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« Digage, libirali, francouphouni, laïqui » : les mots de la révolution tunisienne entre création, circulation et multimédia.

L'inattendu dans la création artistique et littéraire, à la lumière du "Printemps arabe".


  Atelier N° 3 : Les modes d'expression inattendus.
Modérateur : Charles Bonn

 
De "Dégage" à "Plus jamais peur" : ces slogans qui font l'histoire.
Gleya Maatallah.

Les slogans avant et après la révolution tunisienne .
Meriem Bousselmi.

"Digage, liberali, francouphouni, laiqui" : les mots de la révolution tunisienne entre création, circlation et multi-médias.

Meriem Guellouz.
 
 


Le 14 janvier 2011, des milliers de tunisiens clamaient « dégage », et plus précisément « digage » dans l’avenue Habib Bourguiba en face du ministère de l’intérieur.
Depuis, Ben Ali est parti et un début de démocratie s’est instauré avec une sémantique nouvelle. Laïcité, modernité, francophonie sont les mots qui contribuent à la polémique actuelle postrévolutionnaire et qui envahissent les multimédias (ondes, débats télévisés, facebook, twitter…).Dégage, mot de lutte, aurait ouvert la voie vers les mots de la démocratie.
  Dans un premier temps, nous souhaitons présenter quelques hypothèses concernant les conditions d’apparition ou de réapparition de ce terme français dans les révolutions arabes. Le questionnement portera sur le succès, la diffusion du terme et la contribution des nouveaux médias dans un tel succès.Dans un second temps nous proposons d’analyser les nouveaux énoncés apparus depuis la révolution tunisienne et soumis à un processus d’arabisation (francouphouni / francophone, massouni / franc-masson, bourocrati/burocrate, laïqi/

 laïque, souhyouni/sioniste) et montrer le rôle des différents médias dans leur renouveau et leur circulation. A partir d’un corpus de débats médiatisés, nous nous attacherons à présenter une double analyse. D’abord, une approche sociolinguistique permettra de mettre la lumière sur les emprunts, les diglossies entre arabe classique, arabe tunisien et français. Il s’agira aussi de mettre en avant les problèmes de traduction et les conflits politiques engendrés par cette difficulté de traduire (comme dans le cas de Franc-Masson ou de laïque). Ensuite, nous proposons une étude énonciative et pragmatique de ces textes médiatiques puisque une analyse de ces mots incite à réfléchir sur l’articulation entre le linguistique et le politique, entre le dire et le faire, entre les mots, leur circulation et l’histoire.


 
 
Mise à jour le 30 novembre 2014
Créé le 30 novembre 2014
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues