comment se fait-il qu'au Maroc, pays de culture arabo-musulmane où l'écrit est sacralisé, il soit si peu fait cas des archives de l'état.
Partant de ce paradoxe, Jamaâ Baïda décrit le rapport qu'a entretenu l'état marocain avec ses archives à travers les différentes dynasties qui l'ont gouverné jusq'au 30 novembre 2007 où la première loi sur les archives a été promulguée.
Telle est la première partie de son exposé.

Dans sa deuxième partie, J. Baïda nous relate son expérience à la tête des Archives du Maroc où il a été nommé en 2011, et tente de répondre à la question qu'il a soulevée : un pays peut-il avancer sans ses archives?

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Ecrire l'histoire de l'Algérie : continuités du temps long et ruptures de la période coloniale.

G. Meynier et A. Nouschi
 
II - Ruptures de la période coloniale :
A. Noushi.

Après La continuité des temps longs dont nous a parlé G. Meynier,  André Noushi va évoquer les impacts culturels, historiques et économiques qu'a eu le système colonial français sur la société algérienne ainsi que les fractures qui en ont découlé.
Il nous montrera que ces ruptures liées au fait coloniale, loin de se cantonner à l'Algérie, atteindront les deux rives de la méditerranée et affecteront durablement les relations entre les deux peuples, français et algériens, de façon encore tangible aujourd'hui.
Enfin, à travers le récit d' A. Noushi, nous verrons que, même si les "grands" de ce monde tentent d'esquisser les grandes lignes de l'histoire des peuples,  ce sont les gens de ces derniers - cette quantité négligeable - qui la vivent et qui la font.
 
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I- Continuité du temps long.
G. Meynier
Dans son intervention qui a eu lieu dans le cadre du séminaire Ecrire les modernités arabes, G. Meynier nous montre comment l'histoire de l'Algérie pré-coloniale s'inscrit  dans une continuité qui la relie aux autres pays du Maghreb dans un premier temps, à l'empire ottoman, dans un second temps , mais aussi, et par delà cet empire au monde arabo-musulman.

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Philosophie:


Fârâbî et l'immortalité de l'âme.
Yosra Garmi.
Article en français

Dans cet article, nous cherchons à lever le voile sur la conception fârâbienne de l’âme, et plus particulièrement, sur la survivance des âmes humaines dans l’Au-delà. Fortement controversée, cette question fit l’objet d’une critique tant chez les auteurs anciens, tels Ghazâlî (m. 1111) que chez les modernes, comme ce fut le cas de Léo Strauss (1899-1973). En effet, selon Fârâbî (m. 950), l’immortalité de l’âme ne saurait aller de soi comme l’attestent les Ecritures, mais suppose une élévation de la partie intellective de l’âme ou intellect (al-‘aql) par la vertu et vers la Dixième intelligence (al-‘aql al-fa’âl) qui en est le principe actif. Doublée d’un projet politique tourné vers la création d’une cité vertueuse (al-madîna al-fâdhîla), la doctrine fârâbienne de l’immortalité de l’âme culmine alors dans l’idée « d’un salut collectif » des âmes humaines obtenu dans la dite cité par la guidance d’un homme parfait à la fois sage philosophe et prophète « intelligent » du divin. Et si donc c’est dans et par la cité vertueuse que les hommes accèdent au salut, se pose la question de savoir à quoi sont en proie les âmes des habitants des cités non-vertueuses dans le monde futur, et ce qui de ce point de vue, serait susceptible de légitimer l'idée d'une mortalité des âmes humaines pour Fârâbî.

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Mise à jour le 16 mars 2017
Créé le 28 novembre 2011
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues