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Encuentro con Nora Herman

Julia Azaretto
Publié le : 18 mai 2009
 
Présentation

Nora Herman, artiste polycéphale, est venue présenter ses livres au Marché de la poésie, de la petite édition et du livre d'artiste qui eut lieu en décembre 2008 à Saint-Martin d'Hères. Invitée par la Maison de la poésie Rhône-Alpes -avec laquelle elle a collaboré en illustrant l'Anthologie de la poésie Amérindienne-, Nora Herman a participé à la table ronde « Être artiste c'est être engagé ? », où elle a rendu hommage aux disparus de la dernière dictature militaire argentine. La Clé des langues s'est emparée de l'occasion pour aller à sa rencontre, et lors d'une causerie conviviale, essayer de comprendre les cheminements qui l'ont menée à pratiquer de façon concomitante la sculpture, la peinture, la gravure, le dessin et l'écriture.
Née à Buenos Aires en 1958, elle se décrit comme un pur produit argentin : quatre grands-parents polonais, arrivés en Argentine en fuyant la persécution nazie. À Buenos Aires, elle se forme à la sculpture dans les ateliers de Baglieto et de Pujía. Et très jeune, elle décide de partir en Espagne où elle restera près de quatre ans avant de s'envoler à New York. 
Dans les années quatre-vingts Nora Herman s'installe à Paris, où elle vit et travaille actuellement. Le passage Piver dans le XIe arrondissement, accueille dès 2001 une de ses sculptures « Ceci est une barque pour s'en aller II », lauréate du concours de sculpture monumentale de la Ville de Paris. Le Jardin des plantes a inspiré à Nora Herman le livre Forêt de poche, publié en 2006 par les éditions de l'Inventaire. C'est un ouvrage de poésie avec de magnifiques dessins où les mondes animal et végétal se rejoignent pour recréer, comme l'indique le titre, une forêt de poche à l'usage des parisiens.
  La recherche artistique de Nora Herman s'inscrit pleinement dans le quotidien. Et le passage d'une pratique artistique à l'autre n'est pas la mise en œuvre d'une stratégie intellectuelle mais le fruit de l'alternance nécessaire au corps : « la sculpture prend beaucoup de temps et c'est très fatiguant, donc après j'ai besoin d'écrire ou de dessiner », déclare-t-elle pour détourner toute glose extérieure. Nora Herman est une artiste inquiète et curieuse qui, avant tout, veut apprendre ce qu'elle ne sait pas faire. Voici un des moteurs de cet itinéraire artistique très singulier que nous vous invitons à découvrir dans cet entretien. 
 
 
Compléments
 
 
 
 
mise à jour le 25 juin 2009
Créé le 18 mai 2009
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues