[1] Primo LEVI,
Se questo è un uomo, « Il canto di Ulisse », pp. 99-103. Ce commentaire portera sur le passage qui va de « Appeso con una mano alla scala oscillante [...] » jusqu'à la fin du chapitre. En français, depuis « accroché d'une main à l'échelle de corde [...] » jusqu'à la fin du chapitre (pp. 171-179). Toutes les traductions sont tirées de la traduction de Martine Schruoffeneger, l'édition considérée est Primo Levi,
Si c'est un homme, Julliard, Pocket, 2003.
[2] Dante ALIGHIERI,
Divina Commedia,
Inf., XXVI, 118-120. « Considérez quelle est votre origine / vous ne fûtes faits pour vivre comme des bêtes, / mais pour suivre vertu et connaissance ». Toutes les traductions de la
Divine Comédie sont de Lucienne Portier aux éditions du Cerf.
[3] Son surnom de Pikolo est lié à son âge : Jean Samuel est le plus jeune du Kommando 98 et, à ce titre, il doit assumer la charge de Pikolo. Cette charge présente des avantages non négligeables : il joue le rôle de livreur, de commis aux écritures, il est responsable de la distribution de la « soupe », des outils... À ce titre, c'est bien un
Prominent, mais ses qualités humaines en font un homme « bon » malgré ce statut.
[4] « Eravamo sei a raschiare e pulire l'interno di una cisterna interrata ; la luce del giorno ci giungeva soltanto attraverso il piccolo portello d'ingresso. [...] La polvere di ruggine ci bruciava sotto le palpebre e ci impastava la gola e la bocca con un sapore quasi di sangue. » Primo Levi,
Op. Cit., « Il canto di Ulisse », p. 98. « Nous étions six à récurer et nettoyer l'intérieur d'une citerne souterraine. La lumière du jour ne nous parvenait qu'à travers l'étroit portillon d'accès. [...] La poussière de rouille nous brûlait les yeux et nous laissait dans la bouche et la gorge comme un goût de sang. », p. 168
[5] Primo Levi,
Op. Cit., p. 100. « Il se glissa dehors, et moi je le suivis, clignant des yeux dans la splendeur du jour. Dehors l'air était tiède, et sous le soleil il montait de la terre une odeur légère de peinture et de goudron qui me rappelait une plage d'été de mon enfance. », p. 171.
[6] Dante ALIGHIERI,
Op. Cit.,
Inf., XXXIV, 132-139. « Mon guide et moi, par ce chemin caché / entrâmes pour retourner dans le clair monde ; / et sans avoir cure d'aucun repos, / nous montâmes lui premier, et moi second, / et puis je vis de ces choses belles / que porte le ciel, par un pertuis rond ; / ensuite nous sortîmes à revoir les étoiles. ».
[7] On peut faire référence à tout le chapitre intitulé « Sul fondo » où les références dantesques sont fréquentes et caractérisent très clairement ce lieu inimaginable qu'est Auschwitz à son arrivée : l'Enfer.
[8] « Sigi ha diciassette anni [...] un terzo a raccontare », Primo Levi,
Op. Cit., « Una buona giornata », p. 67.
[9] Ibid., « Il canto di Ulisse », p. 102. « Et les montagnes, quand on les voit de loin... les montagnes... oh ! Pikolo, Pikolo, dis quelque chose, parle, ne me laisse pas penser à mes montagnes, qui apparaissent, brunes dans le soir, quand je revenais en train, de Milan à Turin ! », p. 177-178.
[10] Ibid., « Kraus », p. 117. « Quand il pleut, on voudrait pouvoir pleurer. », p. 204.
[11] Dante ALIGHIERI,
Op. Cit.,
Inf., V, 121-123. « Il n'est pire douleur / que se souvenir du temps heureux /dans la misère. ».
[12] Les âmes apparaissent sous la forme de flammes. Pour approfondir le lien entre la langue et le feu, cf.
Jac., III, 4-5.
[13] Dante ALIGHIERI,
Op. Cit.,
Inf, XXVI, 98-99. « prendre expérience du monde / et des vices humains, et de la valeur ; »
[14] Ibid.,
Inf., XXVI, 118-120. « Considérez quelle est votre origine / vous ne fûtes faits pour vivre comme des bêtes, / mais pour suivre vertu et connaissance »
[15] Primo LEVI,
Op. Cit., « Il canto di Ulisse », p. 102. « Et c'est comme si moi aussi j'entendais ces paroles pour la première fois : comme une sonnerie de trompettes, comme la voix de Dieu. L'espace d'un instant, j'ai oublié qui je suis et où je suis. », p. 176.