Vous êtes ici : Accueil / par_theme

Recherche multi-critères

Liste des résultats

Il y a 469 éléments qui correspondent à vos termes de recherche.
12 Angry Men / Douze hommes en colère (Sidney Lumet - 1957) par Lionel Gerin, publié le 25/11/2016
En 1957 sort 12 Angry Men, premier film de Sidney Lumet, qui connait un succès commercial très modeste, mais remporte l'Ours d'or au festival de Berlin, le prix spécial à Locarno, est nommé aux Oscars, et voit Henri Fonda remporter le prix du meilleur acteur aux British Awards. Il s'agit d'un "film de procès", genre qui a donné de grands classiques, de The Paradine case (Le procès Paradine, 1947) d'Alfred Hitchcock, à Anatomy of a Murder (Autopsie d'un meurtre, 1959) d'Otto Preminger, en passant par Witness for the Prosecution (Témoin à charge, 1957) de Billy Wilder. Mais alors que tous ces films se concentrent sur les débats, le défilé des témoins et les plaidoiries, jusqu'au suspense du verdict, 12 Angry Men se déroule entièrement en salle de délibération. C'est donc un huis clos, pari de mise en scène intéressant.
type-video.png article.png
Charulata (la femme solitaire) : Tagore / Ray par Giovanni Robbiano, publié le 16/09/2014
Charulata (1964) est également connu sous son titre anglais : The Lonely Wife (La femme solitaire). Ce film est une adaptation du roman Nastanirh (Le nid brisé) de Rabindranath Tagore, publié en 1901. Les acteurs principaux sont Madhabi Mukherjee, Sailen Mukjerjee et Soumitra Chatterjee dans les rôles principaux de Chârulatâ, son mari Bhupati et son cousin Amal. Comme la plupart des films de Ray, ce film est en noir et blanc et dure 117 minutes. Il en a également composé la musique. Il a été produit par R. D. Banshai, et le directeur de la photo était Subrata Mitra. Celui-ci a fait la photo de la plupart des films de Ray et en particulier de ses premiers chefs-d'œuvre : la Trilogie d'Apu : Pather Panchali (La complainte du sentier, 1955), Apu Sansar (Le monde d’Apu, 1959) et Aparajito (L’Invaincu, 1956).
type-video.png conference.png
Satyajit Ray, ambassadeur de Tagore par Brigitte Gauthier, publié le 15/09/2014
Il y a quelque chose de délicat, subtil, dans l’œuvre du cinéaste Satyajit Ray. Il nous prend par la main et nous invite à pénétrer une culture autre en douceur. On est immédiatement happé par son univers même si la langue et la culture sont distantes. Comment parvient-il à se faire l’ambassadeur de l’Inde en pleine mutation ? On suit ses films de l’intérieur. On est invité à placer notre regard au centre du film et non à l’extérieur, sans pour autant à aucun moment nous identifier aux personnages qui sont totalement autres. On se glisse derrière la caméra, et la lenteur des plans nous permet de nous imprégner de la vie qui se déroule. Les villageois passent le long d’un chemin, les personnages entrent et sortent des plans. Partout, qu’il tourne des scènes d’intérieur ou d’extérieur, le flux de la vie anime l’image...
article.png
Théâtralisation et kathakali dans The God of Small Things d’Arundhati Roy par Florence Labaune-Demeule, publié le 30/05/2011
Le roman d'A. Roy, The God of Small Things, fait la part belle à la théâtralisation, que cette dernière se manifeste par de courtes références intertextuelles à Shakespeare par exemple, ou par de plus longs renvois au kathakali, genre dramatique typique du sud de l'Inde, qui allie théâtre, danse, chant et musique. La théâtralisation, dans ce roman, prend aussi un sens beaucoup plus général, car on observe que la codification extrême, parfois excessive, de la société anglophile d'Ayemenem conduit chacun à surjouer le rôle qu'il se donne. Cet article s'attachera donc à montrer comment théâtralisation et codification s'expriment au quotidien, avant d'analyser le lien qui s'établit entre théâtralisation, sacralisation et expiation grâce au kathakali. Enfin, on montrera comment l'écriture de Roy peut elle-même être perçue comme une forme de théâtralisation décentrée ou « ex-centrée » cette fois qui conduit le lecteur à une condition quasi extatique par la magie du verbe.
article.png
La narrativité des 'progresses' : Marriage à-la-mode par Clifford Armion, publié le 11/04/2011
La série la plus célèbre de Hogarth est une satire du mariage arrangé entre l'héritier d'une famille noble désargentée et la fille d'un riche bourgeois de Londres. Les tableaux, peints par Hogarth entre 1743 et 1745, se vendirent mal ; cent vingt Guinées alors que l'encadrement à lui seul en avait coûté vingt-quatre. Ces toiles qui font aujourd'hui partie des collections de la national Gallery sont peintes à l'envers du sens voulu pour les gravures, cela pour éviter le travail fastidieux d'une copie au miroir. Hogarth avait pour visée principale la série de gravures. Elle sera réalisée par des français (G. Scotin, B. Baron, S. F. Ravenet), à l'exception des visages que Hogarth prétend avoir gravés lui-même.
article.png
« To disfigure, or to present » (MND, 3.1.57) : la contradiction de King Lear à la scène par Isabelle Schwartz-Gastine, publié le 22/01/2010
Toutes les pièces du corpus renaissant offrent des réalités théâtrales qui ne prennent sens que par les mots du texte incarnés par des comédiens sur la scène de planches de bois dénuées de décor. C'est ainsi que, de comédie en tragédie, Shakespeare a interrogé la théâtralité en montrant ce qui n'était pas et en occultant parfois ce qui était. Dans cette communication, on se penchera sur la manière dont le texte donne substance à une nature grandiose, tantôt hostile (la lande sous la tempête), tantôt spectaculaire et dangereuse (la falaise de Douvres), qui n'existe vraiment que par l'interprétation des acteurs. Les spectateurs n'ont rien à voir devant eux sur la scène, mais, grâce à la présentation dynamique qui s'offre à leur regard, l'illusion théâtrale parvient à se métamorphoser en réalité.
article.png
Discussing Webster’s The Duchess of Malfi : A conversation led by Anne-Valérie Dulac par Dulac Anne-Valérie, publié le 04/02/2019
Cette table ronde sur The Duchess of Malfi, au programme de l’agrégation d’anglais en 2019 et 2020, a clôturé le colloque "John Webster's The Duchess of Malfi Reconsidered" consacré à la pièce tragique et macabre de John Webster. Lors de ce colloque, fruit d’une collaboration inter-sites (ENS de Lyon et UCA), des spécialistes renommés du théâtre jacobéen ont présenté les dernières avancées de la recherche sur cette pièce qui fut un temps délaissée par la critique.
type-video.png conference.png
Rencontre avec Salman Rushdie par Salman Rushdie, Vanessa Guignery, publié le 12/06/2017
À l’occasion des Assises Internationales du Roman, Vanessa Guignery, Professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, a organisé à la Villa Gillet le 30 mai 2017 une rencontre entre Salman Rushdie et des étudiants. La rencontre portait en partie sur le dernier roman de Salman Rushdie, Two Years, Eight Months and Twenty-Eight Nights, mais également sur ses autres œuvres, son métier d’écrivain et son rapport à la littérature.
type-video.png entretien.png
La présidence Obama ou la confirmation d’un renforcement institutionnel transpartisan de l’exécutif américain par Hamed Jendoubi, publié le 29/05/2017
La présidence américaine, dirigée par celui que l'on présente volontiers comme le « leader du monde libre », est aujourd'hui une institution bien plus puissante que lors de sa création en 1787. Cet article partira d'une analyse de la présidence de Barack Obama pour insister sur le caractère transpartisan de ce renforcement institutionnel, qui est aussi bien le fait de présidents démocrates que de leurs homologues républicains.
article.png
Violent Saturday / Les inconnus dans la ville (Richard Fleischer – 1955) par Lionel Gerin, publié le 15/03/2017
Trois hommes débarquent dans une petite ville américaine. Ils sont venus pour dévaliser la banque, un samedi, à la fermeture. Le hold-up va impliquer nombre d'habitants et révéler leurs secrets et les zones d'ombre de la ville en question. Le film, à l'instar du hold-up, est une mécanique de précision. En 90 minutes, savoir-faire oblige, Fleischer dresse un certain portrait de l'Amérique, à travers une galerie de personnages, tous crédibles, servis sur un pied d'égalité, sans moralisme bon marché.
type-video.png article.png
Lire les Romantiques dans un monde "post-littéraire" par Anne Robatel, publié le 14/03/2017
Cet article propose d’examiner la façon dont notre rapport au romantisme britannique a été influencé par les débats académiques des dernières décennies. Il est le fruit d’une recherche portant sur la construction de l’autorité littéraire et culturelle à l’époque romantique. La communauté dans laquelle je m’inscris lorsque je parle de « notre rapport au romantisme » est celle des personnes qui étudient la littérature en ce début du 21e siècle : enseignants, étudiants, critiques et chercheurs.
article.png
President Obama's Farewell Address - January 2017 par Marion Coste, publié le 12/01/2017
Obama a profité de son discours d'adieux pour faire le bilan de ses deux mandats et rendre hommage à sa femme et ses filles, ainsi qu'à son Vice-Président, Joe Biden. "Yes We Did", a-t-il conclu. La Clé anglaise vous propose une transcription de ce discours d'adieux, ainsi qu'une retransmission de son allocution. Cette retranscription, qui provient du site officiel de la Maison Blanche, a été divisée en plusieurs parties afin de faciliter la recherche d'extraits pouvant faire l'objet d'une étude en classe.
type-video.png article.png
L'Amérique est-elle encore un modèle ? par Nicolas Baverez, publié le 27/04/2016
À l'occasion du débat "L’Amérique : encore un modèle ?", organisé par la Villa Gillet en partenariat avec le Théâtre de la Croix-Rousse et l’Opéra de Lyon, la Clé anglaise vous propose ce texte de Nicolas Baverez sur le rôle des États-Unis dans le monde aujourd'hui. De quel modèle l’Amérique est-elle le nom ? Les États-Unis, qui s’affirment encore aujourd’hui comme la première puissance mondiale, sont-ils, à long terme, toujours un modèle viable ?
article.png
Bill Douglas Trilogy / La trilogie Bill Douglas My Childhood - My Ain Folk - My Way Home (Bill Douglas 1972 -1973 -1978) par Lionel Gerin, publié le 15/01/2015
Écosse. Un village minier près d'Édimbourg. 1945. Un enfant, son frère, leur grand-mère maternelle. Un prisonnier allemand.Mort de la grand-mère. Orphelinat. Grand mère paternelle. Un oncle. L'orphelinat encore. L'adolescence. La mine. Service militaire en Égypte. Rencontre de Robert. Ouverture. Les dialogues? Presque aucun. La musique? Aucune. L'action? Survivre. Le résultat? Au-delà des mots. Saisissement total. Comment en effet parler d'une telle œuvre? C'est un coup à l'estomac, un vent du Nord, une nuit charbonneuse.
type-video.png article.png
King Lear (Charles Lamb) par ENS Lyon La Clé des Langues, publié le 03/07/2013
Cette page retranscrit la version du Roi Lear issue de l'ouvrage "Tales from Shakespeare". Ce recueil, écrit par Charles et Mary Lamb en 1807 est un livre pour enfants très connu en Angleterre. Chaque histoire suit fidèlement la pièce originale, citant parfois précisément le texte de Shakespeare. Les histoires sont cependant plus courtes que les pièces, car elles adoptent une narration en prose, et que les intrigues secondaires sont parfois raccourcies. Le niveau de langue est évidemment également simplifié.
monographie.png
Aux origines de Twelve Years a Slave (Steve McQueen, 2013) : le récit d’esclave de Solomon Northup par Michaël Roy, publié le 20/03/2013
Aux origines du film de Steve McQueen, Twelve Years a Slave (2013), il y a le récit de l’esclave américain Solomon Northup (1853). Cet article présente d’abord le récit d’esclave et situe cette forme littéraire dans le paysage idéologique de l’Amérique d’avant la guerre de Sécession ; il détaille ensuite l’histoire éditoriale de Twelve Years a Slave ; il donne enfin quelques repères dans l’œuvre et évoque son devenir critique.
article.png
Introduction au précis de grammaire par Jean-Pierre Gabilan, publié le 27/02/2012
Nous sommes, au début du 21ème siècle, à une période où la recherche grammaticale permet de mieux comprendre comment fonctionnent les langues. Certaines des explications qui figurent dans le précis sont parfois bien différentes de ce qui est encore très souvent enseigné dans les collèges et les lycées. Cela n'a rien d'anormal. Il y a toujours un temps de décalage entre le moment où des recherches aboutissent et le moment où ces recherches parviennent au grand public...
article.png
Wayne Koestenbaum - Notes on Affinity par Wayne Koestenbaum, publié le 18/04/2011
Wayne Koestenbaum (États-Unis), poète, romancier et essayiste, est l'auteur d'une œuvre protéiforme et subversive qui explore les multiples facettes de l'identité américaine à travers de nombreux thèmes (les arts, la célébrité, les gender studies...) et où se mêlent les cultures littéraire, artistique, musicale et populaire. Dans Hotel Theory, il met en regard une enquête philosophique sur les hôtels et le récit d'une rencontre improbable entre deux icônes de la culture américaine : l'actrice mythique Lana Turner et la star du music-hall Liberace.
article.png
Antonio A. Casilli - Bums, Bridges, and Primates: Some Elements for a Sociology of Online Interactions par Antonio A. Casilli, publié le 24/02/2011
Antonio A. Casilli, sociologue, est chercheur au Centre Edgar-Morin de l'EHESS (Paris), où il enseigne la socio-anthropologie des usages numériques. Il vient de publier Les Liaisons numériques, ouvrage riche et surprenant qui met à mal le mythe de la réalité virtuelle désincarnée et désocialisante et montre qu'Internet offre des modalités neuves et fécondes du lien social. Ce texte a été écrit à l'occasion d'une rencontre organisée par la Villa Gillet autour de la "Web culture : nouveaux modes de connaissance, nouvelles sociabilités".
article.png
Dominique Cardon - Production de soi, distance à soi. Recompositions identitaires à l’heure d’Internet par Dominique Cardon, publié le 24/02/2011
Dominique Cardon, sociologue, est chercheur à Orange Labs et au Centre d'études des mouvements sociaux (EHESS). Dans La Démocratie Internet, ce spécialiste des usages des nouvelles technologies s'intéresse à la fonction politique du web, véritable laboratoire d'expériences démocratiques qui élargit formidablement l'espace public et renouvelle les possibilités de critique et d'action. Ce texte a été écrit à l'occasion d'une rencontre organisée par la Villa Gillet autour de la "webculture : nouveaux modes de connaissance, nouvelles sociabilités".
article.png
Rêve américain, Rêve d’Amérique : une introduction par Morgane Jourdren , publié le 08/03/2010
« J'avoue que dans l'Amérique, j'ai vu plus que l'Amérique ». Cette célèbre formule d'Alexis de Tocqueville ne résume-t-elle pas à elle seule l'histoire d'une terre qui, dès l'aube de l'Humanité, a habité les esprits, enflammé les imaginations et délié tant la plume que les langues ? Comment définir le rêve américain ? Comment l'Amérique, au sens métaphorique du terme, se manifeste-t-elle en terre américaine et à Hollywood en particulier ?
article.png
Le Rêve Imposé ou la Machine Hollywoodienne au Service de l’Idéologie Dominante par Morgane Jourdren , publié le 04/03/2010
Hollywood, en particulier, dès les années 1930-1940, joue le premier rôle dans une véritable entreprise de conditionnement des esprits menée par la société dominante auprès des populations, notamment auprès de ces couches populaires que l'on juge potentiellement dangereuses. Comment la Mecque du cinéma a-t-elle progressivement mais sûrement imposé le rêve américain à l'écran ? Quelles images, ancrées dans l'inconscient collectif, a-t-elle projetées pour fédérer tout un peuple autour de l'American Way of Life ?
article.png
Les Etats-Unis de Barack Obama : "The Race Question" par Randall Kennedy, publié le 01/02/2010
Lors de son passage à la Villa Gillet, en janvier 2010, Randall Kennedy s'est exprimé sur la dimension historique de la dernière élection présidentielle américaine. Cet évènement culturel s'est tenu le soir même où Barck Obama prononçait face au congrès américain le traditionnel discours sur l'état de l'union. Le lendemain, Randall Kennedy, professeur de droit à Harvard et membre du barreau de la Cour Suprème des Etats-Unis, accordait une interview à la Clé des langues.
dossier.png
Interview de Randall Kennedy par Randall Kennedy, Clifford Armion, publié le 01/02/2010
Lors de son passage à la Villa Gillet, en janvier 2010, Randall Kennedy s'est exprimé sur la dimension historique de la dernière élection présidentielle américaine. Cet évènement culturel s'est tenu le soir même où Barack Obama prononçait face au congrès américain le traditionnel discours sur l'état de l'union. Le lendemain, Randall Kennedy, professeur de droit à Harvard et membre du barreau de la Cour Suprème des Etats-Unis, accordait une interview à Clifford Armion, responsable de la Clé des langues.
entretien.png texte.png
Incroyable fiction : L’histoire de Pi de Yann Martel (2001), relecture contemporaine de Noé et Robinson par Anne Besson, publié le 14/12/2009
Le roman de Yann Martel, typique de la post-modernité, dont l'intrigue "surfictionnelle" mêle théologie et zoologie, exploite de façon à la fois massive et désinvolte ses références intertextuelles, et en premier lieu le parallèle avec le Noé biblique, dans un hymne à la fiction et à la foi ne faisant qu'une, à la croyance et au déguisement métaphorique du réel comme enchantement de l'existence.
article.png
Virginia Woolf : théorie de l'impropre par Frédéric Regard , publié le 27/05/2009
Dans L'Ecriture féminine en Angleterre (PUF, 2002, épuisé), Frédéric Regard met en avant le rôle charnière qu'a joué Virginia Woolf dans le positionnement du féminin en Angleterre. Nous en reproduisons ici les pages centrales, dans lesquelles l'auteur explique que Woolf, insatisfaite des avancées acquises grâce à la première génération de féministes, avait choisi de déplacer le combat sur le terrain d'un "matérialisme culturel" qu'il met à jour à travers l'analyse de deux essais de Woolf, A Room of One's Own et Three Guineas.
article.png
Littérature et société aux Etats-Unis : 1917-1968 par Alice Béja , publié le 27/11/2008
Cet article propose un regard sur la littérature américaine du 20e siècle dans son rapport à l'idée d'Amérique. Les guerres et crises que traversent les Etats-Unis au cours de la période 1917-1968 contribuent à une dégradation de l'"American Dream" en "American way of life" à laquelle les écrivains américains réagissent en recherchant de nouvelles origines pour construire, en fin de compte, leur propre idée d'Amérique.
article.png
William Hogarth par Anaïs Le Fèvre-Berthelot, publié le 21/05/2007
L'oeuvre de William Hogarth, profondément ancrée dans son époque, illustre "les manières et caractères particuliers de la nation anglaise". Dans le domaine artistique, il a ainsi contribué à forger l'identité anglaise. Cet article est une synthèse rédigée dans le cadre du cours enseigné par Isabelle Baudino (maître de conférences à l'ENS de Lyon) en 2006 pour le Master 1 d'études anglophones de l'ENS de Lyon. Il reprend des éléments de cours ainsi que des exposés d'élèves.
article.png
La Création : à propos de stratégies narratives dans Frankenstein par Georges Zaragoza, publié le 19/04/2007
Né au XVIIe siècle, le genre romanesque s'est lontemps vu reprochées sa fausseté et sa stérilité. Georges Zaragoza se penche ici sur les stratégies narratives mises en place dans "Frankenstein" pour prouver à la fois l'authenticité et l'utilité du roman. L'article qui suit est une version d'un cours de Georges Zaragoza adapté par Kevin Pinault pour La clé des langues. Les numéros de pages des citations de Frankenstein renvoient à l'édition Penguin Classics, 1992.
article.png
The Actual Lives of Catherine Millet and Robert Storr par Catherine Millet, Robert Storr, publié le 19/01/2012
De part et d'autre de l'Atlantique, Catherine Millet et Robert Storr ont joué un rôle clef, comme témoins et acteurs, dans la transformation du monde de l'art. Catherine Millet, auteur des best-sellers La Vie sexuelle de Catherine M. et Jalousie et rédactrice en chef du magazine Art Press, rencontrera Robert Storr, ancien conservateur du MoMa de New York et doyen de la Faculté des Beaux-arts de l'université de Yale, pour discuter de leurs nombreux intérêts communs, de leurs carrières parfois entremêlées et de la scène artistique contemporaine. Le dialogue entre ces deux collègues et amis apportera un éclairage sur le monde toujours changeant et surprenant de l'art contemporain et dévoilera l'itinéraire artistique et intellectuel de deux de ses acteurs les plus éloquents. On both sides of the Atlantic, Catherine Millet and Robert Storr have played key rolesas witnesses and actorsin the transformations of the art world. Catherine Millet, author of bestsellers The Sexual Life of Catherine M and Jealousy and editor-in-chief of Art Press magazine, will join Robert Storr, former curator of MoMA and the dean of the School of Art at Yale University, to discuss their wide-ranging interests, their intermingled careers, and the current art scene.
conference.png type-video.png
Le Voyage initiatique à travers The Brooklyn Follies par Jean-François Dreyfus, publié le 15/10/2009
Le voyage initiatique qu’accomplit Nathan Glass, le narrateur, et qu’il nous relate lui-même a posteriori, mime les grands récits épiques. L’histoire de Nathan rappelle ainsi, par certains côtés, celle d’Enée ou de Dante, même si les temps ne sont décidément plus à l’épopée. Les Dieux, le Destin et l’idée d’un monde plein ont fait aujourd’hui place à un monde du vide et de l’aléatoire. Le monde n’est plus qu’un « grand trou noir » dans lequel l’Homme cherche désespérément des réponses aux questions qu’il se pose sans fin sur son statut et son identité d’être humain. Grande est la tentation d’un nihilisme destructeur… Mais le récit de ce parcours aux innombrables péripéties nous entraîne peu à peu sur la voie d’une autre lecture du monde pour déboucher au terme du voyage sur un chant, sur un hymne à la vie et à l’individu. Le poète est là, homme parmi les hommes, qui nous invite ainsi à jeter un regard autre sur notre propre existence et sur celle d’autrui, et à transcender le monde pour faire naître ou renaître des moments d’innocence. Ici et maintenant !
article.png
Olive Kitterdige (2014), Lisa Cholodenko par France McDormand, Nathalie De Biasi, publié le 23/01/2020
Frances McDormand est l’une des invitées d’honneur de la dixième édition du Festival Lumière : comédienne américaine née en 1957, elle a été primée deux fois aux Oscars pour ses rôles dans Fargo des frères Coen (1996) et 3 Billboards de Martin McDonagh (2017). Suite à la Masterclass donnée à la Comédie Odéon le 14 octobre 2019, elle est venue présenter les deux premiers épisodes de la série Olive Kitteridge réalisée par Lisa Cholodenko (2014) au Pathé Bellecour, série qu’elle a produite et dont elle tient le rôle éponyme. Ce texte est une transcription de son introduction lors de cette séance.
type-video.png texte.png monographie.png
Pratique raisonnée de la phonologie : prise de conscience, travail articulatoire, regroupements par Jean-Pierre Gabilan, publié le 22/09/2017
Le francophone face à l’anglais doit affronter un système phonologique bien différent de celui de sa langue maternelle. Le professeur d’anglais doit avoir, outre une solide maîtrise du fonctionnement de la langue qu’il enseigne, une connaissance tout aussi pointue de la langue maternelle de ses élèves, et ce de façon à pouvoir comprendre pourquoi ils rencontrent telle ou telle difficulté et à être en mesure de les aider à les résoudre. Le domaine des voyelles étant celui qui pose incontestablement le plus de difficultés, c’est à lui que cet article est consacré.
article.png
Two for the Road / Voyage à deux (Stanley Donen - 1967) par Lionel Gerin, publié le 16/02/2017
Tout le monde connait le Stanley Donen de Singing in the Rain (Chantons sous la pluie, 1952), ou de On the Town (Un jour à New York, 1949), comédies musicales brillantes et hautement toniques, à revoir évidemment. On connaît moins le Stanley Donen de Charade (1963), et pas davantage celui de Two for the Road (Voyage à deux, 1967). Le film raconte une quinzaine d'années de la vie d'un couple, en l'occurence Albert Finney et Audrey Hepburn. Thème simple, banal même. Pourtant, il pose d'emblée le problème de la forme. Faut-il opter pour la linéarité et user de stratagèmes pour évoquer le passage du temps, ou bien recourir aux bons vieux flash-backs ?
type-video.png article.png
Questions d'actualité : Décès de Fidel Castro, retour sur les relations entre les Etats-Unis et Cuba par Marion Coste, publié le 28/11/2016
L'annonce du décès de Fidel Castro est l'occasion de revenir sur l'histoire houleuse des relations entre les États-Unis et Cuba. Cette page regroupe plusieurs articles de journaux revenant sur le parcours de Castro, mais aussi des ressources sur le dégel des relations entre les deux pays amorcé par Barack Obama. Une courte vidéo publiée par le site d'information Vox permet de résumer à grands traits l'histoire entre les deux pays. Enfin, vous trouverez également sur cette page des articles universitaires sur l'avenir des relations américano-cubaines après la mort de Castro.
type-video.png article.png
Imitation of Life / Mirage de la vie (Douglas Sirk - 1959) par Lionel Gerin, publié le 07/10/2016
Le film raconte l'ascension et le succès de Lora (Lana Turner) qui, partie de rien, sacrifie sa vie amoureuse pour sa carrière d'actrice. Elle est aidée par Annie, une femme noire qu'elle héberge, et qui est tout à la fois femme de ménage, nounou, secrétaire, dame de compagnie. Toutes deux sont veuves et ont une fille. Il s'agit donc, entre autres, d'une histoire de réussite, mais c'est d'une self-made woman dont il est véritablement question ici, d'une incarnation féminine du rêve américain et des problèmes spécifiques que cela pose. Le film joue sur des couples: mère/fille, noire/blanche, riche/pauvre.
type-video.png article.png
Apocalypse Now Redux (Francis Ford Coppola - 1979) par Lionel Gerin, publié le 25/01/2016
230 jours de tournage, presque deux ans de montage, un budget colossal pour l'époque. Apocalypse Now est "trop", comme l'on dit en français "moderne". Trop long pour les uns, trop baroque ou boursouflé pour les autres, ou encore trop violent. C'est un opéra, une fresque, un film initiatique, un reportage sur une époque, un road ou plutôt un river-movie. C'est avant tout un très grand moment de cinéma et de mise en scène. Fort du succès de The Godfather (Le parrain - 1972: à voir ou revoir, évidemment), Coppola a pu se lancer dans cette aventure, et cela en fut précisément une.
type-video.png article.png
Buster Keaton (Sherlock, Jr. - 1924; The Navigator - 1924; Seven Chances - 1925; The General - 1926; Steamboat Bill Jr. - 1928) par Lionel Gerin, publié le 25/01/2016
Buster Keaton est un génie ! Sur scène, dès l’âge de cinq ans avec ses parents, il sait tout faire. D'abord tomber (son père lui attache une poignée dans le dos et le jette dans le public), ensuite (et avant tout), faire rire. À 22 ans, il a déjà 17 ans d'expérience du spectacle derrière lui. Il rentre "en cinéma" et passe en premier lieu par l'école des courts-métrages burlesques, avec Fatty Arbuckle, puis commence à réaliser ses propres "bandes" (à voir, bien évidemment). Cops est, par exemple, une merveille. Dès 1923, il passe au long-métrage. Je traite ici de cinq d'entre eux, mais les autres sont tout aussi indispensables.
type-video.png article.png
Macbeth (2015 - Justin Kurzel) par Justin Kurzel, publié le 03/11/2015
Le nouveau film Macbeth propose une lecture intense de l’une des tragédies les plus célèbres et captivantes de Shakespeare, celle d’un vaillant guerrier, autant que chef charismatique, se déroulant sur les champs de bataille au milieu des paysages de l’Écosse médiévale. Macbeth est avant tout l’histoire d’un homme abîmé par la guerre qui tente de reconstruire sa relation avec son épouse bien-aimée, tous deux aux prises avec les forces de l’ambition et du désir. Parenthèse Cinéma nous permet de partager avec vous un beau dossier pédagogique pour les enseignants qui souhaiteraient aborder cette adaptation de la pièce de Shakespeare avec leurs classes.
type-video.png telechargement.png article.png
Scorsese presents Goodfellas (1990) par Martin Scorsese, publié le 20/10/2015
Lorsqu’il découvre le roman Wiseguy de Nicholas Pileggi, Scorsese est séduit. Mais il veut arrêter les films de gangsters. Il en a déjà fait beaucoup. C’est Michael Powell qui le fait changer d’avis : le scénario est drôle et finalement, personne n’a montré à l’écran comment vivent ces truands. Les Affranchis est une sorte de plongée anthropologique documentaire dans le quotidien des malfrats expédiant leurs affaires courantes : boulot, amitié, déjeuners chez leurs mères, sorties au Copacabana, femmes, enfants… A l'occasion de la cérémonie de clôture du Festival Lumière 2015, Martin Scrosese présente l'un de ses films majeurs, Goodfelllas.
type-video.png son.png article.png
Littérature et perspectives civilisationnelles par Floriane Bozon, publié le 15/06/2015
« It takes a great deal of history to produce a little literature », écrit Henry James, et le sujet qui nous intéresse aujourd'hui est celui de la corrélation entre littérature et civilisation en cours de Langue vivante, à savoir l'appréhension de la civilisation dans des cours à problématiques littéraires, tout comme l'exploitation possible de la littérature dans des cours à problématiques civilisationnelles. Qu'il s'agisse de choses écrites, ou de savoir issu de la chose écrite, ou encore de l'esthétique d'un texte écrit, lorsqu'il est question de langue étrangère, il est pour beaucoup d'entre nous difficile de dissocier la littérature du monde anglophone en général et donc de sa civilisation.
article.png
Belligerent (Lionel Shriver) par Lionel Shriver, publié le 27/05/2015
Chaque année, les invités anglophones des Assises Internationales du Roman rédigent la définition d'un mot de leur choix. Les traductions françaises de ces textes ainsi que les mots-clés des auteurs de langue française des sept premières saisons des AIRs sont éditées par Christian Bourgois dans un volume intitulé le Lexique Nomade. Nous vous invitons ici à découvrir les versions originales des entrées de ce précieux lexique... Ici la contribution de Lionel Shriver (texte et vidéo) qui profite de cet exercice pour nous parler des auteurs comme célébrités.
type-video.png article.png
Loin de la foule déchaînée (Far from the Madding Crowd) par Clifford Armion, publié le 21/05/2015
Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, une jeune héritière, Bathsheba Everdeene doit diriger la ferme léguée par son oncle. Femme belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous à commencer par ses ouvriers. Bathsheba ne se mariera qu’une fois amoureuse. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oake, le riche voisin Mr Boldwood et le Sergent Troy. Parenthèse Cinéma nous permet de partager avec vous un très beau dossier pédagogique pour les enseignants qui souhaiteraient aborder cette adaptation du roman de Thomas Hardy avec leurs classes.
type-video.png texte.png dossier.png
Sepia par Eleanor Bryce, publié le 20/03/2012
Sépia est une BD de Nicolas Brachet et Alexis Segarra traduite en anglais par Eleanor Bryce, lectrice à l’ENS de Lyon. Découvrez le voyage sous-marin de Masahiro Mori, calligraphe à la recherche de l’encre parfaite. A l’heure où l’écrit est souvent dissocié de son scripteur et de son support original par les rebonds d’internet, le coup de crayon d'Alexis Segarra nous laisse entrevoir l’amour du papier et de l’encre, l’écriture comme forme artistique. De très belles planches qui seront bientôt accessibles en italien, espagnol, allemand et arabe sur La Clé des langues...
type-image.png article.png simulation.png
Réflexions sur quelques innovations phonétiques observées en anglais britannique par Stephan Wilhelm, publié le 03/11/2011
Cet article traite de cinq innovations phonétiques récemment observées en anglais britannique, régionalement ainsi qu’en RP. On propose une description de celles-ci et l’on fait le point sur l’historique de leur diffusion à partir de la littérature existante, puis on suggère que les variantes « innovantes », souvent présentes dans divers accents traditionnels et/ou dans l’histoire de l’anglais britannique, témoignent de l’existence d’une relation complexe entre les accents locaux et le RP. On propose d’adapter le système de transcription phonémique du RP pour rendre compte de l’intégration dans l’accent « standard » de ces variantes observées à grande échelle.
article.png
L’horizon de la fin des temps chez les réformateurs de la période Tudor par Monique Vénuat, publié le 27/09/2011
Le sentiment de l'imminence de la fin des temps se manifeste chez de nombreux auteurs dans le contexte des luttes confessionnelles à partir de l'expansion de la Réforme protestante au XVIème siècle. Il est alimenté par l'interprétation des passages prophétiques de la Bible, en particulier l'Apocalypse de Jean. On s'intéresse ici aux textes de trois auteurs protestants anglais, The Image of Both Churches de John Bale (1547), la traduction-adaptation en anglais par George Joye des Conjectures sur la Fin du Monde d'Andréas Osiandre, puis les Actes and Monuments de John Foxe.
article.png
La vertu comme horizon : tentation et tentative dans The Faerie Queene (I-III) d’Edmund Spenser par Laetitia Sansonetti, publié le 19/09/2011
Partant de la polysémie du terme tentation, cette étude explore le lien entre tentation et mise à l'épreuve à travers une analyse comparée des différentes scènes de tentation dans les trois premiers livres de The Faerie Queene (1590), afin de mettre en lumière la relation entre séduction et tentative chez Spenser. Il ressort de cette analyse que la victoire sur la tentation, jamais définitive, repousse toujours plus loin l'horizon de la vertu, ce qui en fait un ressort de la narration et induit une structure « révisionnaire » (selon le terme de Harry Berger) dans laquelle, à l'instar des interprétations typologiques des Écritures, l'après vient jeter une lumière rétrospective sur l'avant.
article.png
Les différents procédés de traduction dans la littérature de jeunesse par Héloïse Debombourg , publié le 09/05/2011
Contrairement aux apparences, traduire pour la jeunesse est loin d'être aisé. L'écriture destinée aux jeunes est en effet parsemée de subtilités, tant sur le fond que sur la forme. Traduire pour un public moins expérimenté culturellement et linguistiquement que les adultes oblige le traducteur à faire des choix et chaque technique comporte ses avantages et ses inconvénients. Tout l'art est alors d'assurer la lisibilité du texte source sans pour autant le trahir ni l'infantiliser, préservant ainsi la veine pédagogique, ludique et humaniste de la littérature de jeunesse.
article.png
Petite faute, grande folie dans King Lear : Comment, pourquoi ? par Yves Thoret, publié le 14/02/2010
C'est secondairement que Lear reconnaît la disproportion entre la petite faute de sa fille et la faillite de son propre jugement, sous l'effet d'un mécanisme de torsion-arrachement (wrenching). La violence du roi détruit sa capacité à appréhender, estimer et garantir l'épreuve de réalité, dont on rappelle le modèle théorique décrit par Freud. La nouvelle rencontre entre Lear et Cordélia comporte un mouvement de compassion associé à une menace extérieure d'effroi venant compromettre leur mutuelle reconnaissance. Dans cette communication, divers traits de ce mécanisme d'Anagnorisis sont examinés en comparaison avec d'autres pièces de Shakespeare.
article.png
Visions dans et sur King Lear par Estelle Rivier, publié le 18/01/2010
Ce monde où la tempête est tout autant sur scène que dans les esprits, où les falaises se créent par la parole, où le « rien » de Cordelia veut tout dire...C'est ce désordre des sens sur lequel les communications de cette journée d'étude vont se concentrer en abordant les aspects visuels, psychologiques et spectaculaires que renferme la matrice de King Lear. Il y sera question du corps en scène, des décors verbaux, de scénographie, des créations picturales inspirées de la tragédie entre autres. Autant d'approches esthétiques et de regards croisés qui devraient permettre à chacun de voir en Lear une performance artistique intense et vivante.
dossier.png
Proche de l'indigestion intertextuelle : "Des Hottentotes" de Paul Di Filippo par Jérôme Dutel, publié le 09/10/2009
Prenant comme champ d’étude la novella trépidante "Hottentots", tirée de The Steampunk Trilogy (1995), de l’auteur américain Paul Di Filippo (1954-…), cette communication cherche à montrer comment l’auteur, en virtuose reconnu du pastiche et de la parodie littéraire mais aussi scientifique, démonte, à travers un récit brouillé et comme parfois étouffé par différents niveaux d’intertextualité, les mécanismes de création littéraire à l’œuvre dans la littérature fantastique et la science-fiction des XIXème et XXème siècles pour peut-être mieux révéler les idéologies qui pourraient avoir contribué à leur élaboration.
conference.png type-video.png
Intertextualité et interculturalité par Redouane Abouddahab, publié le 09/10/2009
La parodie des Mille et une nuits par Poe dans « The Thousand-And-Second Tale Of Scheherazade » est bien plus qu’un exercice littéraire ludique comme on l’a souvent souligné. Cette parodie a été écrite pendant la grande période de développement du nationalisme américain dans un contexte particulièrement marqué par le populisme. C’est pendant cette période que la volonté d’avoir une littérature et une langue « purement américaines » commencent à s’imposer. Triomphe aussi de l’idéologie puritaine bien implantée, qui assujettit les nouveaux arrivants à sa propre vision et à ses propres mythes fondateurs.
conference.png type-video.png texte.png
« X marks the spot » ou la question de l'identité dans The Brooklyn Follies de Paul Auster par Morgane Joudren, publié le 08/10/2009
Les diverses déclinaisons de « X marks the spot » délimitent les pôles entre lesquels évolue cette quête de sens qui se fait jour à travers The Brooklyn Follies. « X marks the spot » évoque non seulement la croix du condamné à mort, le poids de la culpabilité, mais aussi les comptines pour enfants, l’insouciance, le jeu. Et si c’était ça, l’existence humaine ? Une suite de combinaisons aléatoires d’ombres et de lumières à travers lesquelles l’individu se fraye bon gré mal gré un chemin l’espace d’une vie. Moments de désespoir, de folie destructrice, mais aussi d’innocence retrouvée et d’adéquation au monde.
article.png
L'"in-decency" keatsienne ou ce qu'être Cockney veut dire : Redéfinir l'anglicité au siècle romantique par Caroline Bertonèche, publié le 27/11/2008
Cet article illustre la quête identitaire du jeune Keats, génie païen émergeant de la classe moyenne et consumé par la tuberculose. En réaction aux critiques des "aristocrates de l’imagination" de son époque, qui transposent l’ "indécence" de ses origines et de sa condition dans les enfantillages de son écriture, Keats se distingue en cherchant une légitimité certaine dans l’authenticité d’un anglais plus ancien, celui de Chaucer ou de Shakespeare. C’est ce désir d’anglicité qui amène Keats à se réapproprier un style ancien et lui ouvrira le chemin de l’immortalité. Pour illustrer le propos défendu, Caroline Bertonèche nous propose ensuite quelques extraits de poèmes à exploiter en classe.
article.png
Beauty Contest - Human Beauty and its Social Construction par François Chaignaud, Jon-Jon Goulian, Silke Grabinger, Gressett Salette, publié le 20/01/2012
Les arts visuels, la mode et les médias ont largement contribué à la transformation de la notion de beauté au cours des dernières générations - la beauté ayant été traditionnellement perçue comme une extension de la féminité jusqu'à la fin du XXe siècle. Le féminisme et les mouvements gay, lesbien et queer ont brouillé les définitions de ce qui (et qui) est beau et ou ce qui (et qui) ne l'est pas. Les intervenants exploreront les réflexions et pratiques émancipatrices ayant contribué à révéler les structures cachées de la répression dans les domaines du genre, de la race et de l'âge, et ébranlé certains préjugés iconographiques obsolètes. Visual arts, fashion and media have strongly contributed to the transformation of the notion of beauty over the last few generations. Widely perceived of as an extension of femininity until the late 20th century, feminism and the gay, lesbian and queer movements have eroded clear definitions of who and what is beautiful - and who and what is not. French historian, dancer and choreographer François Chaignaud, American author of The Man in the Grey Flannel Skirt Jon-Jon Goulian, Austrian dancer and choreographer Silke Grabinger, and Salette Gressett, curatorial advisor for the exhibition at the Austrian Cultural Forum, will discuss how emancipatory artistic reflection and practice has fought to reveal the hidden structures of repression toward gender, race, and age and shake off antiquated visual preconceptions.
