Performance (Jay Gottlieb) En jouant, littéralement, avec la notion d'« affinités » et ses amples résonances, Jay Gottlieb a élaboré un programme constitué de morceaux des compositeurs desquels il se sent proche, en incorporant les relations variées que ces compositeurs ont avec leur matériau sonique.Il a créé, par exemple, une vaste sculpture de sons qui inclut des passages des dix symphonies de Mahler. Il jouera aussi des morceaux de Donatoni, qui montre comment les affinités peuvent être instables ; de Berio, qui joue brillamment avec le temps libre et le temps mesuré ; de Crumb, le transcendantaliste moderne américain, qui montre qu'il existe de l'unité dans la diversité ; d'Ohana, dont les contrepoints libres se déploient de manière organique et s'amalgament à loisir ; et de Mantovani enfin, qui, comme Mahler, allie la musique de concert la plus exigeante à des moments de pure exubérance.