Accès direct au contenu

 
Recherche
Retour rapide vers l'accueil

Virginia Woolf's short stories - Eléments de bibliographie

La critique sur les nouvelles de Virginia Woolf est assez abondante, mais éparpillée à travers diverses revues, ce qui la rend difficilement accessible. On ne recense à ce jour que deux collections d'articles consacrés exclusivement aux nouvelles de Virginia Woolf :

- BENZEL, Kathryn N. and Ruth HOBERMAN (eds.). Trespassing Boundaries. Virginia Woolf's Short Fiction. New York & Basingstoke: Palgrave Macmillan, 2004.
Cet ouvrage est téléchargeable gratuitement sur ebook3000.com.

- REYNIER, Christine (guest editor). Journal of the Short Story in English, numéro 50 (spring 2008), spécial Virginia Woolf. Angers : Presses de l'Université d'Angers, 2008
Lire la présentation de l'ouvrage sur La Clé (avec, en exclusivité, l'avant-propos de Christine Reynier).


A noter, également, deux études détaillées des nouvelles de Woolf :

- BALDWIN, Dean R. Virginia Woolf. A Study of the Short Fiction. Boston: Twayne Publishers, 1989.

- SKRBIC, Nena. Wild Outbursts of Freedom. Reading Virginia Woolf's Short Fiction. Westport, Connecticut; London; Praeger, 2004


Articles à lire sur le web



Virginia Woolf's ethics of the short story


Un article de Christine Reynier publié dans Etudes Anglaises 2007/1, Volume 60, p. 55-65.

A travers une analyse détaillée de trois essais de Virginia Woolf, "An Essay in Criticism", "The Russian Point of View" et "On Re-Reading Novels", Christine Reynier met au jour une théorie de la nouvelle selon Woolf, pour qui une bonne nouvelle doit respecter trois principes à la fois esthétiques et éthiques : l'impersonalité, la proportion et l'émotion.
URL : http://www.cairn.info/revue-etudes-anglaises-2007-1-p-55.htm


What "it" is about: The implicit in Virginia Woolf's short fictions


Un article d'Anne Besnault-Levita publié dans le Journal of the Short Story in English (40, Spring 2003).

Dans les nouvelles de Virginia Woolf, l'utilisation presque obsédante du pronom "it" ouvre, dans la surface trompeusement lisse et factuelle du texte, une brèche donnant accès à l'espace plus insondable de l'implicite. (...)
Ce que "it" signifie dans les nouvelles de Virginia Woolf semble d'abord correspondre à l'objet d'une quête acharnée : celle que mènent, au-delà des apparences, des faits et des mots, personnages et narrateurs. Mais au fur et à mesure que se dérobent la référence et le signifié du pronom dans les labyrinthes de la métaphore apparaît l'impossibilité de la quête en même temps que son illusoire intérêt herméneutique.
J'aimerais tenter d'analyser ici la manière dont un certain nombre d'outils critiques (ceux proposés, entre autres, par la linguistique, la rhétorique et la pragmatique) nous aident à mieux cerner la poétique Woolfienne de l'implicite. Je formulerai ainsi l'hypothèse que ce que "it" désigne est moins l'infinie réserve du sens littéraire que l'incontrôlable dimension implicite des langues naturelles et de toute forme de communication. (Source : site de la revue)
URL : http://jsse.revues.org/index300.html


The short story according to Woolf


Un article de Christine Reynier publié dans le Journal of the Short Story in English (41, Autumn 2003).