conference.png type-video.png
« The Caretaker of Humanity » : pour une praxis théâtrale par Liza Kharoubi , publié le 21/01/2010
L’étude du texte de Pinter nous dévoile qu’il est utile de faire la distinction entre « la scène » comme espace total, violent et irréel et « le théâtre » qui inclut la relation faciale de la scène à un public de chair et de sang à chaque représentation. Le théâtre y est alors envisagé comme le lieu de partage d’une parole, de dissémination d’une parole écrite et (ré)citée. Par comparaison avec l’école, avec les lieux de prière, ou encore les assemblées politiques qui sont aussi des lieux de partage de la parole, le théâtre a ceci de particulier qu’il offre ce partage comme le sens même de son existence. Le partage de la parole y est vécu pour lui-même, sans autre intérêt que d’en jouir, dans le comique ou dans le tragique. A partir des réflexions de Stanley Cavell et Emmanuel Lévinas, nous avons tenté de proposer une interprétation « poéthique » de la pièce de Pinter The Caretaker, c’est-à-dire une interprétation qui tienne compte de cette relation du partage de la parole.
article.png
L’État nation britannique face au projet de construction européenne : le partenaire difficile ? par Emma Bell, publié le 28/03/2017
On affirme souvent que le Royaume-Uni a toujours été un « partenaire difficile » lorsqu’il s’agissait de construire un projet politique européen (George 1998). Si les Britanniques ont joué un rôle très important dans la construction d’un projet économique commun, en soutenant notamment l’Acte unique européen, ils ont toujours refusé l’idée d’une Europe fédérale ou d’une « union plus étroite ». Afin d’expliquer cette position, nous nous pencherons d’abord sur le rôle qu’ont joué les Britanniques dans la construction d’un projet économique commun, en démontrant que, malgré leur réticence initiale, ils ont largement contribué à façonner ce projet, laissant derrière eux ce que Pauline Schnapper qualifie d’« empreinte idéologique forte » (Schnapper 2014 : 99-103). Ensuite, nous examinerons la question épineuse de la souveraineté britannique dans son contexte historique et actuel afin de mieux comprendre le refus du projet politique européen.
article.png
Vertigo / Sueurs froides (Alfred Hitchcock - 1958) par Lionel Gerin, publié le 30/11/2015
Alfred Hitchcock ou l'une des incarnations possibles du cinéma. Si, comme le dit Capra, "le film est une maladie", alors le grand Alfred a vraiment soigné le mal par le mal. L'un de ses grands films malades (pour reprendre une expression de Truffaut) est Vertigo. Nous sommes en 1958. Entre 1954 et 1955, il a tourné trois films avec Grace Kelly : Dial M for Murder, Rear Window, To Catch a Thief. Elle représente son idéal féminin, comme il le définit: "le feu sous la glace". Elle est, comme on le sait, partie sous d'autres cieux. Fait unique dans la filmographie d'Hitchcock, il tourne alors trois films sans héroïne digne de ce nom, c'est-à-dire désirable: Trouble with Harry, The Man Who Knew Too Much (remake de sa version anglaise de 1934) et The Wrong Man. Puis vient Vertigo.
type-video.png article.png
Le corps dans les réécritures zombies de Pride and Prejudice par Véronique Maillard, Virginie Thomas, publié le 06/05/2015
Nombreuses sont les réécritures fantastiques de textes canoniques datant du XIXe siècle. Ce phénomène à la mode se caractérise par l’introduction de créatures surnaturelles au sein d’œuvres réalistes. Pride and Prejudice de Jane Austen est l’une de ces œuvres prisées des auteurs contemporains se livrant à ce type de pratique littéraire. C’est ainsi que deux auteurs différents, Seth Grahame-Smith et Steve Hockensmith, se sont intéressés à cette œuvre. Seth Grahame-Smith a, le premier, « révisé » le texte de Jane Austen en une version zombie intitulée Pride and Prejudice and Zombies (2009), suite à quoi Steve Hockensmith a écrit un prequel et un sequel respectivement intitulés Pride and Prejudice and Zombies, Dawn of the Dreadful (2010) et Pride and Prejudice and Zombies, Dreadfully Ever After (2011)
article.png
Qui est Tagore ? par Azarie Aroulandom, publié le 16/09/2014
Au vingtième siècle, la culture fut dominée par un immense génie Rabindranath Tagore, l’un des plus grands philosophes et poètes de l’histoire du monde. On a dit de Rabindranath Tagore (7 mai 1861-7 août 1941) qu’il fut le Léonard de Vinci de la Renaissance bengali. Tagore naît le 7 mai 1861 au Bengale, à Calcutta, la plus importante ville de l’Inde à cette époque. Il est le quatorzième enfant d’une famille aisée, il grandit dans l’ombre d’un père savant et réformateur religieux. Dans une vision prophétique, son père lui donna le prénom « Robindra » qui signifie le soleil « car plus tard comme lui, il ira par le monde et le monde sera éclairé ».
type-video.png conference.png
Introduction à Measure for Measure par Estelle Rivier, Delphine Lemonnier-Texier, Isabelle Schwartz-Gastine, publié le 11/04/2013
Mettre en scène une pièce, dit Jean-François Sivadier interrogé sur le processus de création, c’est poser une hypothèse, et la mettre à l’épreuve du plateau, poursuivre le rêve que l’on a sur la pièce, et franchir le pas de son adaptation, accepter d’être confronté à l’écart entre le rêve et le plateau, tout en réussissant à ne pas perdre son rêve. Mettre en scène une pièce de Shakespeare, comme toute autre pièce de répertoire, c’est aussi se confronter à ses fantômes : ceux, manifestes, de ses mises en scène antérieures, et ceux, implicites, que l’on porte en soi en tant qu’artiste, les traversées que l’on a faites, les créations, les rôles antérieurs, l’histoire d’un parcours esthétique où cette pièce vient s’inscrire dans un cheminement, y (d)écrire un moment, une étape, une boucle peut-être...
article.png type-image.png
Introduction au précis de phonétique et de phonologie par Natalie Mandon, Manuel Jobert, publié le 03/09/2012
La phonologie de l’anglais constitue l’un des trois « savoirs linguistiques » de la langue avec le lexique et la grammaire. Elle concerne trois des cinq compétences : la « compréhension de l’oral », « l’expression orale en continu » et « l’interaction orale ». Malgré les efforts fournis par les auteurs de manuels de langue, il semble que la connaissance des principes de base de la prononciation de l’anglais reste le plus souvent ignorée. La grammaire et la production écrite occupent l’essentiel du temps d’apprentissage. On compte sur l’exposition à l’anglais oral pour régler les problèmes liés à la langue orale. La réalité prouve pourtant que cette simple exposition, si elle est nécessaire, n’est pas suffisante.
article.png
Conscious and Unconscious Narrative Literature, Psychoanalysis and Neuroscience par Siri Hustvedt, Lionel Naccache, publié le 20/01/2012
Nous passons une grande partie de notre vie à élaborer des fictions, à nous raconter des histoires et à en raconter aux autres. La narration est profondément enracinée dans l'esprit humain, à un niveau à la fois conscient et inconscient. Produire une narration est une façon de donner du sens à l'expérience factuelle. Mais les fictions créées par le cerveau humain et celles que les romanciers imaginent sont-elles de même nature ? L'écrivain américain Siri Hustvedt et le neurobiologiste français Lionel Naccache exprimeront leurs points de vue originaux, pénétrants et empathiques sur cette question. We all spend our time constructing fictions, telling stories to ourselves and to others. Narration is deeply rooted in the human mind, at a conscious and unconscious level. Producing a narrative is a way of giving meaning to factual experience. Are the fictions created by the human brain and those imagined by novelists of the same nature? American writer Siri Hustvedt and French neurobiologist Lionel Naccache express their original, incisive and empathetic views on these questions.
conference.png type-video.png
Chords and Discords - Musical Patterns of Affinities par Pierre Bayard, Wendy Lesser, François Noudelmann, publié le 20/01/2012
Les « tables d'affinités » établies par les chimistes ont souvent servi de modèle aux rencontres sentimentales. Or, la concordance et la discordance qui résultent des affinités sont plus proches des phénomènes musicaux, où les associations redistribuent infiniment les correspondances harmoniques. Pierre Bayard, auteur de Comment parler des livres que l'on n'a pas lus, abordera cette question avec Wendy Lesser, auteur de Music for Silenced Voices : Shostakovich and His Fifteen Quartets, et François Noudelmann, qui explore, dans Le Toucher les philosophes (en cours de traduction) la relation que Barthes, Sartre et Nietzsche avaient avec leur propre pratique du piano. The affinity tables established by chemists served as models for sentimental encounters. But the concordance and discordance resulting from affinities are closer to musical phenomena, where associations infinitely redistribute harmonic correlations. Pierre Bayard, author of How to Talk About Books You Haven't Read, will discuss this topic with Wendy Lesser, author of Music for Silenced Voices: Shostakovich and His Fifteen Quartets, and François Noudelmann, who explores in Le toucher des philosophes (to be translated) the relationship that Barthes, Sartre and Nietzsche had to their own practise of the piano.
conference.png type-video.png
Benang, itinéraire d’une reconstruction identitaire : de la dislocation à la renaissance par Isabelle Bénigno, publié le 08/04/2011
L'écrivain aborigène Kim Scott doit indiscutablement sa notoriété à la publication en 1999 de son second roman, Benang. Harley (métis aborigène) tente de retrouver ses racines, de comprendre pourquoi il est aborigène alors qu'il est blanc de peau. A travers l'examen de documents historiques authentiques (des origines de l'Australie coloniale à la mise en œuvre de la politique d'assimilation) et le récit des vies brisées des grands-parents, oncles et tantes du narrateur, ce dernier explore les violences physiques et psychologiques subies par les Aborigènes. L'éclatement de la diégèse accompagne le narrateur dans la découverte progressive d'une généalogie personnelle pour le moins cruelle. Au terme de cette quête, Harley réalise qu'il est le « résultat » de plusieurs générations de métissage imposé par des autorités australiennes déterminées à « blanchir la race » et dont son grand-père, Ern Solomon Scat est l'un des artisans.
article.png
L’art de représenter King Lear : analyse textuelle et picturale par Estelle Rivier, publié le 25/01/2010
King Lear a inspiré nombre de peintres si l'on songe à Edwin Austin Abbey, John Singleton Copley, John Rogers Herbert, Ford Madox Brown, pour ne nommer que certains d'entre eux. Le regard que ces derniers portent sur l'œuvre de Shakespeare nous invite à modifier le nôtre et nous guident dans une relecture de la pièce. Y apparaît alors de façon encore plus frappante le réseau sémantique de la vue. Les personnages souffrant de cécité physique et morale ont peine à y voir clair autour d'eux et en eux. Et pour nous qui les observons, les images se dédoublent quand par exemple le roi est aussi un fou et que son Fou gouverne l'entendement des choses. La duplicité, les double-sens, les visions polymorphes se multiplient. Tous ces aperçus de la scène du Roi Lear, qu'ils soient picturaux ou sémantiques sont à l'étude dans ce propos, par touches, comme chez les Impressionnistes.
article.png
Rêver d’Orient, connaître l’Orient - Introduction par Isabelle Gadoin, publié le 03/11/2009
Les articles qui composent cet ouvrage sont le fruit d’un colloque international interdisciplinaire, qui s’est tenu à l’université de Marne-la-Vallée et de Paris III – Sorbonne Nouvelle, en mars 2003. Rassemblant des spécialistes d’histoire, d’histoire de l’art, d’histoire des idées, de philosophie politique et de littérature, anglicistes et non-anglicistes, dans le but de favoriser les approches croisées et d’insister sur les phénomènes d’interculturalité, ce colloque se proposait de revenir sur l’une des antithèses les plus constantes dans les études coloniales et postcoloniales de ces dernières années : celle qui opposerait, hypothétiquement, un Orient imaginaire, tout en séductions sensuelles (celui des almées, du harem, des fumoirs et des cavalcades), et, bien distinct de celui-ci, un Orient plus sérieux, vaste territoire offert aux investigations des spécialistes de l’exégèse biblique, des linguistes, des cartographes, des géographes…
article.png
La mort de l'intertexte : Les voies tortueuses de la voix textuelle dans Tamburlaine Must Die de Louise Welsh par Claude Maisonnat, publié le 09/10/2009
L’objet de ce travail est de problématiser la notion d’intertexte en prenant appui sur le court roman de Louise Welsh : Tamburlaine Must Die. Dans le sillage des études du généticien Louis Hay qui proposait dès 1985 que le texte n’existe pas, l’introduction propose d’argumenter que l’intertexte n’existe pas, il n’existe que des modalités d’intertextualité dont le point commun est le fantasme originaire : l’illusion que l’on pourrait identifier un point d’origine fixe et stable à l’écriture. En lieu et place de l’intertexte est alors postulée l’existence de ce qu’on pourrait appeler la voix textuelle, distincte de la voix auctoriale de l’autorité de l’auteur, qui serait en partie fondée sur la co-présence de multiples modalités d’intertextualité mais qui dépasse largement ce cadre si on la relie à la problématique analytique de l’objet-voix lacanien.
conference.png type-video.png
"People tried to figure if they were offended and why" : L'intertextualité dans le roman américain contemporain ou la lecture en procès par Françoise Sammarcelli, publié le 09/10/2009
L’objet de ce travail est de problématiser la notion d’intertexte en prenant appui sur le court roman de Louise Welsh : Tamburlaine Must Die. Dans le sillage des études du généticien Louis Hay qui proposait dès 1985 que le texte n’existe pas, l’introduction propose d’argumenter que l’intertexte n’existe pas, il n’existe que des modalités d’intertextualité dont le point commun est le fantasme originaire : l’illusion que l’on pourrait identifier un point d’origine fixe et stable à l’écriture. En lieu et place de l’intertexte est alors postulée l’existence de ce qu’on pourrait appeler la voix textuelle, distincte de la voix auctoriale de l’autorité de l’auteur, qui serait en partie fondée sur la co-présence de multiples modalités d’intertextualité mais qui dépasse largement ce cadre si on la relie à la problématique analytique de l’objet-voix lacanien.
conference.png type-video.png texte.png