Accès direct au contenu

 
Recherche
Retour rapide vers l'accueil

Introduction à...

La grammaire générative et transformationnelle : bref historique

Lire l'article de Françoise Dubois-Charlier et Béatrice Vautherin
La publication par Noam Chomsky de "Syntactic Structures" en 1957 remet en cause le structuralisme dominant et déclenche une révolution copernicienne dans le monde de la linguistique américaine. Cet article se propose d'expliquer quels ont été les apports de la grammaire générative transformationnelle et comment ce courant a évolué en un demi siècle.

Introduction à la sociolinguistique

Lire l'article d'Emilie L'Hôte
La sociolinguistique est cette branche de la linguistique qui étudie la diversité et les variations dans une ou plusieurs langues, cherchant à comprendre le langage tel qu'il existe en réalité. Avec l'aide du comique Ali G et du dramaturge J.M. Synge, l'auteur nous fait découvrir cette discipline relativement nouvelle.

Approches linguistiques du genre (gender)

Lire l'article de Yannick Chevalier
Yannick Chevalier part d'une ambiguïté lexicale, celle du mot « genre » : faut-il entendre par là la notion linguistique (genre masculin ou genre féminin) héritée de la tradition grammaticale (laquelle utilise cette notion depuis l’Antiquité), ou bien le concept plus récent de « sexe social » qu’ont introduit les études de genre ? Pour lever les ambiguïtés, les locuteur.rice.s précisent souvent : « genre au sens grammatical » ou « genre au sens de gender ». On pourrait croire qu’il s’agit là d’un jeu de mots, mais l’examen des dictionnaires et de l’histoire des langues montre que cette ambiguïté relève d’une polysémie attestée comme en témoigne l’histoire de la langue. En effet, le mot français genre et le mot anglais gender possèdent un même étymon latin, genus, generis. Le terme, sous sa forme accusative generem, est emprunté au latin en ancien français au début du XIIe siècle, où il apparaît sous la forme gendre (sous l’influence du verbe gendrer, cf. français moderne engendrer). Par la suite, gendre est refait sur le latin generem et adopte la forme moderne genre. L’anglais gender n’est pas directement emprunté au latin, où la lettre -d- n’apparaît jamais, mais à l’ancien français.

Le langage de l'enfant : de l'éclosion à l'explosion

Voir la conférence d'Aliyah Morgenstern
L’enfant n’apprend pas la langue dans les grammaires, mais dans les interactions avec ses interlocuteurs et dans le bain de langage qui l’entoure, il s’approprie des formes en contexte, il les saisit dans leur dynamique et les remet à son tour en mouvement. En suivant pas à pas l’entrée de l’enfant dans la langue, on peut observer directement comment le discours, l’histoire de l’enfant, son expérience, ses émotions, ses jeux, ses relations aux autres et au monde, l’aident à façonner ses productions et combien le rôle des interlocuteurs adultes est primordial pour que cette appropriation se fasse aussi naturellement que possible.

Komankikose ? Ethologie de l'animal bavard

Voir la conférence de Jacques Cosnier
Homo sapiens (Linnaeus, 1758), primate de savane physiquement peu doué, a du se munir de multiples prothèses et augmenter sa capacité crânienne pour survivre convenablement. Cela aboutit à ajouter une fonction supplémentaire aux systèmes de communication banals des autres Mammifères : la fonction représentative (ou « symbolique ») qui caractérise le langage. Jacques Cosnier présentera les réflexions d’un éthologue sur cet aspect très spécifique en se centrant particulièrement sur les échanges voco-verbaux et leur prototype: la conversation, forme sans doute jusqu’ici la plus répandue de la communication humaine, avec aujourd’hui ses variantes par écrans.

A la recherche des bases cérébrales des structures syntaxiques

Voir la conférence de Christophe Pallier
Des arguments linguistiques montrent que les phrases, loin d'être de simples séquences de mots, peuvent être décrites par des structures syntaxiques complexes, organisées hiérarchiquement. Ces représentations possèdent-elles une existence concrète dans le cerveau humain lors de la perception et la compréhension des phrases en temps réel, et si oui, quelles aires cérébrales encodent ces structures ? D'autres domaines que le langage, notamment la musique et les mathématiques, font aussi appel à des représentations structurées hierarchiquement; il est légitime de se demander si les mêmes circuits cérébraux sous-tendent ces représentations quelque soit le domaine, ou bien si des circuits distincts sont recrutés. Nous présenterons une série d'expériences récentes réalisées dans notre laboratoire, qui tâchent de répondre à ces questions en utilisant l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMf).
 
 
Mise à jour le 17 octobre 2014
Créé le 17 octobre 2008
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues