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Chroniques cinéma



A l'occasion d'une projection organisée à l'ENS de Lyon le 31 janvier 2017 par Champs Libres, Alessio Librizzi a présenté au public les films La Ricotta de Pier Paolo Pasolini et Bellissima de Luchino Visconti. Nous vous proposons une version retranscrite de son intervention.
 
 
Bernardo Bertolucci, qui n'a alors que 22 ans, réalise son très autobiographique deuxième film, qui raconte les affres de Fabrizio, un jeune bourgeois, pris dans la contradiction de ses origines et de ses aspirations communistes, ainsi que dans une relation amoureuse, quasi incestueuse. Fabrice, Parme (car l'histoire s'y déroule), cela évoque des souvenirs stendahliens.


Stefano (Jacques Perrin) veut rentrer dans les ordres, au sortir de ses études. Son père (Alain Cuny), entrepreneur et jouisseur sans scrupule, essaie de l'en dissuader à coup de croisière, soirée et séduction. Il entraîne son fils sur son yacht, avec sa maîtresse (Rosanna Schiaffino) qui s'offrira à lui. Stefano, en bon idéaliste, est désorienté, dégoûté face à ce monde de l'artifice et de la satisfaction immédiate et matérielle.

 
Guido Massacesi, employé de banque romain, dont la vie familiale est des plus routinières et aporétiques, reçoit un matin, de fort bonne heure, un coup de téléphone de sa sœur lui apprenant que leur père est en train de mourir. 
Il décide alors de partir immédiatement pour Rosignano Solvay, son pays natal, où la famille se trouve, mais, bien décidé à ne pas faire la route seul, celui-ci passe voir une ancienne petite amie qu’il n’a pas vue depuis quelques mois afin de lui proposer de l’accompagner.
Essuyant un sévère refus de sa part, il propose à l’amie de celle-ci, Anita, une Américaine en Italie depuis quelques jours, et qui se trouve dans l’appartement, de faire un bout de chemin avec lui, tout en lui cachant la véritable raison de son voyage. 


Pourquoi voir ou revoir 8 1/2 ? Parce que Fellini. Parce que Marcello Mastroianni. Parce que le cinéma. Parce que le cinéma italien des années 60-70. Parce que ce sont les derniers grands soubresauts du noir et blanc cinémascope, qui est ici une splendeur.
 


Quitter ou être quitté(e), les amours sont rarement heureuses chez Antonioni, mais il y a cette intensité, instantanéité, charnelle et émotionnelle. L'instant est peut-être justement ce qui compte, en cela qu'il porte non pas l'avenir mais le devenir. Quant au pourquoi l'on se quitte, il nous faut le deviner, l'inventer. Le film semble, sinon inépuisable, du moins d'une telle richesse que l'on ne sait quel "fil" il faut dérouler.
 



L'argument est mince. Amour toujours. Un officier des carabinieri (Vittorio De Sica), célibataire et séducteur est nommé dans un petit village. Il y découvre entre autre Maria, la Bersagliera (Gina Lollobrigida) amoureuse d'un jeune carabinier nigaud et emprunté. L'officier vieillissant, après quelques quiproquos, s'entichera finalement de la sage-femme du village. C'est en effet très mince. D'où vient alors le charme indéniable du film? De sa profonde, réelle, sincère gaîté tout d'abord, qui est un élément totalement disparu, inconnu du cinéma contemporain (à l'exception de Bollywood). Nous savons encore faire quelques films drôles, heureux parfois, gais jamais. Trop d'argent sans doute, tant il est vrai que les riches savent être heureux mais seuls les pauvres savent être gais et joyeux. C'est aussi un cinéma du premier degré, sans cynisme.

 
Ci troviamo in una stretta via della periferia di Palermo, con la montagna incombente sullo sfondo, e su cui si affacciano casupole “tirate su” abusivamente con materiali edilizi di vario genere. In questa strettoia si incrociano due auto, una Fiat Punto guidata da Samira (Elena Cotta) proveniente da Piana degli Albanesi, con la numerosa famiglia, di ritorno dal mare e che vive in Via Castellana Bandiera e una Fiat Multipla, guidata da Rosa (Emma Dante) palermitana, che vive a Milano, tornata con la giovane compagna Clara (Alba Rohwacher) per partecipare ad un matrimonio. Nella strettoia le due macchine si fronteggiano, le due guidatrici non intendono cedere il passo e caparbiamente aspettano...a motore spento.

 
De beaux jeunes gens habillés de blanc arrivent à bicyclette aux abords d'une propriété ceinte d'un mur. Ils viennent faire un tournoi chez les Finzi-Contini, richissime famille juive. La grille s'ouvre, on pénètre dans le parc, on se dirige vers le tennis. Arbres magnifiques, grandes allées, ciel limpide. Tout est éclatant." Lire la suite


 

L'histoire commence dans une gare, à la nuit tombée. Quatre hommes descendent d'un train. Ils cherchent la mine. Nous sommes en Belgique, on le comprend à l'accent du chef de gare. De langues, il sera beaucoup question. Une langue qui réunit les uns et sépare les autres. Lire la suite




Le pigeon est une comédie qui possède un énorme avantage sur pas mal d'autres : elle est drôle. Ceci posé, il reste logiquement à démontrer la chose. Mais devoir expliquer pourquoi une chose est drôle mène à un bide garanti. Bien sûr s'agissant d'un film, l'on pourrait énumérer le nom des acteurs comme gage de qualité: Gasman, Mastroianni, Toto, l'inénarrable Carlo Pisacane, Memmo Carotenuto, Renato Salvatori et Claudia Cardinale. Hélas, là encore, chacun a une liste de films où figurent de nombreuses stars mais pas l'ombre d'un sourire.

 

Tout commence par un regard. Un vieil homme, Carlo Levi (Gian Maria Volonte, fabuleux acteur), observe ses toiles, et à travers elles son passé. Sur ces toiles, des visages. De regards, de visages il sera beaucoup question dans ce film de Francesco Rosi. C'est un regard de peintre que Carlo porte tout d'abord sur le paysage et les passagers du bus qui l'emmène à destination. Et c'est un regard de documentariste que Rosi porte sur ce pays que nous allons découvrir. Lire la suite


"1963. I Mostri, Les Monstres. Dino Risi, dans sa période la plus faste (il vient de tourner Il Sorpasso, Le Fanfaron). En vingt tableaux, Risi réinvente la comédie à l'italienne. Critique sociale, film politique, caricature?  D'abord et avant tout du cinéma. Un noir et blanc en cinémascope. Deux acteurs d'exception. Une écriture concise qui fait mouche. Une cruauté jubilatoire." Lire la suite


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Mise à jour le 16 février 2017
Créé le 11 janvier 2013
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues