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Poèmes 1986-1991

Luis MIZON
Publié le : 24 mai 2011
Luis Mizón, Poèmes 1986-1991, édition bilingue, traduits de l'espagnol (Chili) par Claude Couffon, éditions Rhubarbe, 2010.     Luis Mizón est né en 1942 à Valparaiso, au Chili.   Après des études d'histoire et de droit et un mémoire de maîtrise sur Saint-John Perse, il enseigne à la faculté de sa ville natale.   A la suite du coup d'état militaire, il arrive en France en 1974 où il travaille entre autres comme journaliste à France-Culture. Découvert et traduit par Roger Caillois et, à sa mort, par Claude Couffon, également romancier et peintre, il est avant tout poète.   L'ouvrage bilingue publié par les éditions Rhubarbe regroupe trois recueils : Passage des nuages, L'Eclipse, Chronique du blanc.   Dans Passage des nuages, la sensualité des thèmes rejoint la réflexion sur l'écriture. Les fleurs, les fruits sont traités à l'égal du corps. Les éléments (eau, feu, terre, air) apparaissent tels quels, et lorsqu'ils sont mentionnés sous leur forme naturelle (pluie et mer, broussailles et rocs, soleil, vent) ils gardent leur caractère élémentaire. Le poème est tellurique et charnel, l'écriture cherche une vérité tangible. Plus que vers Neruda, auquel on pense immédiatement, le recueil penche vers Valéry.  
"Porque la fuerza del hombre es música adivinanza sol enterrado y escritura del oscuro mediodía pisadas que arden en los corredores de casas ajenas tierra y mar espacio y fuego."
 
Car la force de l'homme est musique divination soleil enfoui et écriture de l'obscur midi traces qui brûlent dans les corridors des maisons d'autrui terre et mer espace et feu.
  Le recueil L'Eclipse joue avec l'ombre et la lumière, de façon dénotative ou métaphorique. Là encore la quête du mot juste et de l'impression fidèle sont au coeur du poème.  
"Si la luz es dureza y caricia la espuma del eclipse es luz roca que se rompe en la memoria espejo de obsidiana que se triza."
 
Si la lumière est dureté et caresse l'écume de l'éclipse est lumière   roc qui se rompt dans la mémoire miroir d'obsidienne qui se brise.
  Chronique du blanc explore les limites de la couleur. La mer, omniprésente, devient le  symbole d'un temps suspendu et l'homme enfermé dans sa temporalité charnelle tente le poème.  
"Juego escucho el mar acaricio leo mis huesos y mi piel los huecos del relato   escuchar el silencio nos transforma en obreros del ocio   náufragos del cielo desteñido   cronista de lo blanco."
 
Je joue j'écoute la mer je caresse je lis mes os et ma peau les creux du récit   écouter le silence fait de nous des ouvriers du farniente   des naufragés du ciel déteint   des chroniqueurs du blanc.
     
Poèmes 1986-1991
    Les éditions Rhubarbe ont également publié :  
 
 
Mise à jour le 24 mai 2011
Créé le 24 mai 2011
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues