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Lire "La chose publique ou l’invention de la politique" avec des étudiants tunisiens. par Kmar Bendana, Françoise Coupat, publié le 26/03/2018
Dans le cadre du Forum Enseigner les mondes musulmans, Françoise Coupat (metteur en scène) et Kmar Bendana (professeur d’histoire contemporaine) nous font le récit, à deux voix - l'oralité tenant une place dans la dramaturgie du projet - d'une expérience pédagogique et artistique en cours, à partir d'un texte « La chose publique ou l’invention de la politique » écrit par Philippe Dujardin (politologue), qui, voulant quitter le cénacle des savants, a écrit ce conte, pour ses petites filles, figure du public, des citoyens.
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Cinémas en révolution, Tunisie- Syrie. Partie II : Tunisie par Kmar Bendana, Narimane Abd Alrahman, publié le 05/05/2015
Kmar Bendana nous dresse un tableau de la production cinématographique en Tunisie de ces dernières années. Elle en expose les différentes mutations et constate que le cinéma tunisien, considéré jusque là comme un cinéma de festivals et de films d'auteurs est en train de devenir un moyen d'expression plus direct sur l'état général de la société tunisienne. A la faveur de l'explosion de la parole et de l'image, le cinéma tunisien participe d'une mue. Le phénomène, à peine perceptible, touche à l'extension de l'espace public (notamment en filmant des réalités jusque là timidement approchées) et à l'ouverture à des formes radicalement nouvelles.
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Cinémas en révolution, Tunisie - Syrie. Partie I : Syrie par Cécile Boëx, Narimane Abd Alrahman, publié le 05/05/2015
Cécile Boëx se propose d’analyser les effets de la révolution syrienne sur la production cinématographique. Pour illustrer son propos, elle va appuyer son analyse sur l’expérience d’un collectif syrien Abou Naddara, comme exemple abouti d’une pratique cinématographique qui se pense avec les évènements et qui propose un point de vue distancier et singulier par rapports à ces évènements.
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« Digage, libirali, francouphouni, laïqui » : les mots de la révolution tunisienne entre création, circulation et multimédia par Meriem Guellouz, publié le 22/11/2014
Dans un premier temps, nous souhaitons présenter quelques hypothèses concernant les conditions d’apparition ou de réapparition de ce terme français dans les révolutions arabes. Le questionnement portera sur le succès, la diffusion du terme et la contribution des nouveaux médias dans un tel succès.Dans un second temps nous proposons d’analyser les nouveaux énoncés apparus depuis la révolution tunisienne et soumis à un processus d’arabisation.
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Histoire occultée, histoire assumée : les paradoxes de la révolution tunisienne et l'émergence de l'individu et d'une nouvelle expression artistique par Rabâa Abdelkefi, publié le 09/03/2014
La révolution tunisienne qui a permis aux courants religieux d’accéder au pouvoir politique et de développer un discours identitaire fondé sur l’arabité et l’Islam, a paradoxalement libéré une expression artistique qui ne se réclame d’aucun courant littéraire, qui mélange les langues, les registres de langues et même les graphies. Ce nouvel art semble s’être débarrassé de ce que l’on pourrait appeler « le complexe du colonisé ». L’étude d’un corpus composé de nouvelles, de chroniques, et de petits textes publiés sur le net ou sur les réseaux sociaux, témoigne de ces nouveaux rapports qu’entretiennent les jeunes Tunisiens avec leur Histoire et avec leur langue, et révèle qu’une nouvelle écriture, expression d’une individualité émergente, se développe en Tunisie. Libre de toute idéologie et du poids d’une histoire mal assumée, cette production littéraire est bien le signe qu’une révolution s’est produite.
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Les prémices d'un "Printemps" : la fonction augurale de la littérature carcérale par Abdellah Baïda, Narimane Abd Alrahman, publié le 31/01/2014
L’inattendu est souvent prévisible. Ainsi le « printemps arabe », loin d’être parachuté de nulle part, a été annoncé par un ensemble d’indices historiques, politiques, socio-économiques… mais aussi littéraires. Ces derniers sont notamment perceptibles dans les œuvres désormais classés sous l’étiquette « littérature carcérale ». C’est une production centrée sur le dévoilement et la dénonciation tout en inscrivant en filigrane une certaine espérance. Par ailleurs, sur le plan de la réception, c’est cette littérature qui a permis à toute une fraction de la jeunesse de découvrir une réalité amère et des injustices intolérables. Cette prise de conscience, entre autre, sera un ingrédient non négligeable dans la genèse des mouvements que verra le pays en 2010 – 2011. Il s’agira d’identifier ces prémices dans certaines œuvres relevant de cette littérature et d’évaluer leur importance et leur impact.
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Le printemps arabe du texte romanesque par Assia Belhabib, Narimane Abd Alrahman, publié le 31/01/2014
La production romanesque de ces dernières années aborde de plus en plus les sujets qui agitent les sociétés arabes : la liberté politique, la révolution sexuelle, les droits des femmes, la religion, l’intégrisme, les effets oppressants de la tradition, de la famille et des préjugés. Le roman est-il pour quelque chose dans le mouvement pour la liberté et le changement ? L’a-t-il devancé ? est-il un facteur d’avant-garde de ce qu’on appelle désormais le printemps arabe ou la révolution du jasmin ? En tout état de cause, il semblerait que s’il n’a eu de cesse de l’annoncer, il continue de l’accompagner. Et la concomitance de la fiction qui s’écrit au rythme de l’actualité, est un phénomène inédit qui souligne l’importance d’une conjoncture qui inquiète, du moins qui intrigue et qui gagne les rives libres de la pensée des écrivains.
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De l'imprévu à l'imprévisible par Fethi Bensalma, publié le 05/01/2014
Le soulèvement tunisien est un évènement au sens radical du terme. Il fut imprévu et a ouvert à l’imprévisible. Alors que l’horizon du monde arabe paraissait fermé, il a déclenché la possibilité d’un devenir qui a échappé au calcul et à l’anticipation. On peut penser un tel évènement en le ramenant à ses causes sociales, économiques et politiques qui se trouvaient déjà là. Il semble alors « rétrospectivement prévisible ». Cette expression témoigne de l’illusion de la détermination, de la programmation, de la maîtrise qui annule l’imprévu dans l’existence humaine. Si on s’en tenait à cette approche, on oublierait que ce qui est arrivé était inimaginable. Quoi que le « déjà là » soit vrai et logique, l’ébranlement n’est pas pensable sans prendre en compte le surgissement de l’invraisemblable et de l’illogique. Ce qui est arrivé en Tunisie montre que l’évènement résulte de la création d’une chaîne composée de séquences possibles et impossibles, réelles et fictives, logiques et illogiques, conscientes er inconscientes. L explosion puissante qu’elle a provoquée n’a pas pour but que d’abattre le pouvoir pour le remplacer par un autre.
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L'inattendu dans la création littéraire et artistique, à la lumière du "Printemps arabe" par Jean-Luc Mayaud, Martine Boyer-Weinmann, Véronique Corinus, Touriya Fili-Tullon, publié le 04/01/2014
Page de présentation du colloque international "L’inattendu dans la création littéraire et artistique à la lumière du Printemps arabe", né d’une réflexion en cours sur les événements qui traversent le monde arabe depuis 2010. La littérature et les arts nous invitent à les interroger à travers des formes nouvelles qui déjouent les stéréotypes. Cette page donne accès au discours d'accueil et à l'ouverture du colloque, et permet d'accéder aux contenus des différents ateliers organisés.
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Explosion de la créativité littéraire et artistique syrienne pendant le mouvement de contestation / Les intellectuels syriens face au mouvement de contestation actuel par Rania Samara, Samar Yazbek, publié le 26/03/2012
Dans un premier temps, Rania Samara trace le tableau de l'évolution des thèmes dans les oeuvres littéraires et artistiques qui dénoncent le régime en Syrie depuis ses débuts et jusqu'au mouvement de contestation qui soulève le pays actuellement. Puis, après avoir introduit Feux croisés, dernier ouvrage de Samar Yazbek, elle va laisser la parole à cette dernière qui interviendra en tant que témoin actif de la révolte syrienne et de l'émergeance d'une nouvelle vague d'intellectuels syriens.
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