Accès direct au contenu

 

Accueil  >  Anglais > P&P

Recherche
Retour rapide vers l'accueil

Web culture : nouveaux modes de connaissance, nouvelles sociabilités

Une rencontre organisée par la Villa Gillet avec les sociologues Dominique Cardon et Antonio A. Casilli et la journaliste américaine Virginia Heffernan, auteur de la chronique "The Medium" dans la New York Times Magazine.
Institution des Chartreux, le 10 février 2011.
Guillaume Ray - Tous droits réservés

       « The experience of Facebook to me is not another experience of social life, it's an experience of fantasy, of character creation, a kind of novel writing where you cast the characters, you choose a face for yourself, you curate photographs that tell stories about yourself. I bring to it the same enthusiasm that I would bring to reading or writing a novel... »
Virginia Heffernan

 

Virginia Heffernan - The Digital Revolution

Tous droits réservésVirginia Heffernan, journaliste, tient la rubrique « The Medium », consacrée à la web culture, dans le New York Times Magazine. Dans son prochain livre, The Pleasures of the Internet, elle porte un regard d'esthète sur le web qu'elle considère comme une œuvre d'art collective, véhicule d'expériences sensorielles fortes. Son approche unique nous permet de mieux appréhender le potentiel culturel des nouvelles technologies.


"Now that you know I'm a bitter graduate student from the 90s, I'd start out with a quotation from Roland Barthes. Because, you know, we don't get enough Americans who talk too much about French theory anymore. So here's Barthes: "The psychotic lives in fear of a breakdown", "There are moments when a patient needs to be told that the breakdown, fear of which is wrecking his life, has already occurred." I think there's a breakdown - a catastrophe - in the culture that we have been fearing. And it has already occurred..."
Lire le texte de Virginia Heffernan
 

Virginia Heffernan - Interview de La Clé des langues

Tous droits réservésDans un entretien accordé à La Clé des langues, Virginia Heffernan évoque quelques conséquences de la révolution internet : l'évolution des pratiques de l'édition, les changements de comportements, les tensions entre anciens et modernes ou bien encore les perspectives ouvertes aux enseignants par les nouvelles technologies de l'information.




"I've been fooling around with the idea that there might be something called dialectical immaterialism, the opposite of Marxist dialectical materialism, where people like me who love technology believe that we are moving farther and farther away from heavy, dusty, expensive things like this into a world of almost pure abstraction and thought. But lately I realised that that revolution, the digital revolution, like Marxist revolution, might not be quite so smooth. There are always people who are interested in the sound of music on vinyl records, who are interested in the dusty smell of bindings on real books, who like the excitement of going to book stores and owning things..."
Regarder ou lire l'interview de Virginia Heffernan
 

Antonio A. Casilli - Bums, Bridges, and Primates

Tous droits réservésAntonio A. Casilli, sociologue, est chercheur au Centre Edgar-Morin de l'EHESS (Paris), où il enseigne la socio-anthropologie des usages numériques. Il vient de publier Les Liaisons numériques, ouvrage riche et surprenant qui met à mal le mythe de la réalité virtuelle désincarnée et désocialisante et montre qu'Internet offre des modalités neuves et fécondes du lien social.



"At the very origins of computer culture, we witness the emergence of the stereotype of the socially awkward computer hacker, isolated by the calculating machine which alienates him and keeps him apart from his peers. This characterization dates back to a time before the Web. In his Computer Power and Human Reason : From Judgement to Calculation (1976) Joseph Weizenbaum delivers us the portrayal of this subculture of compulsive computer programmer - or, as he liked to dub them, computer bums..."
Lire le texte d'Antonio A. Casilli
 

Dominique Cardon - Production de soi, distance à soi.

Tous droits réservésDominique Cardon, sociologue, est chercheur à Orange Labs et au Centre d'études des mouvements sociaux (EHESS). Dans La Démocratie Internet, ce spécialiste des usages des nouvelles technologies s'intéresse à la fonction politique du web, véritable laboratoire d'expériences démocratiques qui élargit formidablement l'espace public et renouvelle les possibilités de critique et d'action.



"Sur Internet, les individus s'adressent des signaux les uns aux autres afin d'exprimer et faire reconnaître leur singularité. Mais en élargissant considérablement le répertoire des signes servant à manifester leur identité (informations personnelles, statuts, photos, localisations, blagues, vidéos, récits d'activités etc.), les internautes ont aussi poussé à considérer ces signes de soi comme des contenus amateurs. Avec l'abaissement considérable des coûts et des barrières d'accès à la production de textes, de sons, d'images ou, dans une moindre mesure, de vidéos sur internet, tout un ensemble d'activités expressives destinées à communiquer, se montrer ou exposer ses passions entre dans le champ des pratiques amateurs..."
Lire le texte de Dominique Cardon
 
En partenariat avec la Villa Gillet


Institution incontournable de la scène culturelle à Lyon, la Villa Gillet donne voix à la pensée contemporaine et rassemble artistes, écrivains et chercheurs du monde entier pour nourrir une réflexion publique autour des questions de notre temps à l'occasion de conférences, débats, tables rondes, et lectures. Accéder au site de la Villa Gillet.

VillaVoice, le blog


Des interviews, des portraits d'auteurs et des textes inédits: Accéder au blog de la Villa Gillet.

 
 
mise à jour le 19 juin 2012
Créé le 21 février 2011
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues