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Le royaume de Naples et la modernité politique, des révolutions à l'Unité italienne par Pierre-Marie Delpu, publié le 19/11/2015
À partir d'un bilan historiographique, l'intervention illustrera le rapport paradoxal du royaume de Naples, souvent érigé en symbole du mauvais gouvernement par les observateurs étrangers, à la modernité politique qu'entendent construire des acteurs spécifiques, qualifiés d'abord de "patriotti" puis de "liberali". L'attention sera portée aux acteurs et aux stratégies de la politisation libérale, aux révoltes et révolutions politiques, réalité mobile à la chronologie complexe (1820-21 et 1848-49 essentiellement, outre des insurrections plus ponctuelles dans les provinces périphériques du royaume).
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Réflexions sur la légende noire italienne : le Mezzogiorno sous domination étrangère (XV° siècle) par Roxane Chilà, publié le 10/01/2014
Cette intervention fait le compte-rendu de difficultés méthodologiques dans le cadre de la préparation d'une thèse d'histoire médiévale portant sur la cour de Naples au milieu du XVe siècle. Il s'agit de la difficulté à situer ce travail par rapport à une une tradition historiographique particulière à l'Italie, la légende noire de la présence espagnole à l'époque moderne. Pour Roxane Chilà, l'objet de cette thèse, la période de la première implantation dans la péninsule des Trastamare, suite à la conquête du royaume de Naples par Alphonse le Magnanime en 1442, n'est généralement pas intégrée à ce lieu commun de l'histoire italienne, dont la force d'attraction n'a cependant cessé de la préoccuper, et même de l'induire en erreur. En cherchant dans la tradition historiographique moderne et contemporaine des points de repères pour mettre en perspective l'histoire du Mezzogiorno médiéval, elle a longtemps négligé d'examiner la période antérieure au XVe siècle. Maintenant que cette erreur est réparée, Roxane Chilà est désormais d'une grande prudence avec cette tradition historiographique protéiforme et parfois contradictoire, qui constituerait d'ailleurs un passionnant objet d'étude.
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Le rilevanze e la programmazione del curricolo par Cesare Grazioli, publié le 09/09/2008
Comment enseigner l'histoire aux élèves du second degré ? Cesare Grazioli, historien, enseignant et auteur de manuels scolaires, a été expert pour la révision des programmes officiels auprès du Ministero della Pubblica Istruzione et se penche ici sur le problème de la didactique de l'histoire.
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Comment s'est écrite et continue de s'écrire l'histoire des "Années de Plomb" par Dora D'Errico, publié le 19/05/2007
Un historien ou un observateur qui voudrait faire un état des lieux historiographiques et examinerait la production scientifique existante sur la période de la contestation en Italie, est frappé de voir se dessiner devant lui une « historiographie à trous », dont il s'aperçoit en enquêtant plus avant que les auteurs sont pour la plupart des non historiens. État des lieux en trois épisodes.
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"Multitudo delinquens" et décimation chez Machiavel par Giorgio Bottini, publié le 29/11/2017
Cette communication a pour but d’éclairer les raisons pour lesquelles on peut lire dans le chapitre conclusif des Discorsi sopra la prima deca di Tito Livio (III, 49) un éloge manifeste de la décimation en tant que pratique punitive adoptée par les Romains en temps de guerre. Inscrivant sa propre réflexion dans une tradition ancienne, dont les origines remontent à l’historiographie antique (Polybe, Suétone, Dion Cassius), Machiavel s’appuie sur l’exemple fourni par la coutume militaire de la décimation pour concevoir une façon adéquate de châtier les "multitudines delinquentes", avant que la corruption, dont celles-ci sont porteuses, contamine l’ensemble du corps politique républicain. Par conséquent, la réflexion de Machiavel consiste en une critique sévère des tutelles accordées par le droit canon aux "universitates" élinquantes et, plus généralement, de la faiblesse du christianisme, auxquelles il oppose, en guise de modèle à suivre et à défendre, la fière férocité païenne des armées de la Rome antique. Cette communication a été présentée à l'Université LYON 3 dans le cadre de la Journée Jeunes Chercheurs de la SIES du 22/06/17.
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La construction d'une mémoire publique de la lutte contre la mafia autour d'un martyrologe : Pio La Torre, Carlo Alberto Dalla Chiesa, Giovanni Falcone et Paolo Borsellino (1982-2002) par Charlotte Moge, publié le 11/02/2016
Si la mafia est un objet d’étude, certes récent, l’antimafia reste en revanche un trou noir de l’historiographie du Mezzogiorno alors que les assasssinats des représentants de l’État sont des moments de tensions dans l’histoire de l’Italie républicaine. Charlotte Moge a choisi de se concentrer sur quatre figures emblématiques assassinées au cours des crises de violence mafieuse de 1982 et 1992 : Pio La Torre (député et secrétaire régional du PCI) ; Carlo Alberto dalla Chiesa (assassiné alors qu’il était préfet de Palerme) ; Giovanni Falcone et Paolo Borsellino (magistrats). Afin d’observer le processus de construction d’une mémoire publique de la lutte contre la mafia, elle utilise un panel de sources typique de l’histoire du temps présent, archives, presse, productions mémorielles écrites et audiovisuelles, mais aussi des sources orales grâce aux entretiens réalisés lors de son enquête de terrain. Ces sources lui permettent tant de comprendre le contexte que d’analyser l’évolution des représentations des martyrs de la lutte contre la mafia.
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Usages de la biographie historique. Le cas italien entre Lumières et Restauration par Pierre Musitelli, publié le 04/05/2015
Après avoir rappelé brièvement les nouvelles perspectives de recherches qu’a pu ouvrir le genre biographique en matière d’histoire sociale et des pratiques culturelles (avec les "cas-limites" de la microstoria et les pistes qu’elle a explorées pour construire une histoire qui ne fût ni une histoire des masses, ni une histoire-panthéon), cet article s’intéresse à la façon dont la biographie historique a été utilisée en Italie, depuis les travaux de Franco Venturi, comme un outil d’exploration systématique du dix-huitième siècle "réformateur". Il s’agit ici de voircomment certains parcours "déviants" – ceux d’individus jugés mineurs, qui n’ont pas eu les honneurs de la grande historiographie, ou ceux d’hommes de lettres dont la vie n’a pas toujours été guidée par le principe de la "constance à soi" – permettent aujourd’hui de repenser ou d’éprouver les limites de périodisations historiques ou de catégories littéraires trop rigides, et conduisent à mettre au jour la nature complexe, non univoque des Lumières italiennes.
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