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Dossier La politique italienne

Publié par Damien Prévost le 15/02/2013
Ce dossier sur la politique italienne propose plusieurs articles, des vidéos d'une journée d'étude et des fiches de lecture.

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Comprendre la politique italienne

Les élections italiennes ont souvent une issue imprévisible : ce dernier scrutin est à la hauteur du défi ! L'Italie est politiquement dans l'impasse : le centre gauche, le centre-droit sont au coude à coude en termes d'électeurs et le parti de Beppe Grillo finit par obtenir une minorité de blocage à la chambre.

Les élections de février 2013 opposeront traditionnellement le centre-gauche au centre-droit mais laisseront également la place à un troisième homme, Mario Monti. Ce Président du Conseil "technique" a donc fini, lui aussi, par "descendre en politique". Libéral convaincu, il décide de ne s'allier avec aucune des grandes forces politiques de l'échiquier italien mais de se placer au milieu. Monti, troisième homme? Sûrement. Mais que dire de Beppe Grillo? Du juge Ingroia?

 L'Italie s'apprête à élire ses députés et ses sénateurs après l'expérience du gouvernement "technique" dirigé par Mario Monti. Cet événement insolite (un gouvernement composé exclusivement de personnalités n'appartenant pas à la classe politique) a de quoi surprendre l'oeil de l'observateur extérieur. Cet article se propose d'expliquer les étapes qui ont conduit à une crise institutionnelle que la fameuse loi électorale de Roberto Calderoli (Porcellum) était sensée éviter ainsi que les conditions du départ précipité et inattendu de Mario Monti.

Le public français a parfois du mal à comprendre la politique italienne - non sans raison - et il n'est pas rare de parler de l'Italie comme d'un laboratoire politique, aujourd'hui encore. Nous attacherons ici à expliquer le fonctionnement et les logiques qui ont animé des différentes lois électorales italiennes depuis 1946 : chacune a sa logique et ses conséquences pratiques. Le Président Napolitano avait expressément demandé aux Chambres de proposer une nouvelle loi électorale tant celle qui était en vigueur était décriée. C'était sans compter la démission prématurée du gouvernement Monti... C'est donc bien cette loi qui régira les prochaines élections de février.

Comment réussir à comprendre la vie politique italienne d'aujourd'hui? Pour bien répondre à cette question, il faut d'abord comprendre ce qu'a été la vie politique italienne de la deuxième moitié du XXème siècle, comprendre comment elle s'est construite et pourquoi l'on parle aujourd'hui de Seconda Repubblica alors même que constitutionnellement l'Italie vit encore sous la Prima Repubblica. En effet, le champ politique a subi de profondes transformations ces vingt dernières années avec de nouveaux hommes qui ont fait leur entrée dans l'arène politique, avec la naissance de nouveaux partis, avec un nouveau système électoral qui ont comme but de bipolariser la vie politique italienne. C'est une vie riche et mouvementée qui a ses règles et son histoire qu'il faut comprendre pour bien l'appréhender.

Journée d'études

Maurizia Morini explique ici brièvement les enjeux et les attentes de la journée d'étude. Elle prend le temps de rappeler le poids de l'actualité et la nature des interventions qui jalonneront cette journée dédiée à la politique italienne.

Damien Prévost se propose, dans cette intervention,  d'expliquer la formation des grandes structures politiques actuelles à travers les lois électorales de 1946, 1993 (Mattarellum) et de 2005 (Porcellum) ainsi que leur impact dans la tentative de bipolarisation de la vie politique. Il reviendra sur les événements récents pour montrer que la stabilité tant espérée et presque acquise était en réalité encore bien fragile. Cette intervention fait écho à une des ressource déjà présente sur notre site sous un jour nouveau.

Au cours de son intervention, Piero Ignazi montre comment les années 90 ont été essentielles dans la vie politique italienne et source de nouveautés. Selon Piero Ignazi, ces années sont le théâtre de la naissance de la droite en Italie et de l'arrivée au pouvoir de personnages réellement nouveaux. Par ailleurs, il explique également pourquoi - au niveau politique plus qu'institutionnel - il est aujourd'hui courant de parler de Deuxième République italienne : les modèles des partis ont complètement changé et les rapports de force se sont déplacés. Pour finir, Piero Ignazi nous offre une analyse fine permettant de mieux comprendre les nouvelles origines des élus et la composition de l'électorat. Un synthèse limpide et instructive des mutations récentes

Cette intervention est consacrée au pouvoir politique du comique et du rire, idée défendue, dans le champ théâtral, par Dario Fo qui voit dans le comique une force intrinsèquement subversive, voire révolutionnaire, et lui donne un pouvoir d'opposition au pouvoir ; idée expérimentée, sur le terrain politique, par Silvio Berlusconi, qui fait de sa bonne humeur l'instrument d'un consensus qui sert justement à asseoir son pouvoir, avec un rire qui s'adresse à de potentiels électeurs.

Entretien

Bibliothèque

Il sociologo Franco Cassano in questo suo ultimo libro analizza “il posto” che la sinistra oggi stenta a trovare, stretta fra l'eredità del passato e la necessità di adeguarsi al cambiamento dei tempi, guardando in faccia alla realtà.

Chi manovra l'eversione nera? Piazza Fontana, piazza della Loggia, stazione di Bologna, Gladio, P2: i misteri d'Italia ritornano a inquinare la nostra democrazia. Perché la verità, anche a distanza di quarant'anni, resta indicibile. I magistrati che l'hanno cercata la conoscono. E ora la raccontano.(I di copertina)

Marco Belpoliti racconta in questo libro il rapporto fra il capo del governo italiano  e la fotografia (le sue fotografie) a partire dagli anni settanta quando Silvio Berlusconi era uno semisconosciuto imprenditore edile fino ad arrivare alle sue ultime immagini. L'autore commenta ventuno fotografie aggiungendo a supporto della sua indagine la letteratura scientifica teorica sull' immagine statica; a partire da Jean Baudrillard che afferma: "dietro lo sguardo fisso immortalato nella fotografia, si nasconde l'alterità segreta dell'individuo, la sua volizione esteriore, la sua maschera."

In questo libro-inchiesta, Berizzi ci propone un viaggio nell' "area nera" della penisola italiana, un mondo costituto soprattutto da ragazzi e giovanissimi, magmatico e dai contorni labili ma preoccupanti. Un mondo la cui esistenza sarebbe difficile da credere, se non leggessimo tracce marcate nella realtà odierna. Alcuni dati: 150.000 circa giovani sotto i 30 anni vivono nel culto del fascismo e del neofascismo; molti nel mito di Hitler. Un'area geografica che interessa quasi tutta l'Italia, con Verona e Vicenza, sedi della destra estrema, o come la chiamano i militanti, radicale.

Padova: città veneta, un luogo colto, borghese, apparentemente tranquillo, negli anni Settanta è teatro di violenza diffusa e illegalità di massa con aggressioni e gambizzazioni, guerriglia urbana. Pure all'Università si verificano occupazioni, minacce ai docenti, aggressioni. Proprio qui il 17 giugno 1974, le Brigate Rosse uccidono nella sede dell'MSI locale Graziano Giralucci e Giuseppe Mazzola, attivisti di quella sezione. La figlia di Giralucci, Silvia, all'epoca aveva tre anni e oggi, donna adulta, ha sentito il bisogno di scrivere, dedicando il libro ai suoi figli.

Curzio Maltese con uno stile secco e tagliente parla dell'Italia berlusconiana e ne fa un quadro amaro e disilluso, proponendo un metodo per affrontare i problemi anomalo. Dice Maltese che il suo è un libro contro la semplificazione, perché in un paese complesso e fragile al tempo stesso, come l'Italia chi propone soluzioni semplicistiche compie una vera e propria truffa.

"È stato il decennio della partecipazione civile e delle riforme, ma anche quello delle vittime e dei carnefici. Oltre il silenzio e la nostalgia, l'esito di quegli anni è alla radice di un male italiano: la nostra condizione di democrazia in condominio tra partiti senza fiducia e cittadini senza rilevanza." La sintesi di copertina ci porta al cuore di questo interessante libro di Giovanni Moro che produce una riflessione personale e complessiva sugli anni settanta, come un testimone che esercita il diritto di parola.

L'Italie d'aujourd'hui vue Luca Rastello

Un nouvel de Luca Rastello, journaliste à "La Repubblica" qui fait le point sur l'état de la vie politique italienne quelques semaines après les dernières élections de 2010. Luca Rastello fait le choix d'une focale qui nous offre un grand angle : de gauche à droite nous n'en perdrez aucune miette ! Son regard sévère nous offre quelques clés pour comprendre cette Italie d'aujourd'hui. [EN ITALIEN]

Nell'articolo presentato il giornalista Luca Rastello individua negli ultimi risultati elettorali amministrativi  e referendari (del 2011) l'inizio del declino del governo Berlusconi; ma non si tratta della vittoria tout-court dell'opposizione di sinistra. Nel caso di Milano, per esempio, il fattore principale della vittoria di Pisapia consiste nell'avere svolto un lavoro capillare nei quartieri a contatto diretto con i cittadini e i problemi locali. La società italiana si sta smarcando dalle vecchie logiche di partito e da un ceto politico auto-referenziale. Le consultazioni referendarie , in particolare, hanno dimostrato la capacità e la volontà di parte degli italiani di confrontarsi con i problemi concreti indipendentemente dalle indicazioni opportunistiche dei partiti politici. Evidenze più significative: la presenza dei giovani; dei cattolici di base; degli elettori di destra "stanchi".

Pour citer cette ressource :

"Dossier La politique italienne", La Clé des Langues [en ligne], Lyon, ENS de LYON/DGESCO (ISSN 2107-7029), février 2013. Consulté le 17/10/2018. URL: http://cle.ens-lyon.fr/italien/a-trier/dossier-la-politique-italienne