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Préambule de David Gauthier


     La Mission Images poursuit ses grandes Rencontres, après James Nachtwey et William Klein, nous recevons aujourd'hui Martin Parr à l'occasion de l'exposition "Life's a beach" à la Bibliothèque municipale de Lyon. Je remercie tout particulièrement Sylvie Aznavourian, la commissaire de l'exposition, d'avoir permis cette Rencontre dans le cadre de la Mission Images.
     Martin Parr est u. phoTogsaphe anglais, et cela n'est pas anodin, nous le saisissons dans ses photographies très vite. Un humour particulier, un regard cynique, sarcastique sur des manifestations de groupe, sport, tourisme etc. Il est anglais, c'est évident.
     Pendant longtemps, il a photographié les classes populaires, les gens moyens, ce qui lui a valu beaucoup de critiques. Puis il a photographié les riches, avec le même regard, faisant ainsi un contrepoint aux goûts populaires et montrant que le luxe n'est pas forcément synonyme de bon goût, bien au contraire. Sa photographie pourrait servir et sert les sociologues dans leurs études du monde actuel.
     Photographier la plage, comme si la vie se résumait à la plage. La plage serait la métonymie de la vie actuelle : la plage comme regard critique sur la société de consommation, sur le tourisme de masse, sur la globalisation, sur la société capitaliste. D'ailleurs, le Président normal des Français a pris ses congés d'août à la plage avec sa compagne et une image du couple présidentiel en maillot de bain, sur une plage du Var, a fait la couverture du magazine Paris-Match cet été.
     Cette remarque ouvre mes remerciements pour nos deux intervenantes, d'avoir accepter de mener ce dialogue avec Martin Parr. Aurore Fossard enseigne la photographie à l'Université-Lumière Lyon 2 et va soutenir à l'automne sa thèse de doctorat sur les paparazzis. D'ailleurs, dans le style Martin Parr, n'y aurait-t-il pas des éléments du style paparazzi (tout en n'étant pas un) ? Marie Gautier, docteur en histoire de la photographie et enseignante à la rentrée à l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles a accepté quasiment "au pied levé" de remplacer Raphaele Bertho, maitre de conférence en photographie à Bordeaux et spécialiste des questions du territoire photographique, entre autres (sa thèse porte sur les missions photographiques du territoire en France et en ex-RDA).
     D'ailleurs, la question du territoire sera, assurément, présente dans l'échange. En regardant le corpus des photographies sélectionnées pour l'exposition "Life's a beach", toutes ne sont pas prises sur des plages méditerranéennes. Et quand elles le sont, serions nous capable de dire sans réfléchir, c'est en Italie, en Espagne.. ? Autant de questions que nous aborderons grâce à Marie Gautier et Aurore Fossard avec leur auteur, Martin Parr.
     Je ne ferai pas la biographie de Martin Parr, je laisserai le soin à nos deux intervenantes de le faire ou pas dans leur entretien avec lui. Je me permettrai juste de signaler que Martin Parr est membre de la coopérative photographique Magnum Photos depuis 1994. Son arrivée a crée une polémique au sein de Magnum; depuis Martin Parr a contribué à apporter un nouveau souffle dans l'agence. Il est collectionneur et a montré que le "photobook", le livre de photographies, est aussi important que l'exposition. Il est l'auteur avec Gerry Badger d'une histoire mondiale du livre de photographies en deux tomes.
     Je suis fier en qualité de commissaire de l'exposition "Des Méditerrannéens" d'accueillir Martin Parr. En effet, le propos de Frederic Lezmi et Jean-Luc Amand Fournier traite, entre autres, du livre de photographies. "Beyond Borders", le livre de Frederic Lezmi, sélectionné par Gerry Badger au Photobook de Kassel en 2009 (prix international du livre de photographies) est exposé en entier dans la galerie "La Librairie". Et "Il n'y a pas que des cèdres au Liban" de Jean-Luc Amand Fournier, est une exposition inédite produite par la Mission Images. Vous verrez, en visitant l’exposition, que les «mosaïques» sont comme des pages détachées d'un livre, envolées et disséminées dans la Bibliothèque Denis Diderot. L’expo est accompagnée d'un livre d’artiste dans un tirage limité à une cinquante d’exemplaires et d'un coffret signé par l'artiste. Je ne doute pas que Martin Parr pourra les ranger dans sa collection et ses sélections de photobooks.

 
 

Pour citer ces ressources :

David Gauthier. 09/2012. "Préambule de David Gauthier".
La Clé des Langues (Lyon: ENS LYON/DGESCO). ISSN 2107-7029. Mis à jour le 28 septembre 2012.
Consulté le 14 décembre 2017.
Url : http://cle.ens-lyon.fr/cinema-photo/preambule-de-david-gauthier-168209.kjsp

 
 
Mise à jour le 28 septembre 2012
Créé le 25 septembre 2012
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues