Jenn Díaz, Belfondo es tu primera novela, se puede entender como una metáfora de la sociedad que sugeriría una dominación ideológica, social, patriarcal… ¿ Has pensado en esta dimensión al escribir la novela ?
Jenn Díaz, ton premier roman Belfondo peut être compris comme une métaphore de la société qui suggérerait une domination idéologique, sociale et patriarcale... As-tu pensé à cet aspect en écrivant ton roman ?
La he pensado a posteriori cuando empezaron a salir las críticas, y me di cuenta de que en realidad había hecho una alegoría, pero en el momento de escribir Belfondo mi prioridad era escribir historias sobre los personajes de Belfondo. Yo me centraba más en cada uno de ellos de una manera más individual, pero construyéndolos con un punto de realismo he acabado haciendo un ejemplo de sociedad que es el actual. Pero mientras lo estaba escribiendo no era consciente.
J'y ai pensé a posteriori, quand les premières critiques ont été publiées, et je me suis rendu compte qu'en réalité j'avais créé une alégorie. Quand j'ai écrit Belfondo ma priorité était d'écrire des histoires sur les personnages de Belfondo. En me concentrant sur chacun d'entre eux et en les façonnant de manière réaliste j'ai fini par produire l'exemple d'une société actuelle. Mais quand je l'ai fait, je n'en étais pas du tout consciente !
Porque los personajes son como representantes de los males, de las enfermedades de la sociedad, cada uno tiene sus problemas...
Tes personages peuvent représenter les maux et les maladies de notre société, ils ont tous des problèmes...
Hablábamos de si era una novela feliz o triste, y el resultado es que todos los personajes están con desencuentros. Todos tienen una aspiración, un deseo, una meta, que no acaban de cumplir o que la cumplen de una manera en la que luego deben algo: un sordo puede ser en el campanario... todos tienen una aspiración pero tienen que pagar un precio por ello, entonces no acaban nunca de realizarse.
On me demande souvent s'il s'agit d'un roman joyeux ou d'un roman triste, mais pour répondre je dirais que tous les personnages voient leurs désirs frustrés. Ils ont tous un rêve, un désir ou un but qu'ils n'arrivent pas à réaliser ou bien qu'ils réalisent mais à charge de revanche : un malentendant peut par exemple être celui qui sonne la cloche... ils ont tous un rêve mais doivent en payer le prix, ce qui ne leur permet jamais de le réaliser.
¿De dónde has sacado este universo tan bien descrito en Belfondo? ¿Conoces un Horacio o una Cuca en la vida “real”?
D'où vient cet univers si bien décrit dans Belfondo ? Connais-tu un Horacio ou une Cuca dans la “vraie” vie ?
Precisamente Horacio, esa idea no era mía, el concurso de epitafios. Horacio es porque pertenece a una persona que se llamaba Héctor y por eso le puse un nombre que empezara también por “h”. Supongo que todos tenemos un Horacio o una Cuca, todos somos diferentes modelos de persona y creo que todos habitan en nuestra vida “real”.
Justement, à propos d'Horacio et du concours d'épitaphes, il ne s'agissait pas d'une idée à moi. J'ai choisi le nom d'Horacio parce que je connais quelqu'un qui s'appelle Héctor et que je voulais trouver un prénom commençant par la letrre “h”. Je suppose que nous connaissons tous un Horacio ou une Cuca. Nous-même, nous sommes différentes personnes et je crois que toutes ces personnes font partie de notre “vraie” vie.
Has declarado que escribes “para poder deshacer el hilo mental de confusiones y voces antiguas, para deshacerte un poco del peso que conlleva soportar todas esas vidas que no fuiste pero que te gustaría” y que “escribes por puro egoísmo” ¿Piensas un poco en el lector cuando escribes?
Tu as déclaré écrire “pour pouvoir dénouer le noeud des confusions mentales et des vieilles voix, pour te défaire du poid que représente le fait de porter toutes ces vies que tu n'as pas vécu mais que tu aurais aimé vivre”, et que tu écris “par pur égoïsme”. T'arrive-t-il quand même de penser un peu au lecteur quand tu écris ?
Ahora sí, pero cuando empecé a escribir Belfondo no tenía editorial y no estaba metida en el mundo editorial, entonces era puro juego. También por necesidad, al mismo tiempo que se escribe por necesidad un diario o una carta, para expresar precisamente las emociones del encerramiento – del que estábamos hablando en este coloquio–, también por egoísmo. No todo el mundo tiene la suerte de poder volcar todo lo que siente en un escrito y deshacerse un poco de ello. Escribo por egoísmo pero también por necesidad, es una especie de terapia par mí.
Maintenant oui, mais quand j'ai commencé à écrire Belfondo je n'avais pas de maison d'édition et je ne faisais pas partie du monde éditorial, c'était seulement un jeu... et aussi un besoin, comme on écrit un journal intime ou une lettre, précisément pour exprimer les émotions de l'enfermement – dont nous sommes en train de parler dans ce coloque –, et aussi par égoïsme. Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir transposer tout ce qu'il resent dans un écrit et de s'en détacher un tant soit peu. J'écris par égoïsme mais aussi par besoin, pour moi c'est comme une thérapie.