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Il y a 66 éléments qui correspondent à vos termes de recherche.
Origine et évolution du langage par Bernard Victorri, publié le 10/05/2007
Jusqu'au 19e siècle, les hypothèses les plus farfelues ont été émises sur l'origine du langage. Ce n'est qu'avec la consolidation de la recherche sur l'hominisation depuis quelques dizaines d'années qu'a pu être élaboré un scénario sérieux sur l'origine du langage.
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Les enjeux de la diversité linguistique et l'intérêt de la typologie par Stéphane Robert, publié le 03/10/2008
Faculté humaine universelle, le langage a cette propriété paradoxale de présenter une grande diversité sous la forme de près de 6000 langues différentes. Stéphane Robert prend le temps d'illustrer plusieurs expressions de cette diversité linguistique avant de montrer l'intérêt de son étude, d'un point de vue historique, cognitif et surtout structurel.
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Le langage en construction(s) par Caroline Rossi , publié le 05/11/2009
Si l'acquisition du langage est encore un événement mystérieux pour le chercheur rompu aux analyses de productions d'enfants, comme pour tout observateur curieux, c'est peut-être parce qu'elle nous ramène à la question des origines. Mais l'origine et le développement du langage chez l'enfant nous renseignent-ils sur l'origine et le développement du langage humain ? L'objet de cet article est de donner un aperçu des théories qui ont cours actuellement, d'en expliquer l'émergence et la spécificité à partir du type de problèmes auxquels elles s'intéressent, et d'en fournir des illustrations qui permettent de comprendre et de circonscrire le champ des recherches actuelles sur l'acquisition d'une (ou plusieurs) langue(s) maternelle(s).
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Qu'est-ce que l'analyse du langage de l'enfant peut nous dire sur le langage en général ? par Frédéric François, publié le 27/11/2008
A travers l'étude de récits et de dialogues d'enfants, Frédéric François montre comment apparaît chez l’enfant une autre façon d’être avec les mots et le langage, une "raison ludique", qui disparaîtra ensuite. Il inverse ainsi la méthode usuelle qui voit dans le langage de l'enfant un stade de développement primitif et inabouti et voit comment l'enfant au contraire sait réunir et faire entrer en contact des espaces qui chez l'adulte sont incompatibles. L'enfant, parce qu'il s'inquiète du rapport entre les mots et les choses, parce qu'il joue avec le présent et l'absent, le réel et l'imaginaire, parce qu'il sait entrer dans le domaine de l'inutile…, peut alors être vu comme un philosophe et un littérateur précoce.
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L’émergence de la complexité langagière du point de vue de l’évolution du langage par Salikoko Mufwene , publié le 20/09/2010
De plus en plus de linguistes et autres chercheurs intéressés par l'évolution phylogénétique et/ou le développement ontogénétique du langage arguent que les langues sont des systèmes complexes d'adaptation (« complex adaptive systems »). Selon eux, les langues reflètent des dynamiques complexes particulières des « agents » en interaction dans des organisations qui sont constamment instables et qui sont à la recherche d'un équilibre afin de répondre à des changements qui ont lieu dans les écologies où ces dernières fonctionnent. Ces chercheurs supposent que des processus d'auto-organisation produisent des moments de stabilité transitoire pendant lesquels des organisations ou « systèmes » émergent, et des évolutions apparemment imprévisibles découlent de l'alternance de périodes de stabilité et d'instabilité.
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Les langues au carrefour de la cognition par Catherine Fuchs, publié le 05/04/2011
Faculté supérieure spécifique à l'espèce humaine, le langage est central pour diverses disciplines engagées dans l'étude du fonctionnement de l' « esprit-cerveau ». Au sein de ce champ, dit des sciences cognitives, la linguistique occupe une place à part : c'est en effet à partir de l'observation des langues dans leur diversité qu'elle tente d'appréhender les propriétés générales du langage.
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De l'universel au spécifique : analyse translinguistique du babillage par Sophie Kern , publié le 05/11/2009
A l'heure actuelle, tout le monde s'accorde pour souligner l'importance de la période prélinguistique et en particulier de l'étape du babillage dans le développement langagier de l'enfant. Par contre, bien que nos connaissances à propos du babillage se soient considérablement améliorées depuis les travaux princeps de Jakobson, toutes ne font pas l'unanimité et il reste des zones d'ombre en particulier sur l'influence de la langue environnante sur les caractèristiques segmentales du babillage. Nous apporterons notre éclairage à cette problématique en présentant les résultats d'une étude longitudinale portant sur les sons en isolation et les associations inter- et intra-syllabiques de 26 enfants entre 8 et 12 mois en voie d'acquisition de langues différentes (français, roumain, flamand, tunisien, turc et anglais). Globalement, les données révèlent peu de changements entre 8 et 12 mois et peu de différences inter langues.
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De l'audition à la production orale: l'émergence des mots chez le bébé par Yvan Rose, publié le 30/06/2009
Les études linguistiques portant sur les bébés offrent des portraits parfois très différents de l'acquisition de la langue maternelle. D'une part, les psychologues dépeignent souvent les capacités perceptuelles du bébé en termes de traitement statistique. D'autre part, les linguistes décrivent les productions précoces en termes d'unités (sons et combinaisons de sons) plus ou moins complexes. Yvan Rose offre ici des pistes permettant d'intégrer ces deux ensembles de travaux de manière cohérente, en établissant une relation entre perception auditive et production orale dans la compétence langagière émergente de l'enfant.
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Théories d'apprentissage et didactique des langues par Heather Hilton , publié le 05/11/2009
L'acquisition d'une langue étrangère (L2, L3...) en milieu scolaire est fondamentalement différente de l'acquisition de la langue maternelle (L1) ; les modèles psycholinguistiques du développement langagier en L1 (ou de l'acquisition des L2 en milieu naturel) ne sont que très partiellement transposables à l'acquisition des langues (AL2) en milieu scolaire. Dans cet article, nous développerons un modèle de l'AL2 qui est basé sur les théories cognitives de l'acquisition des compétences complexes. Ces théories expliquent l'expertise comme résultant de l'automatisation d'une grande quantité de procédés ou de traitements ; le développement de ces automatismes exige des centaines, voir des milliers d'heures d'entraînement. Une didactique complète des langues devrait donc tenir compte des paramètres cognitifs de l'apprentissage linguistique, aussi bien que des paramètres sociaux de l'interaction communicative.
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L’apprentissage précoce d’une langue étrangère par Christelle Dodane, publié le 12/11/2009
Cet article offre un état des lieux de la question de l'apprentissage précoce des langues étrangères. Quel âge est le plus propice à l'acquisition? L'Initiation aux Langues Vivantes (ILV) est-elle adaptée aux enjeux de l'apprentissage précoce? Quelles sont les conséquences des différences prosodiques entre le français et l'anglais sur l'acquisition? En répondant à ces questions, Christelle Dodane met en lumière les ambitions et les failles de l'enseignement des langues en France.
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Le traitement de la liaison en Français : approche psycholinguistique par Elsa Spinelli , publié le 09/12/2011
Au niveau du locuteur et de la production du langage parlé, le phénomène de liaison introduit des modifications notoires dans la réalisation des items liés par rapport à leurs formes canoniques produites en isolation. Le phénomène de liaison implique d'une part la prononciation d'un segment (phonème latent) qui est absent lorsque le mot est produit en isolation, et d'autre part la resyllabation du mot suivant qui prend le phonème latent comme segment initial (ex: un petit avion sera resyllabé un.pe.ti.ta.vion). En conséquence, du point de vue de l'auditeur et donc de la compréhension des séquences sonores, le phénomène de liaison crée des ambiguïtés transitoires dans la chaîne parlée.
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Les motivations du signe linguistique : vers une typologie des relations signifiant/signifié par Georges Bohas, Didier Bottineau, publié le 17/11/2009
Le principe de l’arbitraire du signe va tellement de soi qu’il n’a jamais autant mérité qu’on le reconsidère : à la lumière de constats empiriques fournis par l’observation des langues, dans le cadre de modèles théoriques fondant leur cohérence, et dans le contexte de réflexions renouvelées sur les notions même de signe, de parole et de langue, envisagées comme actions et comme expérience humaine.
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Des nombres en lumière : explorations linguistiques de l'univers numérique par Bertrand Richet , publié le 02/02/2012
Les nombres constituent un territoire étrange, et pas seulement pour les linguistes. Il n'est qu'à songer au statut du « savoir compter » à l'école, à la fascination qu'exerce la numérologie sur de nombreux esprits et à la mainmise des chiffres et des notations sur notre société contemporaine pour avoir une idée de l'ampleur du phénomène. Mais ce n'est pas directement cela qui va nous préoccuper. Pour le linguiste et le traductologue que nous sommes, les nombres sont un terrain propice non seulement à la détermination des modalités de l'organisation du sens en langue et en discours, mais aussi à la mise au jour d'un facteur culturel dont on aurait pu considérer a priori qu'il était secondaire, le monde mathématique se donnant au départ comme universel.
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Le renouveau de la linguistique historique : apports et perspectives par Bernard Combettes, Kévin Pinault, publié le 04/07/2008
Bernard Combettes commence par nous exposer les causes des grands changements qu'a connus la linguistique diachronique - tant au niveau des méthodes que des résultats - depuis 15-20 ans : une évolution de la linguistique en général et de profonds changements dans le travail sur les corpus. Il poursuit avec quelques réflexions sur le changement linguistique et la notion de variation, reconnaissant que nos "soucis" pourraient bien balayer les "problèmes" d'un homme de sa génération, pour qui "trop" ne saurait évincer "très". Pour finir, B. Combettes nous lance sur quelques pistes à explorer dans quelques domaines encore vierges de la linguistique diachronique.
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Organisation du lexique et typologie lexicale par Peter Koch, publié le 23/05/2008
La typologie linguistique étudie les ressemblances entre différentes langues, d'un point de vue grammatical, phonique ou lexical. Peter Koch, professeur à l'Université de Tübingen, nous présente ici les enjeux de la typologie lexicale.
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Mécanismes et motivations du changement grammatical par Alain Peyraube, publié le 22/06/2007
Comment et pourquoi les structures grammaticales et syntaxiques évoluent au fil des ans.
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Du discours politique au discours populiste. Un nouveau défi pour la démocratie par Patrick Charaudeau , publié le 02/11/2009
Une première difficulté se présente lorsqu'on veut définir le «populisme». En effet, on ne peut que constater la diversité d'emploi de ce terme. On remarquera d'abord que dans usage courant, il finit par perdre de sa spécificité. En effet, il est souvent employé comme équivalent de démagogique, de poujadiste, parfois de raciste, parfois même de fasciste. Lorsque les sujets parlant sont des acteurs politiques, on remarque que le terme de populisme est employé aussi bien par la droite que par la gauche pour stigmatiser le parti adverse ou pour se défendre de la stigmatisation adverse. La plupart du temps, pour la droite, la gauche est populiste en ce qu'elle manipule les classes ouvrières et populaires ; pour la gauche, la droite est populiste parce qu'elle manipule les classes moyennes et populaires (peu politisées) par des discours qui cherchent à toucher l'émotion la plus primitive (la peur). Autrement dit, dans un cas comme dans l'autre, le populiste, c'est l'autre, qui pour s'exprimer emploierait une rhétorique simpliste. Enfin, pour ajouter à la diversité d'emplois et de sens de ce mot, certaines personnalités politiques vont jusqu'à revendiquer la qualification de populiste en lui donnant un sens positif : «Si être populiste, c'est reconnaître au peuple la faculté d'opinion, le droit de l'exprimer et l'écouter, alors, oui, car du même coup, c'est être démocrate» (J.M. Le Pen). Dans cette intervention, on se propose d'aborder la question du populisme par le discours, en cadrant le discours populiste dans les caractéristiques générales du discours politique, puis en en décrivant les spécificités qui montrent le problème nouveau qui se pose aux démocraties modernes.
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L'évolution des langues par Lene Schoesler, publié le 14/05/2007
Si le changement est inhérent au langage, toutes les langues n'évoluent pas au même rythme et, dans une langue donnée, tout n'est pas destiné à changer. Malgré ces changements, les générations parviennent à se comprendre. Pourquoi et comment les langues changent-elles ?
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Les Français et leurs langues : enquêtes sur les patois, dialectes et mots régionaux par Brigitte Horiot , publié le 06/10/2011
L'extension du français, langue romane, se fit à la fois au détriment du latin et des parlers locaux. Cependant, un siècle après l'édit de Villers-Cotterêts (1539), le français est loin d'être la langue de tous les Français et, plus près de nous, en 1914, sa compréhension posera encore quelques problèmes. Depuis plusieurs siècles ces parlers locaux intéressent les chercheurs et, au début du XXe siècle, paraît un monumental Atlas linguistique de la France qui consigne, sous forme de cartes, les patois recueillis dans 639 localités. L'entreprise sera reprise, régions par régions et avec un questionnaire adapté à chaque région, par le Nouvel Atlas linguistique de la France...
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Pour une approche énonciative de la poésie par Michèle Monte, publié le 18/04/2011
Pendant longtemps a prévalu dans l'approche linguistique de la poésie une perspective structuraliste qui, dans la lignée des travaux de Roman Jakobson et Nicolas Ruwet, insistait sur la clôture du texte et sur le rôle du travail sur le signifiant. Les travaux plus récents de Marc Dominicy plaidant pour une modalité sémantique propre à la poésie sans renier l'apport jakobsonien n'ont pas rencontré tous les échos qu'ils méritaient. Quant au tournant énonciatif qui a marqué une partie de la linguistique à partir des années 1980, il a curieusement fort peu affecté les recherches sur la poésie, alors que le lyrisme, une de ses composantes les plus couramment mises en avant, est bien un phénomène d'ordre énonciatif.
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Diachronie et langue ancienne : une approche spécifique par Sophie Prévost, publié le 07/12/2009
Etudier la langue ancienne a été la norme pendant des siècles. Le fait de travailler sur des états de langue contemporain a permis d'autres approches, le recours à une méthodologie et des modes de raisonnement qui ne sont possibles que lorsque l'on travaille sur une langue avec locuteurs. Travailler sur une langue ancienne ne relève donc plus de l'évidence : nous n'avons qu'une vision partielle de cette langue (pas d'oral), nous ne pouvons recourir à l'introspection (pas de compétence) et notre connaissance de la langue s'est construite par les textes, qui sont précisément notre objet d'étude (d'où une possible circularité, et le fait que le possible de langue tend à rejoindre le possible matériel). A cela s'ajoute le fait que le linguiste, locuteur du 21ème siècle, se trouve nécessairement dans une position anachronique vis-à-vis de son objet. Connaître et décrire les propriétés de l'objet « langue ancienne » de façon plausible suppose de tenir compte de ces différentes spécificités.
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Plurilinguisme et traduction à l'heure de la mondialisation par Michaël Oustinoff , publié le 26/02/2009
"La langue de l'Europe, c'est la traduction," selon la formule d'Umberto Eco. A l'heure de la mondialisation, le plurilinguisme s'impose comme une nécessité vitale, tant et si bien que les politiques linguistiques de l'Union européenne ont aujourd'hui pour objectif l'apprentissage par tous d'au moins deux langues étrangères. Ce plurilinguisme est possible, nous dit Michaël Oustinoff, et la traduction en est la clé. Les langues ne sont pas interchangeables, et la traduction, qui oblige à la confrontation, en est le parfait révélateur. C'est en apprenant les langues par le biais de la traduction que l'on prend véritablement conscience des différentes visions du monde qu'elles recèlent, et révèlent. Si l'on accepte ce paradigme, on comprend alors que le rôle des enseignants est appelé à changer.
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Les Fang d’Afrique centrale : synoptique de recherches récentes sur l’origine d’une langue, d’une population, d’une culture par Lolke van der Veen , publié le 09/12/2011
Les Fang d'Afrique centrale occidentale n'ont cessé de fasciner explorateurs, militaires, commerçants, missionnaires et anthropologues occidentaux, dès les toutes premières rencontres aux 18ème et 19ème siècles de notre ère. De nos jours, de nombreuses populations de cette région d'Afrique, y compris les Fang eux-mêmes, croient fermement que la langue fang et ses locuteurs n'ont pas une origine bantu (comme la majeure partie des populations de la région) mais soudanaise ou égyptienne, voire pharaonique ! Ont-elles raison ? S'agit-il d'une réalité ou d'un mythe ? Que nous dit la science ?
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La linguistique textuelle : entre stylistique et analyse de discours par Jean-Michel Adam, publié le 20/09/2010
Il a fallu presque un demi-siècle pour que la linguistique textuelle - d'origine assez largement anglo-saxonne - finisse par s'imposer en France. Cette conférence procèdera par problèmes et questions : y a-t-il continuité entre grammaire de phrase et grammaire de texte? Pour quelles raisons épistémologiqes la linguistique textuelle peut-elle prétendre dépasser les limites des grammaires de textes et des typologies de textes (types de textes et genres de textes) ?