Cet article se propose de mettre en lumière la théoricienne de la nouvelle que fut Virginia Woolf, davantage connue pour sa fiction, que ce soient ses romans ou ses nouvelles. A partir de trois de ses essais - "An Essay in Criticism", "On Re-Reading Novels" et "The Russian Point of View " - nous montrerons que, de manière indirecte, à travers ses réflexions sur les nouvellistes que furent Anton Tchekhov, Guy de Maupassant, Gustave Flaubert, Katherine Mansfield ou Ernest Hemingway, Woolf définit le genre de la nouvelle comme un art de la proportion et de la perfection ainsi qu'un art de l'honnêteté. Loin d'impliquer uniquement un jugement moral, ce terme qui recouvre les notions d'ouverture, liberté et intensité que Virginia Woolf emploie dans un sens bien particulier, est doté par l'auteur d'une portée esthétique. Virginia Woolf élabore ainsi une théorie de la nouvelle originale qui présente ce genre comme une "fiction brève honnête" - ce qui sera ensuite confronté aux théories contemporaines de la nouvelle. (Source : site de la revue)
URL : http://jsse.revues.org/index307.html


Sexing the epiphany in "Moments of being", Woolf's nice little story about sapphism


Un article d'Annette Oxindine, publié dans le Journal of the Short Story in English (31, Autumn 1998).

Dans "Moments of Being: Slater's Pins Have  no Points", Virginia Woolf fait suivre "les instants d'existence" du titre de sa nouvelle, d'une phrase chargée de connotations d'homosexualité féminine. Cette association donne à entendre que les moments d'amour homosexuel, font partie intégrante des instant épihaniques de la nouvelle. Par sa brièveté d'un coté et sa nature sibylline de l'autre, l'épiphanie semble être le moyen privilégié chez Woolf pour véhiculer le désir homosexuel féminin. Cette nouvelle se développe autour d'une phrase ordinaire qui mène à une vision, elle-même conduisant à un baiser : la vue et le toucher y sont associés de manière à contourner le même problème que pose l'épiphanie : voir est-ce croire ? ou mieux, voir est-ce sentir ? Fanny Wilmot voit son professeur de piano, Julia Craye, ouvrir ses bras et l'embrasser, mais cet événement se passe-t-il réellement ? En étudiant des recoupements d'amour homosexuel féminin et de visions épiphaniques dans d'autres textes de Woolf côte à côte avec ceux manifestes dans la nouvelle, je soutiens que le regard érotique d'une femme pour une autre acquiert un statut de vision révélatrice dans la nouvelle "Moments of Being". (Source : site de la revue)
URL : http://jsse.revues.org/index160.html


Incidences de la dissidence chez Virginia Woolf : de la nouvelle aux panphlets


Un article de Jacques Sohier, publié dans le Journal of the Short Story in English(31, Autumn 1998).

This is a study based on the short-story "The Journal of Mistress Joan Martyn" and on the two pamphlets A Room Of One's Own   and Three Guineas. The short-story is read as symptomatic of a desire for a voice of one's own founded on an appropriation of women's history. In her pamphlets, Virginia Woolf delineates the consequences of the exclusion from the places of learning where the co-hearence of meaning induces bliss as well as gives means to fight the split of consciousness of the subject. In Three Guineas  her intense frustration and anger burst anew. V. Woolf reveals herself and speaks of a symbolic wound that she has never been able to heal. (Source : site de la revue)
URL : http://jsse.revues.org/index162.html


La chair de l'escargot


Un article de Jean-Jacques Lecercle, publié dans Théorie-Littérature-Enseignement, Figuralité et cognition, Presses universitaires de Vincennes, n° 9 (épuisé), Automne 1991, pp. 171-189.

Une analyse de la figure du chiasme dans Kew Gardens, mise en ligne sur La Clé des langues en décembre 2008 avec l'autorisation des Presses universitaires de Vincennes et de l'auteur.
Dans ce dossier

- NOUVEAU : "Virginia Woolf, théorie de l'impropre", un chapitre extrait de l'ouvrage de Frédéric Regard, L'Ecriture féminine en Angleterre (PUF, 2002).
- Biographie : l'article de Lyndall Gordon sur Virginia Woolf dans le Oxford Dictionary of National Biography.
- "Le modernisme", un article d'Anne Fauré
- "Virginia Woolf's short stories - éléments de bibliographie"
- "The 'obstinate resistance' of Woolf's short story", un article de Christine Reynier
- "La chair de l'escargot", un article de Jean-Jacques Lecercle
 
 
mise à jour le 6 mai 2009
Créé le 23 avril 2009
ISSN 2107-7029
DGESCO Clé des Langues