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Une révolution imprévue ? Une société méconnue par Kmar Bendana, publié le 05/01/2014
Dans son intervention, Kmar Bendana se pose en tant qu'historienne face à la révolution et s'interroge : comment la discipline historique peut-elle parler de l'imprévu ?
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Où sont passées les "Caravanes" de la révolution tunisienne ? par Ridha Boulaabi, publié le 31/01/2014
« La li-l Hogra », Non à l’exclusion sociale. Telle était la revendication première qui a mobilisé l’arrière pays tunisien dès décembre 2011. Une revendication qui s’est transformée très vite en révolution répétant d’une seule et même voix « Dégage ! », jusqu’au 14 janvier. Si ces deux mois de répression ont suscité une mobilisation générale et progressive de toutes les couches sociales, ils ont surtout révélé la présence et la force de frappe d’une Tunisie profonde, complètement marginalisée sous Ben Ali, capable de se rebeller et de rallier toutes les autres régions à sa cause. Nombreuses sont les « Caravanes de la reconnaissance » qui ont sillonné le pays du nord vers le centre et de la côte vers le sud afin de « remercier » des régions comme Thala, Kasserine, Sidi Bouzid et bien d’autre pour leur bravoure. Toutefois, ces manifestations de « reconnaissance », complètement inattendues et spontanées, qui ont pris des formes très diverses (chant, musique populaire, poésie engagée), vont peu à peu se marginaliser. La marche inverse organisée par certaines régions du centre et du sud vers la capitale révélera les cassures profondes de la société tunisienne au-delà d’une fraternisation réelle, mais conjoncturelle. Cette communication se penchera sur les différents discours et leur évolution autour de ces manifestations politiques et culturelles qui ont marqué les premiers mois du « Printemps tunisien ».
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Révolution, élections et évolution du champ politique en Tunisie par Mohamed Chérif Ferjani, publié le 07/09/2012
L’évolution du paysage politique tunisien depuis le soulèvement qui a commencé le 17 décembre 2010 et qui a mis fin au règne de Ben Ali s’inscrit dans un processus qui est loin d’être stabilisé. Beaucoup de partis qui existaient avant la révolution ont disparu. Au lendemain du 14 janvier 2011, on a assisté à une explosion du champ politique. Depuis les élections du mois d’octobre 2011, nous assistons à une restructuration du champ politique qui est loin d’être finie. L’objet de cette réflexion n’est pas tant de dresser un tableau exhaustif d’un champ politique en rapide mutation, mais plutôt de préciser les clivages et les enjeux qui le structurent et qui en commandent l’évolution. La grande interrogation pour les mois et années à venir et de savoir si Ennahda réussira à reconstituer le système Etat-Parti qui a dominé en Tunisie depuis l’indépendance et dans lequel les autres partis n’auront le choix qu’entre le rôle d’une opposition servile ou celui d’une opposition stérile.
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Histoire occultée, histoire assumée : les paradoxes de la révolution tunisienne et l'émergence de l'individu et d'une nouvelle expression artistique par Rabâa Abdelkefi, publié le 09/03/2014
La révolution tunisienne qui a permis aux courants religieux d’accéder au pouvoir politique et de développer un discours identitaire fondé sur l’arabité et l’Islam, a paradoxalement libéré une expression artistique qui ne se réclame d’aucun courant littéraire, qui mélange les langues, les registres de langues et même les graphies. Ce nouvel art semble s’être débarrassé de ce que l’on pourrait appeler « le complexe du colonisé ». L’étude d’un corpus composé de nouvelles, de chroniques, et de petits textes publiés sur le net ou sur les réseaux sociaux, témoigne de ces nouveaux rapports qu’entretiennent les jeunes Tunisiens avec leur Histoire et avec leur langue, et révèle qu’une nouvelle écriture, expression d’une individualité émergente, se développe en Tunisie. Libre de toute idéologie et du poids d’une histoire mal assumée, cette production littéraire est bien le signe qu’une révolution s’est produite.
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La légitimité à l'épreuve de la révolution, la fiction à l'épreuve de l'actualité. Un regard aux écrivains syriens par Elena Chiti, Narimane Abd Alrahman, publié le 08/01/2015
Vu comme la composante de rupture qui émerge dans tout événement révolutionnaire, l’inattendu peut être appréhendé dans la scène culturelle syrienne à travers deux axes fondamentaux. Le premier porte sur la remise en question des légitimités. A l’heure de la contestation politique, une contestation culturelle se fait jour, qui remet en cause le prestige littéraire sur la base de positions prises à l’égard du pouvoir. Le second concerne le statut même de la fiction. A l’heure où de nombreux écrivains se tournent vers des formes telles la chronique, le témoignage, l’article, ce n’est pas tant un choix de « genre » qui est en jeu, mais une volonté de renégocier son statut de producteur de fiction pour assumer un rôle de témoin oculaire de l’actualité en cours, voire de messager d’une vérité anéantie par la propagande du régime. C’est donc autour d’une politisation, voire d’une dé-fictionnalisation du littéraire, que semble se dérouler le débat culturel syrien actuel.
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Cinémas en révolution, Tunisie - Syrie. Partie I : Syrie par Cécile Boëx, Narimane Abd Alrahman, publié le 05/05/2015
Cécile Boëx se propose d’analyser les effets de la révolution syrienne sur la production cinématographique. Pour illustrer son propos, elle va appuyer son analyse sur l’expérience d’un collectif syrien Abou Naddara, comme exemple abouti d’une pratique cinématographique qui se pense avec les évènements et qui propose un point de vue distancier et singulier par rapports à ces évènements.
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Atelier N°1 : L'évènement et ses lectures. par ENS Lyon La Clé des Langues, publié le 05/01/2014
Page d'accueil du premier atelier du colloque "L'inattendu dans la création littéraire et artistique, à la lumière du Printemps arabe", permettant d'accéder à quatre interventions : 1. Ecrire le Printemps arabe : rupture ou continuité ? / 2. De l'imprévu à l'imprévisible / 3. Une révolution imprévue ? Une société méconnue / 4. Où sont passées les "caravannes" de la révolution tunisienne ?
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Cinémas en révolution, Tunisie- Syrie. Partie II : Tunisie par Kmar Bendana, Narimane Abd Alrahman, publié le 05/05/2015
Kmar Bendana nous dresse un tableau de la production cinématographique en Tunisie de ces dernières années. Elle en expose les différentes mutations et constate que le cinéma tunisien, considéré jusque là comme un cinéma de festivals et de films d'auteurs est en train de devenir un moyen d'expression plus direct sur l'état général de la société tunisienne. A la faveur de l'explosion de la parole et de l'image, le cinéma tunisien participe d'une mue. Le phénomène, à peine perceptible, touche à l'extension de l'espace public (notamment en filmant des réalités jusque là timidement approchées) et à l'ouverture à des formes radicalement nouvelles.
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Atelier N°2a : L'inattendu dans l'écriture littéraire. par ENS Lyon La Clé des Langues, publié le 31/01/2014
Page d'accueil du deuxième atelier du colloque "L'inattendu dans l'écriture littéraire", permettant d'accéder aux six interventions : 1. Dicible / indicible en lien avec les tentatives de coups d'Etat ratés au Maroc / 2. Les prémices d'un "printemps" : la fonction augurale de la littérature carcérale / 3. Le printemps arabe du texte romanesque / 4. Voyage littéraire dans un inattendu poético-politique / 5. Histoire occultée, histoire assumée : les paradoxes de la révolution tunisienne et l'émergence de l'individu et d'une nouvelle expression artistique / 6. Le désordre du texte
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Dicible / indicible en lien avec les tentatives de coups d'Etat ratés au Maroc par Jeanne Fouet, publié le 31/01/2014
Les bouleversements sociaux et politiques ont-ils un effet direct sur les créations esthétiques, effet qui se manifesterait sur le mode de la surprise, de l’effraction quant à ce qui appartient au domaine du prévisible, de l’attendu, du répétable ? Nous nous proposons d’aborder cette question par l’étude du surgissement d’un nouveau genre littéraire au Maroc, et la constitution d’un nouveau corpus dont les critères de définition et de classement demeurent à affiner : la littérature carcérale issue des deux tentatives de Coups d’Etat contre le roi Hassan II, au début des années 1970. Nous envisagerons les aspects inattendus de cette écriture nouvelle dans ses liens avec l’effort d’arrachement à la tradition qui caractérise l’actuelle littérature francophone marocaine.
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De l'imprévu à l'imprévisible par Fethi Bensalma, publié le 05/01/2014
Le soulèvement tunisien est un évènement au sens radical du terme. Il fut imprévu et a ouvert à l’imprévisible. Alors que l’horizon du monde arabe paraissait fermé, il a déclenché la possibilité d’un devenir qui a échappé au calcul et à l’anticipation. On peut penser un tel évènement en le ramenant à ses causes sociales, économiques et politiques qui se trouvaient déjà là. Il semble alors « rétrospectivement prévisible ». Cette expression témoigne de l’illusion de la détermination, de la programmation, de la maîtrise qui annule l’imprévu dans l’existence humaine. Si on s’en tenait à cette approche, on oublierait que ce qui est arrivé était inimaginable. Quoi que le « déjà là » soit vrai et logique, l’ébranlement n’est pas pensable sans prendre en compte le surgissement de l’invraisemblable et de l’illogique. Ce qui est arrivé en Tunisie montre que l’évènement résulte de la création d’une chaîne composée de séquences possibles et impossibles, réelles et fictives, logiques et illogiques, conscientes er inconscientes. L explosion puissante qu’elle a provoquée n’a pas pour but que d’abattre le pouvoir pour le remplacer par un autre.
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Discussion avec Mohamad Omran par Mohamad Omran, ENS Lyon La Clé des Langues, publié le 26/03/2013
Du lieu ou des évènements, qu'est-ce qui influence le plus un artiste? Le public ainsi que le lien qu'il établit avec un artiste, peuvent-ils être neutres? Comment un artiste expatrié peut-il, malgré la distance, participer aux évènements qui se déroulent dans son pays? En janvier 2013, nous avons rencontré l'artiste syrien Mohammed Omran. Cette rencontre informelle nous a permis d'aborder de multiples sujets se rapportant à l'art mais aussi aux évènements qui se déroulent actuellement en Syrie.
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Regard européen et printemps arabe : le risque d’un déni de révolutions (le cas italien) par Elena Chiti, publié le 29/06/2012
Empruntée à l'historiographie européenne, l'expression "printemps arabe" révèle les partis pris européens dans l'approche aux récentes révolutions arabes. A partir de la scène italienne, l'auteure propose une réflexion sur la banalisation - soit la désarabisation - du terme "printemps" et sur ses implications culturelles.
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la Syrie aujourd'hui : histoire contemporaine, société, littérature par ENS Lyon La Clé des Langues, publié le 26/03/2012
Lors d'une conférence organisée dans le cadre du séminaire de Master "Ecrire les modernités arabes", cinq intervenants donnent leurs analyses et leurs témoignages de la situation actuelle en Syrie à travers différentes approches : géo-politique, sociale, et littéraire.
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Le temps des transitions démographiques est le temps des révolutions par Youssef Courbage , publié le 12/12/2011
"La variable démographique est un puissant indicateur synthétique des mentalités". Partant de cette idée, Youssef Courbage utilise les outils de la Démographie pour contrer le courant de pensée qui diabolise l'Islam en fabriquant un homo-islamicus, un être désincarné et unique représentant tout le panel des habitants du monde musulman. Puis, prenant " la Démographie comme psychanalyse qui révèle les certitudes, les hésitations et les lignes de fractures dans une société", L'auteur va montrer comment la démographie peut permettre de rendre compte des évènements, des rébellions du "Printemps" ou des révolutions en cours dans le monde arabe.
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Les révolutions arabes : nouveaux modèles d'émancipation des sociétés civiles? par Jacques Samarut , Jean-Pierre Quenard , Cyril Barde , Joseph Yacoub , Florence Mardirossian , Sérénade Chafik , Mouhieddine Cherbib , Haytham Manna , Slimane Bouchuiguir , Moussa Harim , Alexis Lacroix , publié le 01/07/2011
Les révolutions arabes ont suscité beaucoup de questions de part et d'autre de la Méditerranée. Il semblait donc important d'engager une réflexion de fond autour de ce thème. D'où une conférence-débat organisée au sein de l'Ecole normale supérieure par l'association Carrefour de la République, la Commission conférences de l'ENS Lyon, et par la Chaire Lyonnaise des Droits de l'Homme, en partenariat avec l'hebdomadaire Marianne.
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L'avenir du roman arabe par Hayfa Bitar, publié le 04/04/2011
La romancière syrienne, Hayfa Bitar, rédige un compte rendu du "Forum international de la créativité romancière arabe" qui s'est tenu au Caire, au mois de décembre 2010. Dans sa cinquième édition, le Forum exprime les inquiétudes des intellectuels et romanciers arabes sur l'avenir du roman arabe à l'ère de la mondialisation et de la révolution informatique.
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Le printemps arabe du texte romanesque par Assia Belhabib, Narimane Abd Alrahman, publié le 31/01/2014
La production romanesque de ces dernières années aborde de plus en plus les sujets qui agitent les sociétés arabes : la liberté politique, la révolution sexuelle, les droits des femmes, la religion, l’intégrisme, les effets oppressants de la tradition, de la famille et des préjugés. Le roman est-il pour quelque chose dans le mouvement pour la liberté et le changement ? L’a-t-il devancé ? est-il un facteur d’avant-garde de ce qu’on appelle désormais le printemps arabe ou la révolution du jasmin ? En tout état de cause, il semblerait que s’il n’a eu de cesse de l’annoncer, il continue de l’accompagner. Et la concomitance de la fiction qui s’écrit au rythme de l’actualité, est un phénomène inédit qui souligne l’importance d’une conjoncture qui inquiète, du moins qui intrigue et qui gagne les rives libres de la pensée des écrivains.
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L'art de rue à l'heure du "printemps arabe" : les graffiti, ou l'inattendu de l'expression d'une citoyenneté en Tunisie et en Egypte par Sarra Grira, Narimane Abd Alrahman, publié le 03/11/2014
En Tunisie, du temps de Ben Ali, la rue était le terrain de jeu favori des policiers. En uniforme ou en civil, ils observaient, écoutaient, contrôlaient et rapportaient. Chaque jeune assis sur un banc public était une cible potentielle. Mais la grande manifestation du 14 janvier a marqué un point de non-retour à partir duquel les normes ont été inversées. La rue est devenue un terrain de manifestations civiques ou culturelles.
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Les prémices d'un "Printemps" : la fonction augurale de la littérature carcérale par Abdellah Baïda, Narimane Abd Alrahman, publié le 31/01/2014
L’inattendu est souvent prévisible. Ainsi le « printemps arabe », loin d’être parachuté de nulle part, a été annoncé par un ensemble d’indices historiques, politiques, socio-économiques… mais aussi littéraires. Ces derniers sont notamment perceptibles dans les œuvres désormais classés sous l’étiquette « littérature carcérale ». C’est une production centrée sur le dévoilement et la dénonciation tout en inscrivant en filigrane une certaine espérance. Par ailleurs, sur le plan de la réception, c’est cette littérature qui a permis à toute une fraction de la jeunesse de découvrir une réalité amère et des injustices intolérables. Cette prise de conscience, entre autre, sera un ingrédient non négligeable dans la genèse des mouvements que verra le pays en 2010 – 2011. Il s’agira d’identifier ces prémices dans certaines œuvres relevant de cette littérature et d’évaluer leur importance et leur impact.
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Les slogans avant et après la révolution tunisienne par Meriem Bousselmi, publié le 22/11/2014
Comparaison entre la langue de bois imposée par Ben Ali et le langage révolutionnaire voire postrévolutionnaire en nous focalisant sur l’analyse des slogans.
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Le soulèvement syrien : révolution sociale ou guerre civile ? par Farouk Mardam Bey , publié le 26/03/2012
A travers l'analyse de la nature du régime syrien et de sa contruction, Farouk Mardam Bey essaye de comprendre les racines de la révolte syrienne.
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Ecrire le printemps arabe : rupture ou continuité ? par Gharraa Mehanna, Narimane Abd Alrahman, publié le 05/01/2014
Comment écrire l’évènement ? Quelle langue, quelle forme, et quel genre les écrivains maghrébins et égyptiens choisissent-ils pour écrire leurs témoignages sur le Printemps arabe, exprimer leurs sentiments et leurs pensées ? Cette production littéraire, née dans une période de révolution, de révolte et de tension, tissée d’une autre chair, lourde de sang et de violence, n’est que le reflet de la violence extérieure de la société qui les entoure. Est-elle rupture, destruction ou innovation et reconstruction ?
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« Digage, libirali, francouphouni, laïqui » : les mots de la révolution tunisienne entre création, circulation et multimédia par Meriem Guellouz, publié le 22/11/2014
Dans un premier temps, nous souhaitons présenter quelques hypothèses concernant les conditions d’apparition ou de réapparition de ce terme français dans les révolutions arabes. Le questionnement portera sur le succès, la diffusion du terme et la contribution des nouveaux médias dans un tel succès.Dans un second temps nous proposons d’analyser les nouveaux énoncés apparus depuis la révolution tunisienne et soumis à un processus d’arabisation.
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Printemps du cinéma arabe : une identité à retrouver, entre désir de créations originales et dérives inattendues... par Rym Taga Gabsi, Narimane Abd Alrahman, publié le 03/04/2015
Tour d’horizons de quelques films tournés avant, pendant et après les Révolutions des pays arabes. Nous analyserons quelques extraits de films afin de montrer les différences avant et après la Révolution, surtout du point de vue de la liberté d’expression. Enfin, nous nous intéresserons aux changements remarqués « grâce » ou « à cause » de la Révolution. Mais peut-on réellement parler de changements ?
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Entretien avec Ali Bader. Lorsque deux auteurs se rencontrent, de quoi parlent-ils? par Ali Bader, Narimane Abd Alrahman, publié le 06/06/2014
A l’occasion des Assises Internationales du Roman, nous avons eu l’occasion de réunir deux romanciers arabes, le premier, Ali Bader, invité des AIR, est un jeune auteur iraquien au parcours atypique, exilé à Bruxelles. Le second Moustafa Khalifé, auteur de La Coquille, éd. Actes Sud, est un ancien prisonnier politique syrien, exilé en France depuis le début de la révolution.
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Des graffiti du Caire janvier 2011- mars 2013
Lors de plusieurs séjours au Caire entre janvier 2011 et février 2012, J. Jondot a pu constater l’apparition de graffiti et peintures murales sur les murs du Caire. Qu’il s’agisse d’une expression spontanée ou de commande, on a pu noter, dans les premiers temps, un certain nombre de points communs. Je me propose de montrer, à partir de deux sites (le mur de l’Université américaine près de la place Tahrir et l’école des Beaux-arts à Zamalek) comment certains motifs issus des révoltes de Urabi et Zaghloul ont été réinterprétés alors qu’apparaissait une « nouvelle langue » (issue des nouveaux moyens de communication), construisant une image idéale d’une nouvelle Egypte. L'auteur entend étudier l’évolution de quelques motifs (la khamsa ou la figure du martyr) sur une période allant des premiers jours de la Révolution à maintenant, et se propose donc de montrer des rapprochements surprenants à travers les époques et les cultures.
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Fondements et diffusion d’une langue arabe des droits humains: Le travail pionnier de R.R. Al-Tahtâwî (Egypte, XIXème s.) par Sylvie Chraïbi, publié le 16/10/2018
Les œuvres de R.R. al-Tahtâwî (1801-1874) s’inscrivent historiquement et idéologiquement dans le mouvement moderniste de la Nahda né au XIXème siècle dans le monde arabe. Dans sa relation de voyage, publiée à son retour d’un séjour de 5 ans à Paris, il présente et commente sa traduction de la Charte Constitutionnelle française de 1814. Convaincu de la nécessité de libéraliser les institutions politiques de son pays, mais aussi contraint de ménager aussi bien le gouverneur d’Egypte, Muhammad Ali qu’un lectorat attaché à son héritage culturel, il déploie des stratégies traductives ciblées. Certaines notions juridiques du texte français qu’il traduit sont en effet issues de la Révolution de 1789, notamment l’égalité devant la loi, la liberté individuelle, un mode d’administration plus juste et représentatif de l’ensemble de la population (système bicamériste, contrôle du régime fiscal par les députés, création de collèges électoraux). En médiateur, al-Tahtâwî cherche à transmettre en arabe des idées humanistes réformistes en s’appuyant sur un fonds terminologique et conceptuel connu qu’il revisite, puisant tantôt dans le domaine religieux (šūrā, šarī‘a, al ̔adl wal-iḥsān, rīḍa, ḏāt…), tantôt dans le domaine profane (qānūn, ādāb, ḥurriya, shakhs, muntakhab…). Il montre ainsi que le lien entre les deux mondes, l’ancien et le moderne, est le souci d’éthique, qui pourrait apporter un progrès substantiel.
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