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Gestures of negation par Wendy Leeds-Hurwitz, Simon Harrison, publié le 27/08/2009
Wendy Leeds-Hurwitz introduces the conference by establishing a historical context for interaction and gesture studies. She describes how numerous scholars (Efron, Bateson, Birdwhistell, etc.) and numerous fields (proxemics, paralanguage, kinesics, etc.) mark critical moments in the history of interaction studies generally, and gesture studies specifically. Simon Harrison presents his PhD research on gestures of negation in English. Focusing on form and linear structure, he describes the different gestures that speakers synchronise with negative speech acts and show how they organise those gestures in relation to their speech. His main argument is that multimodal negative utterances integrate grammar and gesture at symbolic, functional, and conceptual levels.
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Des propriétés des langues et de leur enseignement par Claude Hagège , publié le 19/12/2008
"La clé des langues, c'est quoi, MAIS C'EST L'AMOUR !" s'exclame un Claude Hagège facétieux et pétulant qui, de boutade en anecdote, nous offre un florilège d'éléments de réflexion sur les langues et la manière dont nous devons les considérer et les apprendre.
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Traduire la voix par Jacques Ancet , publié le 01/12/2007
Ecrivain, poète et traducteur, Jacques Ancet s'interroge ici sur son métier de traducteur et revient sur sa traduction de Jean de la Croix.
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De l'importance d'une langue bien vivante par Alain Peyraube, publié le 22/06/2007
Peut-on maîtriser la langue, jusqu'à en supprimer les irrégularités et en arrêter l'évolution ? L'auteur puise dans la littérature pour nous mettre en garde contre toute tentation de régularisation sclérosante de la langue et illustrer les potentialités qu'offre son élasticité.
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Les troubles du langage par Nathalie Bedoin, publié le 19/10/2015
Les troubles du langage sont parfois sous-tendus par des difficultés attentionnelles. Des travaux sur deux déficits d'attention spatiale perturbant la lecture chez des dyslexiques seront présentés. Puis le cadre théorique de l'attention temporelle et des rythmes cérébraux (oscillations cérébrales) sera décrit pour montrer comment expliquer et évaluer la différence d'implication des hémisphères cérébraux gauche et droit dans le traitement de la parole, avec un exemples d'application dans l'épilepsie chez l'enfant.
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Le langage du texte traduit par Tiphaine Samoyault, publié le 02/04/2008
"On ne parle jamais qu'une seule langue, on ne parle jamais une seule langue." Tiphaine Samoyault part de cette citation de Derrida pour illustrer le dilemme du traducteur, partagé entre l'impératif de tout traduire et le constat de l'impossibilité de la traduction. C'est en naviguant entre ces deux extrêmes, ces deux propositions à la fois contradictoires et complémentaires, que l'on découvre que, loin de violer l'intégrité du texte, la traduction est ce qui permet d'en révéler les possibilités, d'en actualiser les variables.
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Les origines du langage et le développement de la pensée symbolique par Christophe Coupé, publié le 28/09/2012
Parmi les nombreuses aptitudes qui ont été proposées pour distinguer l’espèce humaine du reste du règne animal, la capacité à créer et à manipuler des symboles revient très fréquemment. Elle joue en particulier un rôle fondamental dans notre système de communication, comme déjà noté il y a près d’un siècle par Ferdinand de Saussure avec le concept d’arbitraire du signe. Dans cette présentation, Christophe Coupé aborde la vaste question des origines du langage en prêtant tout particulièrement attention au développement de la pensée symbolique. Afin de mieux caractériser ce qui fait notre spécificité et comment celle-ci a vu le jour, il tente de mettre en rapport ce que nous disent à ce sujet différents champs scientifiques comme l’archéologie, l’étude de la communication animale ou encore la modélisation informatique.
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Le langage de l'enfant : de l'éclosion à l'explosion par Aliyah Morgenstern, publié le 17/02/2014
L’enfant n’apprend pas la langue dans les grammaires, mais dans les interactions avec ses interlocuteurs et dans le bain de langage qui l’entoure, il s’approprie des formes en contexte, il les saisit dans leur dynamique et les remet à son tour en mouvement. En suivant pas à pas l’entrée de l’enfant dans la langue, on peut observer directement comment le discours, l’histoire de l’enfant, son expérience, ses émotions, ses jeux, ses relations aux autres et au monde, l’aident à façonner ses productions et combien le rôle des interlocuteurs adultes est primordial pour que cette appropriation se fasse aussi naturellement que possible.
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La grammaire générative et transformationnelle : bref historique par Françoise Dubois-Charlier, Béatrice Vautherin, publié le 03/09/2008
La grammaire générative et transformationnelle a profondément marqué la linguistique dans le monde entier dans la deuxième moitié du 20 e siècle. Elle reste indissolublement associée à son fondateur, Noam Chomsky. Elle est apparue à la fin des années 50 aux États-unis alors que la discipline est dominée par le structuralisme. Une des grandes nouveautés de cette conception a été de remettre en cause les théories behavioristes sur l’acquisition du langage et la méthodologie empiriste en linguistique.
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Komankikose ? Ethologie de l'animal bavard par Jacques Cosnier, publié le 23/09/2014
Homo sapiens (Linnaeus, 1758), primate de savane physiquement peu doué, a du se munir de multiples prothèses et augmenter sa capacité crânienne pour survivre convenablement. Cela aboutit à ajouter une fonction supplémentaire aux systèmes de communication banals des autres Mammifères : la fonction représentative (ou « symbolique ») qui caractérise le langage. Jacques Cosnier présentera les réflexions d’un éthologue sur cet aspect très spécifique en se centrant particulièrement sur les échanges voco-verbaux et leur prototype : la conversation, forme sans doute jusqu’ici la plus répandue de la communication humaine, avec aujourd’hui ses variantes par écrans.
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Temps et Chanson - Stéphane Chaudier et Joël July par Stéphane Chaudier, Joël July, publié le 17/11/2015
A l'occasion des Conf'apéros en sciences du langage, Stéphane Chaudier et Joël July analysent la relation qu'entretiennent les chansons avec le temps, à travers les chansons de Barbara et Alex Beaupain.
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Introduction à la Langue des Signes Française : La place du Sourd et de sa langue en France par Aliyah Morgenstern, publié le 20/04/2017
Si le sourd a bien été à travers l'histoire en France une figure culturelle de choix pour les philosophes, son statut et celui de sa langue dans la société ont subi de nombreux renversements.
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Introduction à la sociolinguistique par Emilie L'Hôte, publié le 25/04/2007
La sociolinguistique étudie la diversité et les variations (changement) dans une langue, selon des facteurs sociaux, culturels, géographiques, et donne l'état du langage dans la société.
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La représentation de l’écriture SMS par Claudine Moïse , publié le 18/12/2012
Cette communication retrace l'organisation, le déroulement de la collecte de SMS «isolés» et l'analyse du questionnaire rattaché à cette collecte dans le cadre du projet sud4science Languedoc-Roussillon, lui-même intégré dans le projet international sms4science.
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S'approprier la langue orale quand on est sourd(e) profond(e) par Laurence Vincent-Durroux, publié le 31/10/2012
Les théories linguistiques contemporaines s'accordent sur l'existence de liens entre les perceptions sensorielles et les conceptions qui sous-tendent les langues. Or le contexte de surdité profonde implique des perceptions sensorielles différentes de celles des entendants, avec pour conséquence probable des conceptions propres aux sourds. Celles-ci font-elles obstacle à l'appropriation des langues orales par les sourds, langues fondées sur les conceptions de personnes entendantes? Quelles sont les difficultés et les spécificités de l'enfant sourd qui s'approprie une langue orale?
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« De Sud4science à 88milSMS (un grand corpus de SMS authentiques) : entre linguistique et informatique » par Rachel Panckhurst, publié le 01/04/2016
Rachel Panckhurst (enseignant-chercheur à l’université Paul-Valéry Montpellier 3) et ses collègues linguistes et informaticiens ont recueilli plus de 90 000 SMS en langue française à Montpellier en 2011. Une précédente conférence à l’ENS (Claudine Moïse, « La représentation de l’écriture SMS », 20/11/2012), retraçait l’organisation, le déroulement de la collecte de SMS « isolés » et l'analyse du questionnaire rattaché à cette collecte dans le cadre du projet sud4science Languedoc-Roussillon (http://www.sud4science.org et http://www.msh-m.fr/programmes-2011/sud4science-lr), lui-même intégré dans le projet international sms4science (http://www.sms4science.org, Fairon et al. 2006). Dans cette conférence, Rachel Panckhurst présentera la suite du déroulement du projet, jusqu’au dépôt du corpus, 88milSMS, sur la grille de services d’Huma-Num en juin 2014 (http://88milsms.huma-num.fr/, Panckhurst, Détrie, Lopez, Moïse, Roche, Verine, 2014), tout en expliquant pourquoi, dans une démarche pluridisciplinaire (située entre sciences du langage, informatique et traitement automatique des langues, TAL), l’équipe de chercheurs a décidé de fournir à la communauté scientifique et au grand public le corpus de SMS. Elle terminera par les applications envisageables, notamment en TAL.
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La migration francophone contribue-t-elle au futur du français comme langue de la globalisation ? Le cas de l’Afrique du Sud par Cécile B. Vigouroux, publié le 06/11/2013
Cet article se propose de revenir sur 4 siècles de présence du français en Afrique du Sud depuis les premiers colons huguenots chassés de France après la Révocation de l’Édit de Nantes (1685), en passant par la migration mauricienne au XIXème siècle jusqu’à celle plus contemporaine de migrants continentaux africains originaires des anciennes colonies belges et françaises. Nous montrerons dans quelle mesure l’Afrique du Sud est un point d’ancrage intéressant pour s’interroger plus largement sur les effets de la mobilité géographique et sociale sur la vitalité linguistique et sur les répertoires langagiers des locuteurs/trices. Nous montrerons, par exemple comment la mobilité entraîne un changement d’indexicalité des ressources langagières non seulement de ceux/celles qui se déplacent (ex : les migrant-e-s) mais également ceux/celles qui sont en contact avec ces dernier-e-s (les locaux).
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Du morphème à la période : extension du domaine de la syntaxe par Alain Berrendonner, publié le 15/11/2013
Entre la syntaxe, qui produit des modèles de la phrase, et l'analyse du discours, qui est faite à base de concepts essentiellement pragmatiques, il existe une discontinuité théorique, qui se manifeste par le recours de part et d'autre à des unités d'analyse disparates. Il s'agira d'examiner comment réduire cet hiatus, et sur quels principes pourrait être fondée une syntaxe unifiée, qui décrive de manière homogène la combinatoire depuis le rang du morphème jusqu'à à celui de certaines unités de discours "transphrastiques".
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Linguistique de terrain sur langues en danger d'Amazonie par Antoine Guillaume , publié le 09/12/2013
Dans cet exposé, Antoine Guillaume présente quelques aspects de ses travaux de recherche sur des langues amérindiennes parlées en Amazonie bolivienne et de leur contribution à la linguistique générale. Cette discussion l'amène à parler de la diversité des langues, de la linguistique typologique et de la recherche des universaux du langage, de la problématique des langues en danger et de la pratique de la linguistique de terrain auprès des locuteurs de langues à tradition orale peu ou pas décrites.
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Approches linguistiques du genre (gender) par Yannick Chevalier, publié le 03/12/2013
Cette conférence s’inscrit dans un programme intitulé « Les langues et le genre (grammaires, cultures, littératures) ». Le titre de ce programme repose sur une ambiguïté lexicale, celle du mot « genre » : faut-il entendre par là la notion linguistique (genre masculin ou genre féminin) héritée de la tradition grammaticale (laquelle utilise cette notion depuis l’Antiquité), ou bien le concept plus récent de « sexe social » qu’ont introduit les études de genre ? Pour lever les ambiguïtés, les locuteur.rice.s précisent souvent : « genre au sens grammatical » ou « genre au sens de gender ».
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Linguistique et enseignement du français : une perspective historique par André Chervel, publié le 21/03/2014
De la naissance (administrative) de la « linguistique française » dans les facultés des lettres des années 1960 à l’invention de la « transposition didactique » en 1985, il s’est écoulé 20 années riches en créations de périodiques universitaires, et en débats théoriques dont les échos sont encore perceptibles en ce début du XXIe siècle.
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Mesure et démesure du discours. Nicolas Sarkozy 2007-2012 par Damon Mayaffre , publié le 20/12/2012
Le sarkozysme constitue une rupture dans l’histoire politique de la Ve République. Dénonçant la pensée unique, rompant avec les codes lexicaux ou la bienséance discursive, Nicolas Sarkozy invente, jusqu’à choquer, une nouvelle forme d’expression dissensuelle au service d’une idéologie néo-droitière ou post-État providence. L’étude logométrique, faite de lecture hypertextuelle et de statistique textuelle, permet de prendre la mesure des discours. Le corpus des discours de Sarkozy (2007-2012) est systématiquement passé au crible des logiciels TXM (Ens-Icar-Lyon) et HYPERBASE (Uns-Bcl-Nice). Les conclusions sont fortes : le parler Sarkozy constitue une rupture dans l’histoire du discours politique sous la Ve République, faisant basculer la droite républicaine française vers un au-delà.
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Les représentations de la langue et du discours sur la toile par Laurence Rosier, publié le 23/03/2018
La langue française est une affaire d'état et d'amour (ou de haine). Les représentations imaginaires construites au fil de l'histoire ont développé des discours ordinaires qui s'ancrent dans des normes subjectives où l'esthétique, la grammaire et l'idéologie se mêlent. La toile superpose aujourd'hui les discours normatifs, dans toute leur violence, avec ses trolls et ses grammar nazis, les réflexions métalinguistiques, les défenseur.e.s du subjonctif imparfait, les opposant.e.s à la féminisation et à la variation orthographique, le mélange des registres... Une plongée au coeur de la linguistique populaire !
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Slam et jeux de mots. Du méli-mélo à la mélodie par Camille Vorger, publié le 16/12/2016
Les études que mène Camille Vorger depuis sa thèse visent à dessiner les contours d'une poétique du slam francophone. Au fil des scènes et tournois, cet espace de rencontre et de partage poétique lui est apparu comme une source émergente de créativité. Elle a ainsi défini un pacte colludique, noué entre l'artiste et son public, entendant par là qu'il s'agit, au sein de ce genre discursif situationnel, de « jouer ensemble autour des mots ». L'objet de cette conférence portera sur certaines formes regroupées sous l'appellation générique de « jeux de mots » – qu'il soit question de jouer sur, sous, entre ou avec eux. De fait, ce sont parfois de leurs frontières que les slameurs se jouent, multipliant mots-valises, équivoques, calembours et autres tours. Il s'agira alors d'analyser les effets rhétorico-poétiques qui en résultent, au travers de textes issus de trois slameurs francophones, auxquels s'ajouteront deux slams exolingues – allemand et espagnol – afin d'explorer un échantillon représentatif de la slam family, de réfléchir au caractère translingue de certains jeux de mots et à la question de leur traduction.
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À la recherche du sens perdu : comprendre la compréhension de l’oral en langue seconde par Stéphanie Roussel, publié le 07/10/2014
La compréhension de l’oral en langue seconde connaît depuis quelques années et plus encore ces derniers temps un regain d’intérêt. Dans le paysage scientifique international, les recherches de Larry Vandergrift, professeur émérite à l’université d’Ottawa, ont donné à cette compétence la place de choix qu’elle mérite au sein d’un enseignement-apprentissage des langues réussi. La France suit la tendance en faisant de l'évaluation de la compréhension de l'oral, une des nouveautés du baccalauréat 2013. Cependant, dès lors qu’une compétence est évaluée, cela suppose naturellement qu’elle a, auparavant, fait l’objet d’un enseignement et d’un entraînement structurés.
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Entre blanc et voix, syntaxe et ponctuation. Fragments de littérature du XXe siècle par Véronique Braun Dahlet , publié le 08/12/2011
Lorsqu'elle s'est imposée comme support de l'écrit, la page a affranchi la pensée de la perception immédiate du monde. Cet exposé part de l'évolution de l'usage de la page, pour ensuite montrer comment l'écriture littéraire, après la poésie, s'est saisie de la ponctuation et de la syntaxe pour en faire des formants d'une esthétique littéraire. Ce faisant, on observera le paradoxe qui consiste à rendre sensible la linéarité de l'écrit sur le blanc de la page pour faire advenir de la voix dans la parole écrite.
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Comment une langue crée et recrée sa grammaire? Perspectives historiques et comparées sur une spécificité grammaticale du français par Anne Carlier, publié le 02/03/2012
Existe-t-il des langues sans grammaire ? Comment se crée la grammaire d'une langue ? Une langue peut-elle complètement changer de système grammatical au cours de son histoire ? Telles sont les questions qui sont abordées dans cette conférence.
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Hommes et femmes ont-ils le même cerveau ? par Catherine Vidal, publié le 03/12/2014
Les femmes sont-elles « naturellement » douées pour le langage et les hommes bons en maths? Nos aptitudes et nos personnalités seraient-elles figées dans le cerveau depuis la naissance? Les recherches récentes montrent au contraire que, grâce à ses formidables propriétés de « plasticité », le cerveau fabrique sans cesse des nouveaux circuits de neurones en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue. Cette conférence traitera des apports des neurosciences pour comprendre le rôle de la biologie et de l’environnement socio-culturel dans la construction de nos identités de femmes et d'hommes.
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Le Cadre européen commun de référence pour les langues : Entretien avec Daniel Coste par Daniel Coste, publié le 05/02/2008
Professeur émérité à l'ENS LSH et directeur de recherches à l'université Paris 3 Sorbonne nouvelle, Daniel Coste a participé au travaux du groupe Langues vivantes du Conseil de l'Europe, qui est à l'origine du CECR.
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Geler/dégeler les paroles : pourquoi, comment ? par Benoît Habert, publié le 11/10/2010
Pour étudier l'oral, la parole sous toutes ses formes, on n'enregistre plus sur une cassette pour transcrire à la main ou à la machine à écrire. Le son est désormais mémorisé sous forme numérique, tout comme la transcription. Ce "tout numérique" facilite les copies, les échanges, la coopération à distance. Cette commodité masque pourtant de grandes fragilités. On sait mal aujourd'hui produire des données de recherche numériques qui seront encore utilisables dans vingt ou trente ans. Les solutions scientifiques, humaines et techniques pour pouvoir "dégeler" plus tard les données constituées aujourd'hui, "gelées" donc, pour reprendre Rabelais, sont présentées à partir d'un projet pilote d'archivage numérique pérenne de données orales en sciences humaines et sociales. Préserver pour plus tard, ce n'est pas simplement sauvegarder, mais choisir et organiser ce qui est précieux aujourd'hui pour demain.
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A la recherche des bases cérébrales des structures syntaxiques par Christophe Pallier, publié le 17/10/2014
Des arguments linguistiques montrent que les phrases, loin d'être de simples séquences de mots, peuvent être décrites par des structures syntaxiques complexes, organisées hiérarchiquement. Ces représentations possèdent-elles une existence concrète dans le cerveau humain lors de la perception et la compréhension des phrases en temps réel, et si oui, quelles aires cérébrales encodent ces structures ? D'autres domaines que le langage, notamment la musique et les mathématiques, font aussi appel à des représentations structurées hierarchiquement; il est légitime de se demander si les mêmes circuits cérébraux sous-tendent ces représentations quelque soit le domaine, ou bien si des circuits distincts sont recrutés. Nous présenterons une série d'expériences récentes réalisées dans notre laboratoire, qui tâchent de répondre à ces questions en utilisant l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf).
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Alexis Jenni, L'Art français de la guerre par Alexis Jenni, Clifford Armion, publié le 03/09/2012
Entretien (dans le cadre des Assises Internationales du Roman de Lyon) avec l'écrivain Alexis Jenni, auteur de "L'art français de la guerre", prix Goncourt 2011.
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Je de l’écrivain et jeu de l’écriture, discussion avec Alexis Jenni par Alexis Jenni, Clifford Armion, publié le 10/06/2014
Alexis Jenni, prix Goncourt 2011, est venu à la rencontre des enseignants de LELE de l’Académie de Lyon le 7 avril 2014 à l’invitation de La Clé des langues et du Rectorat de Lyon. Nous vous proposons ici une transcription partielle de cet échange autour des thématiques de la mémoire, du pacte autobiographique et de la jouissance de l’écriture. La discussion s’appuie sur deux nouvelles issues du recueil intitulé Elucidations : 50 anecdotes. Les enregistrements de ces deux textes lus par Alexis Jenni sont également à votre disposition sur cette page.
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Quelle(s) place(s) pour les œuvres traduites ? par Yves Chevrel, publié le 27/05/2009
Intervenant dans le cadre d'une journée d'études consacrée à la place des traductions dans une bibliothèque de recherche, Yves Chevrel se place du point de vue du lecteur d'oeuvres traduites pour aborder les trois points suivants : 1/ Qu'est-ce qui indique qu'une oeuvre traduite est une oeuvre seconde ? 2/ Comment partir en reconnaissance des oeuvres traduites ? 3/ Qu'est-ce qui justifie l'existence des oeuvres traduites ?
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L’ironie, un cocktail dialogique? par Jacques Bres, publié le 26/02/2015
L’ironie fait partie, à l’instar de la métaphore, de ces plus vieux objets langagiers du monde qui stimulent la réflexion sans jamais l’épuiser. La présente conférence appréhendera l’ironie par son fonctionnement dialogique et par sa fonction interactionnelle de moquerie d’un discours : l’énoncé ironique procède d’une interaction particulière avec le discours qu’il prête à sa cible pour s’en moquer indirectement, et au-delà se moquer d’elle. Cette particularité nous semble tenir à l’association de trois ingrédients – (i) l’implicite de l’interaction dialogique, (ii) la discordance avec le cotexte et /ou le contexte, (iii) le jeu de l’énonciation – dont aucun ne lui appartient en propre, et qui font ici l’objet d’un assemblage permettant de définir l’ironie comme un cocktail dialogique. Cette hypothèse sera développée à partir d’un corpus d’exemples authentiques pris dans différents genres du discours : conversation, roman, théâtre, article de presse.
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Lévinas et la littérature par Colin Davis, publié le 04/06/2007
Auteur de "Haunted Subjects: Deconstruction, Psychoanalysis and the Return of the Dead" (2007), Colin Davis s'interroge ici sur la méfiance de Lévinas pour la littérature à partir de l'étude de deux articles du philosophe consacrés à Proust et à Sartre. La rencontre manquée avec Proust permet d'explorer la notion d'altérité centrale à la philosophie de Lévinas : en refusant d'accorder à la littérature une dimension éthique, Lévinas réaffirme sa volonté de croire à une relation possible avec l'autre.
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Système, norme, usage: proposition de modèle par Gilles Siouffi, publié le 22/03/2016
Septante, legging, T2, ou extime sont-ils « français » ? Y a-t-il une manière simple de répondre à cette question en ne recourant qu’aux termes système, norme, usage ? Le propos de cette présentation sera de repartir du schéma descriptif qu’a proposé Eugenio Coseriu à partir de 1952 pour essayer de clarifier un emploi possible de ces notions polyvalentes (on relève 4 entrées « Norme » dans le dictionnaire de Ducrot et Schaeffer par exemple) et parfois définies dans des sens peu compatibles. On reviendra sur les implications et les ambiguités de chacun de ces termes, on discutera des propositions de Coseriu, et on proposera un schéma explicatif nouveau, en nous appuyant sur des exemples.
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Outils numériques, travail collaboratif et formation par Adrien Barbaresi, publié le 18/06/2012
Devant l'abondance des ressources et face à une « génération numérique », le rôle de l'enseignant évolue : la transmission du savoir ne se fait pas de la même manière quand n'importe quel élève/étudiant peut vérifier ou compléter en direct les éléments de cours à partir (par exemple) de son téléphone portable. Une des justifications de l'usage des nouvelles technologies a partie liée avec les théories de la cognition et le concept de charge cognitive, c'est-à-dire l'ajustement de l'effort nécessaire pour apprendre, qui peut se faire par l'ajout de supports multimédias et l'utilisation des TICE
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Les “formules” dans les discours politiques et institutionnels par Alice Krieg-Planque, publié le 30/01/2014
Cet exposé s’inscrit dans le cadre de l’analyse du discours. Il est consacré à la notion de “formule”, en tant qu’elle aide à saisir la manière dont les arènes publiques sont structurées dans et par le discours. Une “formule” peut être définie comme un ensemble de formulations qui, du fait de leurs emplois à un moment donné et dans un espace public donné, cristallisent des enjeux politiques et sociaux que ces expressions contribuent dans le même temps à construire. Par exemple, les expressions “tourisme durable”, “durabilité énergétique”, “développement durable et solidaire”… peuvent être considérées comme des réalisations diversifiées de la formule “développement durable”. Cette conférence est l’occasion de rappeler l’origine de la notion de “formule”, de préciser la définition proposée, et de souligner les propriétés remarquables des formules (figement, caractère polémique...). Elle permet aussi d’observer quelques exemples précis, de façon à montrer en quoi les approches formulaires sont utiles à la compréhension des discours politiques, médiatiques et institutionnels contemporains.
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Pourquoi dit-on : un haut fonctionnaire, un grand industriel, un gros commerçant ? Structuration de l’espace et représentations sociales. par Sylvianne Rémi-Giraud, publié le 01/12/2015
On se propose d’examiner les relations qui s’établissent entre lexique et représentations, à travers les emplois métaphoriques des adjectifs haut, grand, gros dans le domaine sociopolitique. Dans quelle mesure les représentations conditionnent-elles des usages plus ou moins contraignants, allant de paradigmes très ouverts (grand artiste, grand champion, grand industriel, grand journaliste, grand médecin, etc.) à des combinatoires plus ou moins limitées (gros banquier, gros commerçant, gros propriétaire ; haute administration, haut fonctionnaire) ou tout à fait inacceptables (*gros fonctionnaire, *grand épicier, *haut industriel) ? On essaiera de montrer en quoi nos modes d’appréhension de l’espace (dimension, position, orientation) et l’imaginaire qui les accompagne peuvent fournir une grille de lecture révélatrice du regard et des jugements de valeur que l’on porte sur la société, ses institutions, ses classes sociales, ses catégories socioprofessionnelles.
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Les Figures comme réalités discursives par Marc Bonhomme, publié le 08/02/2013
En dépit des multiples mises au point théoriques qu'elles ont suscitées depuis l'Antiquité, les figures comportent des zones d'incertitude qui alimentent encore de nombreux débats. Nous nous proposons d'aborder deux questions complémentaires posées par les figures: 1) Sur le plan de leur statut, sont-elles "du discours", "de style" ou "de rhétorique"? A partir des exemples représentatifs que sont l'hyperbole, la métonymie et le mot-valise, nous montrerons que les figures constituent avant tout des réalités discursives qui exploitent les variations et les ramifications inhérentes à la langue. 2) Sur le plan de leur fonctionnement, les figures trouvent-elles leur terrain privilégié dans les productions stylistiques de la littérature ou contribuent-elles au rendement des discours les plus ordinaires? Nous appuyant sur le cas-type de la métaphore publicitaire, nous verrons que cette figure est en fait au coeur de la valorisation des annonces, qu'elle confirme les valeurs médiatiques établies ou qu'elle crée des valeurs inédites, sources de nouveaux modèles de consommation."
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De l'intérêt des postures énonciatives de co-énonciation, sous-énonciation, sur-énonciation pour l'interprétation des textes (en classe) par Alain Rabatel, publié le 22/03/2012
Cette conférence présente les différentes postures énonciatives. Elle commence par distinguer la co-énonciation de la co-locution et définit les postures à partir du rôle des énonciateurs dans la co-construction des points de vue (PDV) : la co-énonciation correspond à la co-construction par les locuteurs d’un PDV commun, qui les engage en tant qu’énonciateurs. La sur-énonciation est définie comme la co-construction inégale d’un PDV surplombant et la sous-énonciation consiste en la co-construction inégale d’un PDV dominé. La deuxième partie illustre le rôle de ces diverses postures dans l’analyse et l’interprétation des textes dans le but d’optimiser leur exploitation didactique en dégageant les enjeux énonciatifs et les positionnements interactionnels sous-jacents à la construction des PDV.
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